Attaque de Marseille: le frère d’Ahmed H. est soupçonné de l’avoir radicalisé

0
60
Le cadet du tueur de la gare Saint-Charles est soupçonné de l’avoir radicalisé. Il a combattu dans les rangs de Daech par le passé, selon les autorités italiennes.

Le frère du tueur de Marseille, abattu le 1er septembre après avoir tué deux jeunes femmes, avait combattu en Syrie, révèlent ce lundi les autorités italiennes. Anis H., cadet d’Ahmed H., a été arrêté samedi en Italie. Il avait « un passé comme combattant étranger en Syrie », a déclaré lors d’une conférence de presse à Rome Claudio Galzerano, le chef de l’antiterrorisme international au sein de la police italienne.

Les enquêteurs français, qui essayent de comprendre comment le Tunisien de 29 ans en est arrivé à tuer, après avoir passé plusieurs mois sur le sol français, soupçonnent son cadet, Anis, de complicité dans l’assassinat des deux étudiantes.

Une demande d’extradition vers la France

« Une hypothèse encore à vérifier est que c’est lui qui a endoctriné son frère Ahmed et provoqué sa radicalisation », a souligné Lamberto Giannini, le chef de l’antiterrorisme italien. Le groupe terroriste État islamique a revendiqué le double meurtre de Marseille, mais les enquêteurs français n’ont jusqu’à présent rien trouvé qui puisse relier l’assaillant à l’organisation djihadiste.

L’exploitation de son téléphone portable, retrouvé sur les lieux de l’attaque a permis de découvrir la consultation sur Youtube de chants musulmans, les anasheeds, prisés des djihadistes de Daech. Mais cette découverte ne permet pas d’établir formellement un quelconque lien entre l’assaillant et le groupe terroriste.

Depuis son interpellation, samedi à Ferrare, au nord de Bologne, alors qu’il circulait à vélo, le frère du tueur ne s’est pas montré très coopératif. Il pourrait prochainement rejoindre l’Hexagone: la France a déjà engagé une demande d’extradition, et la procédure devrait être rapide.

Arrivé sur une embarcation de migrants

Dès le 3 octobre, les autorités françaises ont prévenu Rome de la possible présence de Anis H. en Italie quelques jours plus tôt. Le lendemain, la police italienne a eu la certitude de sa présence en Ligurie et a décidé de l’interpeller. Avant cela, la seule trace d’Anis H. sur la péninsule italienne remontait à 2014, quand il est arrivé sur une embarcation de migrants. Il avait alors été renvoyé directement en Tunisie, comme l’Italie a désormais l’habitude de le faire avec la quasi-totalité des Tunisiens débarquant sur ses côtes.

L’aîné d’Anis H. a tué deux jeunes femmes à la Gare Saint-Charles de Marseille, avant d’être abattu par la police. Il avait vécu plusieurs années à Aprilia, au sud de Rome, où il avait laissé le souvenir d’un homme ayant surtout des problèmes d’alcool et de drogue.

lexpress.fr 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here