Balak: la bénédiction d’Israël est pérenne par Jean Schwarz – vidéo

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C’est une bien étrange visite que reçoit Balaam en cette fin d’après-midi. Une délégation, vient, de la part de Balak, roi de Moab, lui demander de maudire le peuple d’Israël. C’est que Balak, affolé à l’idée de voir les Hébreux passer sur son territoire, veut absolument les en empêcher.

Or il sait que Balaam possède un pouvoir surnaturel et il veut l’utiliser pour réaliser ses desseins.

Balaam cependant, qui croit en Dieu, demande à le consulter avant de se décider. II ne peut agir contre la volonté de l’Éternel ; il lui faut donc connaître celle-ci. Et l’Éternel lui fait savoir qu’il ne peut être question de maudire le peuple d’Israël puisque, de par la volonté de Dieu, il est béni.

Lorsque Balak insiste cependant, et envoie auprès de lui une délégation plus importante que la première fois, Balaam, sur le conseil de Dieu, accepte de se rendre chez le roi de Moab. Mais, au grand dam de Balak, malgré les promesses royales que celui-ci lui a faites et les honneurs dont il était prêt à le combler, Balaam refuse de maudire Israël. Bien au contraire, il ne peut qu’ajouter à plusieurs reprises ses bénédictions à celles que l’Eternel déjà a accordées aux Hébreux.

C’est que le peuple d’Israël a été choisi et distingué par Dieu en vue d’une mission bien précise parmi les autres peuples. Tant qu’il reste conscient de son rôle, tant qu’il reste fidèle à l’alliance contractée avec l’Eternel, il jouit, de son côté, de la bénédiction et de la protection divines. Personne, jamais, ne réussit à transformer celle-ci en malédiction, car l’Eternel fait tout pour s’y opposer.

Bien plus, dans toute la mesure où – tout comme le fit Balaam qui, de loin observa le peuple d’Israël sous différents angles – nos ennemis mêmes nous voient fidèles à Dieu et fidèles à nous-mêmes, ils sont contraints, en toute loyauté, de désarmer et d’ajouter leurs bénédictions à celles que l’Eternel déjà nous a octroyées.

Le choix du peuple d’Israël, opéré par Dieu en Egypte, puis confirmé au Sinaï, est irréversible:  » Dieu n’est point homme pour changer d’avis selon son humeur du jour  » (Nombres 23, 19). C’est pour toujours que, si nous le voulons, sa bénédiction nous est acquise.

LE RABBIN JEAN SCHWARZ

 

Au début de la Parasha (Perek 22, Passouk 6), Balak demande à Bil’am de maudire le peuple juif comme il est dit : מִמֶּנִּי ‏‏ ‏וְעַתָּה לְכָה־נָּא אָֽרָה־לִּי אֶת־הָעָם הַזֶּה כִּֽי־עָצוּם הוּא « Et maintenant, va donc, maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi…  »

 

* Le Midrash explique que Balak, roi  de Moab, détestait le peuple juif plus que tous les ennemis du peuple juif de l’époque !

 

– Comment est ce possible de donner au nom d’une Parasha de la Torah, le nom d’un « Goy » (non juif) ennemi juré d’Israël?

 

D’après la Si’ha 1 de la Parasha Balak du Rabbi de Loubavitch (extrait du Mayen ‘Haï))

 

Remarque :

 

Même la Parasha précédente se nomme « kora’h » qui était lui-même un juif qui a péché en se rebellant contre Moché et Aharon… Cependant il y’a une différence car Kor’ah était un juif et ses enfants sont revenus à la « Techouva » (se sont repentis)…

 

Nous verrons finalement que la Parasha Balak vient témoigner du niveau le plus élevé, de la transformation du mal en bien, de l’obscurité en lumière, de l’amertume en douceur…

 

En effet, le Machia’h sera issu de la royauté de David, c’est à dire un descendant de Balak, car le roi David est fils de Ichaï fils de Oved fils de Ruth la Moabite qui s’est converti (et a épousé Bo’az) et qui était elle-même une petite fille de Balak (roi de Moav).

 

à C’est pourquoi la Parasha a mérité ce nom de Balak pour nous enseigner qu’il est donné la force de transformer le mal en un bien aussi grand que celui de la Royauté de la maison de David et du Roi Machia’h…

C’est pourquoi spécialement dans cette Parasha a été retranscrite la prophétie de Machia’h, comme il est dit (Perek 24, Passouk 17) : כָּל־בְּנֵי־שֵֽׁת וְקָם שֵׁבֶט מִיִּשְׂרָאֵל וּמָחַץ פַּאֲתֵי מֹואָב וְקַרְקַר מִֽיַּעֲקֹב ‏ דָּרַךְ כֹּוכָב « une étoile va émaner de Yaakov (c.a.d le Roi David) et un bâton s’élèvera d’Israël, il écrasera les coins de Moab, il démolira les fils de Cheth (c.a.d que se dressera la nation d’Israël avec le Roi Machia’h pour écraser les ennemis d’Israël) »

 

à Le Rabbi explique que de cette remarque émanent 2 enseignements concrets pour nous tous :

 

1)      Si nous trébuchons dans une faute, ne tombons pas dans l’abandon! ne soyons pas désabusés ! parce que nous devons savoir que si même de Balak est sorti du bien, à plus forte raison de nous même JUIFS les enfants de « Hakadosh Baroukh Hou » et il est évident qu’il sortira du bien de nous… nous pouvons transformer le mal en bien, faire « Techouva » et revenir sur le droit chemin…

 

2)      Et à l’égard d’autrui, lorsque nous rencontrons un juif qui se conduit mal. et qui se retrouve dans une situation comme Balak il faudra se rappeler qu’il lui est donné la possibilité de transformer sa situation en bien et ne devons pas porter un jugement critique sans équivoque… et devons plutôt l’influencer, l’aider à retrouver son identité, réveiller son âme juive et savoir que la fin de tout juif est bien de faire Techouva…

Même y compris si il est vraiment détestable (à la lumière du « Tanya »), voir plus que Balak ! Car Balak lui n’était pas juif et n’était pas dépositaire d’une âme divine… (Comme le souligne l’« Admour Hazaken »)

 

Mais pour autant nous devons savoir que le potentiel de se juif peut à tout moment se réaliser (rapidement ou non) et que nous avons peut être une part dans cette réalisation… Alors, il nous faut à tout prix trouver cette part et s’impliquer pour l’amener vers un chemin meilleur afin  que tout les Bné Israël méritent la « Guéoula Bimhéra Beyaménou » (la délivrance rapidement) avec la venue de Machia’h ben David. Amen ! …

Yoel amar

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