Young Perez : la polémique autour du film.

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Victor Young Perez, un détournement de boxeur.
On a réécrit l’histoire du champion juif tunisien assassiné à Auschwitz.Avertissement : : Voici comment André Nahum résume la genèse de son ouvrage :

Etant gosse, j’ai connu Young Perez et j’ai écrit mon livre parce qu’un
jour à ma consultation, est venue une dame qui m’a dit ” Docteur, je ne viens pas pour une consultation. Je suis la soeur du boxeur Young Perez et comme vous avez écrit des livres, je voudrais que vous écriviez sur mon frère pour rappeler ce qu’il a été, vraiment“.

Ce livre est donc une exigence, comme une prière, un lien ténu qui nous relie, une conversation intime entre le monde des morts et des vivants, sans compromis avec le présent, pour témoigner de ce que fut l’homme.

De ce livre, d’abord publié sous une première mouture, en 2002, et republié en librairie, ce 25 novembre 2013, est sorti une fiction, dont la fille d’André, Maya expose les travers… Lorsque vous vous rendez sur Wikipédia Article original, au nom de Victor Young Perez, 97 des 106 citations ayant servi à présenter la trajectoire tragique de cet homme sont tout droit sorties du travail original d’André Nahum. Le film n’en est qu’une pâle copie et un détournement de témoignage, dont l’interdit est pourtant, marqué dans le Judaïsme. Nous souhaitons, à JForum Article original, que le maximum de gens épris de vérité, se rapportent à l’ouvrage et ne se laissent pas abuser par la facilité. Ce film que vous verrez, sans doute, reste une fiction. Si l’auteur avait un message de paix à délivrer, il ne pouvait le faire au détriment de la simple vérité historique. D’abord vient l’exigence de vérité entre les êtres.

De là seulement, naît l’espérance du Shalom.

Quatre boules de cuir“, d’André Nahum est réédité sous le titre : Young Perez Champion, de Tunis à Auschwitz, éditions Télémaque. En librairie le 25 novembre.

M.B pour Jforum.fr

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Le film… et ses scories

Tunis 1911, Auschwitz, 1945. Deux dates, deux lieux qui résument le destin de Victor Young Perez, le plus jeune champion du monde poids mouche de l’histoire de la boxe, encore aujourd’hui.

Il existe très peu d’écrits sur Young. Le livre « référence » est celui d’André Nahum, mon père (sur Wikipedia, à la rubrique Young Perez, on dénombre 106 notes, dont 97 sur le livre d’André Nahum). André Nahum, ancien médecin à Sarcelles, était hanté depuis l’enfance par le champion oublié. Il s’est battu pour sa mémoire et a passé vingt ans de sa vie à faire des recherches dans la presse sportive, auprès de ses vieux patients, de Margaux et Benjamin Perez, la sœur et le frère, etc. En un mot, il a élevé ses enfants avec la figure de Young comme s’il faisait partie de la famille.

Young Perez, c’est l’histoire d’un gosse de la Hara, pauvre ghetto juif de Tunis. Belle gueule, farceur, bagarreur, un peu voyou, écolier buissonnier de l’Alliance israélite, Victor a une passion, la boxe. À cette époque, le noble art fait rêver la rue comme le foot aujourd’hui. Victor et sa bande de copains parviennent à intégrer une salle d’entraînement grâce à la générosité d’un mécène de la communauté. Très vite, il est repéré comme le plus prometteur. Petit, léger, souple il est d’une rapidité époustouflante et son jeu de jambes devient vite unique.

Il remporte le titre mondial contre Franckie Genaro à Paris en 1931, à 20 ans. 5 petites minutes d’un combat victorieux le propulsent vers la gloire.

Young, soudain riche et célèbre, croule sous les invitations dans le beau monde. La star du moment, c’est lui. Ces années 30 sont folles de jazz, de boites de nuit, de jolies filles, de jolis garçons et de boxe. Pas un jour sans combat. Le tout-Paris des Arts et des lettres remplit les salles de boxe. On y croise Cocteau, qui soutient le grand Al Brown, ou Joséphine Baker, pour ne citer qu’eux. Dans cette ambiance vertigineuse, le jeune juif tunisien rencontre une starlette débutante, de deux ans son aînée, l’adorable Mireille Balin. Ils deviennent amants. On les voit partout ensemble.Young la couvre de cadeaux somptueux. Il gâte pareillement ses parents et son entourage. Il n’oublie pas d’où il vient. Il ne refuse rien à personne. Un cœur gros comme ça. L’argent doit profiter à ceux qui en ont besoin et même si certains exagèrent, il s’en fiche. Mireille tire profit des projecteurs sur Young, elle se montre, fait sa pub, dirait-on maintenant. Elle est élégante, éduquée, et sophistiquée. Tout la sépare de son amoureux : le milieu social, la culture, la religion. L’époque n’est pas à la mixité. Elle se lasse, s’éloigne de Young peu à peu, tourne et monte à son tour vers les sommets. Il en souffre atrocement, la poursuit, prend du poids, se laisse aller, et perd son titre mondial.

Les fidèles copains l’entourent, mais beaucoup sont rentrés chez eux, dont le grand frère, Benjamin, boxeur lui aussi qui choisit la raison et s’en va ouvrir un commerce à Tunis. L’époque s’est durcie. L’heure est à la haine des Juifs. Young devrait rentrer à Tunis, mais il n’écoute personne. Il croit que rien ne peut lui arriver, à lui, le champion du monde. Il va se refaire et conquérir à nouveau sa belle Mireille, il en est sûr. Inconscient ou naïf, il acceptera un combat à Berlin en 1938. Il y vit l’horreur de l’humiliation et de la peur.

De son coté, Mireille , après une passion torride avec Tino Rossi est à présent au bras d’un bel officier allemand. Elle paiera cher cet amour, sera arrêtée et violée à la fin de la guerre. Young Perez est arrêté en septembre 1943. Embarqué à Drancy, puis déporté à Auschwitz et assassiné. Que s’est-il passé ? Qui l’a dénoncé ? Des témoins ont émis des hypothèses. On ne saura jamais.

Comment M. Ouaniche a-t-il rendu ce matériau extraordinaire dans son film ? On ne retrouve rien. Le film tient tout entier dans le dernier combat de Young contre un allemand à Auschwitz. Une séquence très longue, où le boxeur Brahim Asloum donne le meilleur de lui-même. Asloum fait le boulot comme personne, il boxe. Le choix de faire jouer Young Perez par Brahim Asloum, champion du monde comme lui est la grande trouvaille du réalisateur.

Sinon ?

Quoi de la Hara de Tunis dans les années 20 ? De l’ambiance décrite pourtant dans tellement d’ouvrages (très bizarre, l’accent parisien des copains de Young dans les ruelles du ghetto! L’accent tune, c’est quand même typique). Quoi du Paris des années 30 que Young va découvrir dans sa nouvelle vie de champion ? (quelle lourdeur, cette scène sensée nous montrer ses conquêtes, où l’on voit Young dans le tourniquet d’un palace au bras d’une nouvelle femme à chaque sortie du tourniquet!)

Quoi de son retour triomphal à Tunis, en héros, retour pourtant historique ? De l’accueil national ? De la fierté de la Hara ? De la générosité légendaire de Young pour son ghetto? Rien. Pourquoi le choix de cette actrice qui joue Mireille avec un fort accent italien ? Pourquoi son frère Benjamin à Auschwitz alors que dans la réalité, il était à Tunis et n’a jamais été déporté ? (cette invention donne lieu à des scènes de mélo fraternel digne d’un soap opera!) Parce que c’est de la fiction ? Et que la fiction a tous les droits ? C’est vrai.

Mais notre droit est d’écrire que le Young du film n’a pas grand-chose à voir avec le vrai Young Perez. La production n’avait pas les droits du livre d’André Nahum (il les a vendus à un autre producteur). Or comment écrire l’histoire de Young en ignorant le seul récit existant, de crainte d’être accusé de plagiat ? Pas d’autre choix que de suivre la trame de ce récit mais en le vidant de sa substance, en inventant des anecdotes, en changeant même l’histoire de Benjamin, mais aussi en transformant l’Histoire.

Le résumé annonce le récit de « la jeunesse insouciante (de Young) à Tunis avec Rachid, Maxo et Benjamin ». Or, comme dans toutes les bandes du ghetto, au côté de Young, les gosses étaient juifs. À cette époque, il y avait peu d’interférences entre les communautés en dehors des relations professionnelles. Chacune vivait cloisonnée.

Que dire aussi de cette assemblée d’hommes en seroual et chéchias, manifestement tous musulmans, acclamant Young au début du film ? Pourquoi donner une image aussi simple d’une société bien plus complexe, à l’ombre du drapeau français ?

C’est vrai, c’est une fiction. L’artiste a tous les droits, jusqu’au détournement de boxeur. Mais cette vision liftée du passé ne fera pas avancer la paix. Elle fausse le jeu, entre Juifs et Arabes liés par une Histoire plus que complexe.

Quatre boules de cuir, d’André Nahum est réédité sous le titre : Young Perez Champion, de Tunis à Auschwitz, éditions Télémaque. En librairie le 25 novembre. ↩


Par Maya Nahum

Publié le 20 novembre 2013 à 17:23

causeur.fr Article original

1 COMMENT

  1. {{@rafraf}}

    {{Si tu n’es pas au courant je te précise que Young Pérez a étudié à l’alliance israélite et il était un bon Juif comme tous ceux de la Hafsia}} .

    {{N’hésite pas à poser des questions quand tu n’es pas au courant on éclairera ta lanterne . Quant à tes leçons de judaïsme tu as mal choisi le sujet . Ce n’est pas en crachant sur l’un des nôtres qui a fini dans un camp d’extermination que tu en sortiras grandi .}}

  2. Pourquoi un film sur un juif comme “ca” ??

    “Il remporte le titre mondial contre Franckie Genaro à Paris en 1931, à 20 ans. 5 petites minutes d’un combat victorieux le propulsent vers la gloire.

    Young, soudain riche et célèbre, croule sous les invitations dans le beau monde. La star du moment, c’est lui. Ces années 30 sont folles de jazz, de boites de nuit, de jolies filles, de jolis garçons et de boxe. Pas un jour sans combat. Le tout-Paris des Arts et des lettres remplit les salles de boxe. On y croise Cocteau, qui soutient le grand Al Brown, ou Joséphine Baker, pour ne citer qu’eux. Dans cette ambiance vertigineuse, le jeune juif tunisien rencontre une starlette débutante, de deux ans son aînée, l’adorable Mireille Balin. Ils deviennent amants. On les voit partout ensemble.Young la couvre de cadeaux somptueux. Il gâte pareillement ses parents et son entourage. Il n’oublie pas d’où il vient. Il ne refuse rien à personne. Un cœur gros comme ça. L’argent doit profiter à ceux qui en ont besoin et même si certains exagèrent, il s’en fiche. Mireille tire profit des projecteurs sur Young, elle se montre, fait sa pub, dirait-on maintenant. Elle est élégante, éduquée, et sophistiquée. Tout la sépare de son amoureux : le milieu social, la culture, la religion. L’époque n’est pas à la mixité. Elle se lasse, s’éloigne de Young peu à peu, tourne et monte à son tour vers les sommets. Il en souffre atrocement, la poursuit, prend du poids, se laisse aller, et perd son titre mondial.”

    Des juifs comme ça y en a partout …

    Par contre un film sur des rabbanim qui suivent tora et mitsvot ça, ça serait intéressant !!!!

  3. Bonsoir Désirée ,

    Je viens à l’instant de prendre connaissance de votre message qui m’a beaucoup ému . Nous pouvons remercier JForum qui nous donne l’occasion d’être lus par des personnes dont on ne pouvait jamais imaginer être un jour en contact . Vraiment tous ces messages me touchent énormément .

    Oui j’ai connu Simon que Joe considérait comme son propre fils . A ce sujet je me souviens trés bien que c’est Simon qui nous entrainait à la culture physique quand Joe était occupé avec d’autres boxeurs et il le faisait avec gentillesse et professionnalisme . Je vais vous faire rire Chère Désirée , quand je croisais Simon à l’Avenue de Paris je le reconnaissais de loin par sa démarche si particulière et quand on se croisait il levait la main pour me saluer . Toujours cette modestie et gentillesse , la qualité des grands . Félix était différent mais de la même trempe , ceux issus de la Hafsia et qui ont réussi à la force de
    leurs poings .

    Simon et Félix étaient la fierté de toute la jeunesse Juive de Tunis . On opposait Félix le bagarreur au styliste et puriste Simon non moins efficace .
    Ma mémoire est un peu vague , mais je crois me souvenir qu’il se trouvait dans la salle une mezzanine qui faisait usage de ring où l’on jouait au volley Ball . Parfois Simon me proposait de croiser les gants avec lui , il souhaitait nous donner le goût de la boxe , toujours ce souci d’apporter son savoir aux plus jeunes ( j’avais 15 ou 16 ans à l’époque ) .

    Voilà ma Chère Désirée les quelques souvenirs qui me restent encore
    et que j’ai beaucoup de plaisir à évoquer avec vous comme avec Victor . Ces messages m’ont touchés énormément car je ne m’y attendais pas du tout .

    Je suis disponible et toujours à votre écoute pour toute action que vous souhaiteriez mener en faveur du souvenir de nos Chers amis Simon , Félix et tous les autres , surtout les Ould el Houmma de la Hafsia ( gamins de la rue de la Hafsia ) .

    Mêm si j’habitais La Fayette ma jeunesse n’avait rien de différent de ces gamins dont j’étais proche . Qui n’avait pas de la famille ou des proches qui habitaient la Hara comme la rue des Glacières où vivait ma tante en face de Métropole FF . Qui n’ a pas connu les grillades de Lalou et les bani bani ( pétards) du commerçant Brami .

    Recevez ma Chère Désirée toutes mes amitiés que j’avais pour votre Cher Simon et qui demeurera à jamais dans notre coeur comme tous.

    Merci encore à JForum à qui nous devons l’évocation de tous ces souvenirs .

  4. Bonsoir Armand, grâce à Victor Guez (appelé Papy par feu son père) Joë Guez qui fut le père spirituel et l’entraineur de mon époux Simon Bellaiche., je découvre ‘article et vos commentaires.
    Je vous remercie d’avoir rappelé à la mémoire des lecteurs Simon , né à la hafsia, et qui a porté les couleurs de la Tunisie, son pays natal, haut tout au long de sa carrière. Joë Guez a fait de Simon l’homme qu’il a été, honnête ,courageux, fidèle aux valeurs et traditions. Je possède tous les courriers que, papa Joë comme Simon l’appelait,, envoyait pour le conseiller, le suivre, lui prodiguer encouragements et affection. Hélas Joë Guez est décédé trop tôt et la carrière de Simon s’est étiolée par la suite. Simon a ,comme certains boxeurs été malade (mohamed ali Cassius Clay, Alphonse Halimi …) et cette maladie de parkinson lui a fait perdre son dernier combat en juillet 2011. Un livre relatant sa carrière et la vie dans ce ghetto de la hafsia a été edité en 2009, il est actuellement en réedition: LE DESTIN D UN CHAMPION, Simon Bellaiche le boxeur ,que j’ai personnellement écrit pendant sa maladie et avant que la mémoire ne lui fasse défaut.
    Je n’ai pas encore vu le film malgré les invitations que mes amis m’ont fait parvenir, mais la lecture de cet article me laisse pensive!!!.
    Il me semble au vu, lu etc… nécessaire de rétablir la vérité et surtout de travailler afin que l’on rebaptise en Tunisie le stade d’el menzah qui portait le nom de Young Perez, de préciser que Young bénéficiait de la nationalité tunisienne.
    Humblement, je lance un message afin qu’il soit entendu par une âme “charitable” qui pourrait mettre à l’honneur Monsieur Joë Guez et les poulains de son écurie, issus pour la majorité de la hafsia, et lancer le projet d’un film qui pourrait raconter la vie de ces jeunes à travers ce noble art. Victor guez détient des films, des photos, des découpures de journaux, etc.. Sylvain Bitan et Claude Sitbon détiennent (que Dieu les bénisse) la mémoire et des éléments, et pour ma part des journaux, courriers ,photos sur Simon et d’autres boxeurs….. merci de m’avoir lue. Désirée BELLAICHE

  5. {{Moi j’aime les gens simples qui n’ont pas la grosse tête .}}

    {{En effet , la modestie n’appartient qu’aux plus grands}}

  6. Je viens de répondre au CRIF suite à son article – c’est un peu tard j’en conviens – mais cela valait la peine. À vous de faire entendre vos voix aux adresse, site et téléphone et fax en bas de la page.

    Au CRIF: Informez-vous avant de soutenir n’importe quoi et surtout évitez de reprendre: le “Juif arabe”? Pourquoi pas les” Français ou Italiens arabes” tant que vous y êtes?
    ——————

    “Le Camp des Milles organise l’avant-première de « Victor Young Perez »”

    À l’occasion de la sortie du film Victor “Young” Perez de Jacques Ouaniche, la Fondation du Camp des Milles- Mémoire et Education et le Cinéma Cézanne organisent une avant-première mardi 19 novembre 2013 à 20h au Cinéma Cézanne à Aix-en-Provence.

    Après la projection, Alain Chouraqui, Président de la Fondation du Camp des Milles, directeur de recherche au CNRS, animera une discussion en présence de Serge Pautot, (Président de la ligue Nationale de Boxe professionnelle) et de Robert Mizrahi (enfant caché durant la Seconde Guerre mondiale et ancien président de Yad Vashem France).

    Les dérives racistes ou antisémites sont autour de nous : les valeurs du sport ne devraient-elles pas le mettre à l’abri de ce fléau et au contraire aider à lutter contre celui-ci ?

    Synopsis du film : Victor Young Perez, 136 combats, 91 victoires dont 27 par KO, Champion du monde des poids mouches, est sur le ring. Auschwitz, 1944, en face de lui Kurtz, le soldat allemand : 20 centimètres et 20 kilos de plus que lui. Épuisé, mais encouragé par son frère, déporté lui aussi, et par des milliers de regards muets, ce petit juif arabe tiendra tête durant quinze rounds.

    Le nombre de places étant limité, Il est recommandé de réserver au plus tôt.

    Réservation, informations et tarifs : http://www.lescinemasaixois.com/evenement/victor-young-perez

    Fondation du Camp des Milles – Mémoire et Éducation

    40 chemin de la Badesse – CS 50642

    13547 Aix-en-Provence Cedex 4

    Tél. : + 33 (0) 4 42 39 17 11 – Fax : + 33 (0) 4 42 24 34 68

    http://www.campdesmilles.org
    CRIF

  7. {{Bonjour Loutchia non je n’ai pas de frère au nom de Sidney mais un cousin éloigné qui habite Nice et qui est ( je crois ) dentiste . Je ne l’ai pas vu depuis 1961 date de mon départ de Tunis .}}

    {{Vous le connaissez ?}}

    {{Shabbath Shalom ma Chère Loutchia .}}

  8. Madame, je ne crois pas qu’au nom de la fiction on ait tous les droits! Car au vu de ce que vous écrivez je ne crois pas qu’il ait ce droit. Dans une fiction on ne titre pas ” Inspiré d’une histoire vraie” et mentionnant le nom? Dans ce cas on avertit qu’il s’agit d’une” histoire romancée de la vie de…..” Donc, Ouaniche, a signé ce film comme était une histoire VRAIE et non une FICTION.

    J’estime que quelqu’un de sa famille devrait intervenir pour le dénoncer auprès des Tribunaux ou même la signataire de cette mise en garde.

  9. {{Victor toi seul pourrait me répondre à une question que je me suis toujours posé .}}

    {{Comme j’étais sportif ton père m’avait proposé de faire de la boxe . J’avais refusé parce que je pratiquais d’autres sports et surtout parce que j’avais appris que pour avoir le nez cassé ton père balançait le sac sur le nez .}}

    {{C’est vrai cette histoire ou une invention ?}}

    {{Il faut dire que ce ” détail ” m’avait fait aussi réfléchir}} .

  10. Bonsoir Victor ,

    C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai lu ton message . J’ai connu ton père comme beaucoup de ma génération .

    C’était un homme formidable et trés respecté qui a fabriqué beaucoup de Champions en dehors de Young Pérez que seul Monsieur Nahum peut nous faire connaitre à travers son livre et toutes ses connaissances .

    En ce qui me concerne j’allais tout simplement m’entrainer à la salle de la rue de Loire pour faire de la culture physique car à cette époque je pratiquais principalement deux sports : l’Athlétisme et le Hand Ball mon ami Sylvain qui est intervenu sur notre site le sait .

    Bien sûr inévitablement on croisait tous les boxeurs qui étaient entrainés par ton père comme Simon Bellaïche et Félix Brami et les deux frères , deux costauds ( leur nom m’échappe ) . Je n’ai revu Félix Brami que fin des années 80 , début des années 90 dans son bar qu’il gérait Boulevard Voltaire ou de la République , ma mémoire flanche ( c’est la jeunesse ) .

    Voilà mon Cher Victor j’espère que tu as eu du plaisir à ce que je te raconte ces petites anecdotes en souvenir de ton père ce grand Monsieur aimé et respecté par tout le monde .

    Bien sûr tu peux m’écrire quand tu le souhaites . J’autorise JForum à te communiquer mon adresse email .

    Ceci dit tu peux toujours venir nous saluer ici , ce serait un grand plaisir non seulement pour mais pour nous tous toi le fils du grand Joe Guez .

    Amitiés .

    Armand .

  11. Cher Sylvain ,

    J’attends toujours ta réponse sur Harissa.com

    Voici le message que tu m’avais adressé le 25 Nov 2010 et ma réponse .

    Re: Henri BOUTBOUL
    Auteur: syl75003 (IP enregistrée)
    Date: 25 November 2010, 16:48

    Es tu Armand MARUANI du Club Sportif des Cheminots de Tunis ?
    Si c’est le cas, je suis Sylvain BITAN du même Club et du quartier Lafayette et l’on se connait bien.
    A bientôt.

    SYLVAIN.

    http://harissa.com/forums/read.php?46,31915

    Ma réponse :

    Re: Henri BOUTBOUL
    Auteur: bouscoutou (IP enregistrée)
    Date: 25 November 2010, 18:55

    Bonjour Sylvain, Eh oui mon pote je suis Armand que tu connais . Nous nous sommes déjà vus à Paris ,te souviens tu ? Tu as la vie longue car j’ai raconté une anecdote récemment lors d’une de mes interventions sur JSSNEWS et le lien est “La Turquie ne protège plus les touristes sur la plage”. Te souviens tu quand tu as été aux J.O de Rome tu m’avais envoyé une carte du Colisée? Puis tu m’avais raconté que tu avais croisé la délégation Israelienne et que tu avais eu un pincement au coeur. Tous les Juifs étions fiers de toi et je ne pense pas me tromper en avançant que tu as eu l’honneur d’être le porte drapeau de la délégation Tunisienne. Ce geste avait été apprécié à l’époque car tu étais le seul Juif de la délégation. Je me souviens aussi qu’après un entraînement de nuit avec toi et Marco Guetta , en été 60 je crois, tu nous avais retenu pour passer le Chabbat chez toi à Lafayette . J’espère avoir le plaisir de te revoir mon Cher Sylvain , maintenant que nous sommes des retraités et qu’une une vie est passée.

    Tu me reconnaitras j’espère sur la photo . (où il y a la croix )

    Comme tu le vois mon Cher Sylvain je n’ai pas changé de nom , je m’appelle toujours Armand Maruani , le même qui t’avait répondu sur Harissa.com /

  12. Cher {{Armand Maruani}},
    je ne crois pas te connaître mais je te remercie vivement d’avoir cité mon père Joë, qui s’il ne l’a pas suivi en France a bien été à l’origine de la découverte de Young.

    Maya, comme lors de la commémoration qui eut lieu un mois de janvier au mémorial de la Shoah à Paris, oublie que, s’il est vrai que le livre écrit par son grand père André est lui même romancé comme l’a très bien dit l’auteur (j’ai une longue vidéo là-dessus) mais c’est le privilège du romancier. Pourtant il est vrai André NAHUM est celui qui a fait une véritable biographie de Victor PEREZ.

    Il est toujours difficile de coller à la vérité lorsque l’on fait un film.

    Il suffit de demander à (Henri) Serge Moati dont les films étonnent ceux qui ont vécu les faits qu’il met en images.

    J’aimerai communiquer en privé avec toi. J’habite en Touraine.Je suis né en 34.

  13. J’ai bien connu Simon Bellaiche, décédé malheureusement depuis peu …. nous avons participé à de nombreuses compétitions internationales ensemble, lui en Boxe bien entendu et moi en Athlétisme ( saut en Hauteur ) et par ailleurs nos femmes respectives sont cousines et nées à Nabeul..
    Ce que je garde comme souvenir de ce magnifique Champion c’est sont extrême gentillesse dans la vie et un Artiste sur le ring !!!
    Félix Brami un timide dans la vie mais …. un fauve sur le ring !!!! Il avait la classe Internationale mais sa naturalisation Française tardive l’a empêché de disputer un Titre Mondial, mais dans les classements internationaux il était régulièrement dans les 10 meilleurs de sa catégorie !!! Autre coïncidence, il a épousé une de mes cousines par alliance !!!
    Pour terminer cette séquence boxe, mon père était boxeur amateur et avait battu le Champion de France Militaire. Je me souviens qu’il me parlait souvent de Victor Young Pérez …. dont un Stade portait son nom à l’Ariana, une banlieue proche de Tunis.
    Une dernière remarque ces 3 boxeurs Simon Bellaiche, Félix Brami et mon père sont nés …. dans le quartier de la Hafsia …… comme Young Pérez !!!!
    Sylvain Bitan né au Quartier Lafayette de Tunis….. mais fier d’avoir eu un père né à la Hafsia !!!!

  14. {{Tu as raison rahm , Max Cohen a été un grand champion trés courageux . Par la suite il avait pris un bar rue Berger si j’ai bonne mémoire.}}

    {{Quant à Sydney nous nous connaissions depuis Tunis quand nous étions gamins . Il était réputé dans le milieux de la boxe et sur les champs de course . Belmondo qui aimait comme le sait ce sport , l’appréciait en tant que connaisseur . Il l’a d’ailleurs fait tourné dans un de ses films lui offrant un rôle de figurant . Un personnage trés sympathique .}}

    {{Comme on dit chez nous : ” ya Hasra ” ( ” c’était le bon temps ” )}} .

  15. hey hey hey !!
    vous avez oublier max nessim cohen 1grand pote a nous et felix brami aussi ,
    mon cousin faisait partie de la bande de brami,max cohen lui vou vous rappeler
    contre boutier ,et quand brami a perdu contre le latino quelle belle baguare
    dans le ring jy etait et notre fameux Sidney !attaque attaque attaque!,
    ye hassra la belle époque ,,quelle belle histoire notre perez j`etais trop jeune ,

  16. {{Bonjour Marc ,}}

    {{C’est vrai que nous étions fiers de tous ces grands champions Juifs qui ont représenté la France .
    La plupart étaient issus des quartiers pauvres .}}

    {{J’ai vu boxer Halimi au palais de la Foire de Tunis contre un certain Renard ( un belge si j’ai bonne mémoire ) devant une colonie Juive hystérique . Je n’ai jamais vu une telle ambiance .}}

    {{Je vous adresse une photo d’Halimi prise à la patisserie Chelly avenue de Paris prise le jour de ce fameux combat .}}

    {{Bonne journée Marc}}

    http://archive.is/cgsfJ

  17. J’ai grandi à l’ombre du portrait d’Alphonse Halimi, copain de régiment de mon père, qui lui, venait de l’autre côté du continent. J’imagine assez l’espoir galvanisant que représentaient tous ces champions et le sain retour d’orgueil qu’ils ont pu susciter, avant et dans l’après immédiat de la guerre, les pertes incommensurables et l’humiliation du marquage à l’étoile. Ils étaient notre fierté.

  18. {{Merci à Maya pour toutes ces précisions . Il est bon de rappeler à notre souvenir ce grand champion qu’était Young Perez .}}

    {{Une pensée aussi au grand Joe Guez son entraineur .}}

    {{Il ( YP ) était la fierté non seulement du quartier de la Hafsia mais de toute la communauté Juive comme le furent aprés guerre en Algérie le Bônois Robert Cohen et le Constantinois Alphonse Halimi .}}

    {{La Hara , dont était issu Young Perez , a forgé plusieurs champions tels Simon Bellaïche et Félix Brami .
    Dans ce ghetto on existait souvent qu’avec son poing et son courage
    seules richesses des plus démunis au grand coeur .}}

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