VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME DANS LA NOUVELLE LYBIE

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Les espoirs pour une nouvelle Libye sont « mis en péril » par les violations de droits de l’homme commises par des milices d’ex-rebelles en « toute impunité », déplore jeudi 16 février Amnesty International (AI), alors que le pays s’apprête à fêter le premier anniversaire de la révolution. »Il y a un an, les Libyens ont risqué leur vie pour réclamer justice. Aujourd’hui, leurs espoirs sont mis en péril par des milices armées sans foi ni loi qui foulent aux pieds les droits de l’homme en toute impunité », estime Donatella Rovera, conseillère spéciale d’AI chargée des crises et des conflits.

Mme Rovera présentait le rapport de son organisation sur la Libye intitulé « Les Milices menacent les espoirs pour une nouvelle Libye », publié un an après le début de l’insurrection qui a fait tomber le régime du dictateur Mouammar Kadhafi.

« GRAVES ABUS »

Elle appelle à des enquêtes sur les « graves abus », y compris « des crimes de guerre commis par ces milices contre des partisans présumés de Mouammar Kadhafi, affirmant que des « personnes étaient détenues illégalement et torturées, parfois jusqu’à la mort ». « Migrants et réfugiés africains ont également été pris pour cible et des représailles ont été menées, déplaçant de force des communautés entières », selon le rapport, qui cite notamment les habitants de Touarga, au sud de Misrata.

« La plupart des milices en Libye sont hors de contrôle et l’impunité généralisée dont elles jouissent ne fait qu’encourager de nouvelles violences et perpétue l’instabilité et l’insécurité dans le pays », a déclaré Mme Rovera.

En janvier et début février, des délégués d’Amnesty se sont rendus dans onze centres de détention contrôlés par les ex-rebelles dans le centre et l’ouest de la Libye et dans dix d’entre eux, « les détenus ont indiqué qu’ils avaient été torturés ou maltraités sur place », a-t-elle ajouté. « Ces prisonniers ont montré à Amnesty International des blessures résultant de mauvais traitement récents.

 » Plusieurs d’entre eux ont indiqué avoir avoué des crimes de viols ou de meurtre qu’ils n’avaient pas commis, « juste pour mettre fin à la torture », a-t-elle poursuivi. « Au moins douze personnes détenues par les milices ont trouvé la mort depuis septembre, après avoir été torturées. Leurs corps étaient couverts d’ecchymoses, plaies et coupures, et certains avaient les ongles arrachés », ajoute Amnesty.

Source Le Monde.fr Article original

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