Une situation financière difficile et occultée

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Le programme du Président de tous les Consistoires promettait en 2005 des « solutions urgentes et concrètes » pour améliorer la situation financière de l’ACIP, et notamment de « nouvelles méthodes de gestion », une « politique ambitieuse concernant les legs », la « création d’un comité de grands donateurs », la création d’un « poste de bénévole pour la gestion financière des avoirs de l’ACIP », et surtout une « rigueur » et une « transparence » dans la gestion du Consistoire.

Là comme ailleurs, ces promesses n’ont jamais vu le jour, et la situation des finances du Consistoire de Paris est difficile et occultée.

Durant les huit années de la mandature écoulées, le déficit cumulé du Consistoire de Paris a atteint 10 millions d’euros ! Un chiffre qui se passe de tout commentaire. Et il a fallu puiser profondément dans les réserves de l’institution pour financer ces déficits abyssaux, des réserves qui ont fondu comme neige au soleil.

Récemment encore, des décisions relatives à la Cacherout ont entrainé en 2013 une forte chute des recettes du Consistoire. On parle d’un manque à gagner de l’ordre de 250 000 €. Le secret de ces difficultés financières et de ses conséquences potentielles sur l’Institution et sur la communauté est jalousement gardé par le Président de tous les Consistoires, jusqu’aux Trésorier, secrétaire rapporteur et administrateurs qui ne sont informés de rien.

Un généreux fidèle, qui sort son carnet de chèque au dernier moment, comble intégralement le trou et permet à l’Institution d’éviter le pire. Mais au lieu de se prévaloir d’avoir réussi à sauver la situation, ce qui aurait après tout été légitime, le Président de tous les Consistoires s’enfonce dans le mystère et les secrets quant à la nature exacte de ce geste. Le Conseil d’Administration du Consistoire de Paris du 2 septembre va alors apporter son lot de révélations et de zones d’ombre. Dans la matinée, le Trésorier découvre qu’aucun reçu CERFA n’a été délivré à l’attention du mécène…car il s’agirait d’un prêt et non d’un don… ! Au cours du Conseil, il est question de la signature d’une reconnaissance de dette. Certains administrateurs demandent des précisions sur ce texte, et en demandent copie. La confusion est totale lorsque, le Président de tous les Consistoires, répondant à la question qui lui était posée de savoir s’il avait ou non signé ce fameux protocole mystérieux, déclare qu’il ne « s’en souvenait plus…croit se souvenir avoir peut être signé quelque chose…mais n’est plus très sûr… ». Le Président de tous les Consistoires ne se souvient plus avoir signé une reconnaissance de dette de 260 000€, sans information du Trésorier ni consultation des administrateurs… ! Le protocole aurait été signé le 18 juin 2013.

Quelles caractéristiques aurait cette avance ? Qu’y a-t-il de prévu dans le protocole ? Qui a signé ce protocole ? Aucune réponse n’a été apportée, et le Trésorier n’a pas connaissance des modalités de ce prêt. C’est cela, la « transparence » promise il y a huit ans ? Pourquoi ne pas simplement dire la vérité ? Qu’y a-t-il à cacher ? Y a-t-il des contreparties prévues, et si oui, lesquelles ? Y a-t-il un lien avec les élections à venir du Consistoire de Paris ? Ces questions, et bien d’autres, restent pour l’heure sans réponses. La dernière réunion du bureau tenue le 9 octobre n’a apporté aucun éclaircissement sur cette affaire.

A quelques semaines des élections, l’accumulation des mystères autour de ce dossier majeur, comme sur d’autres questions financières qui font actuellement l’objet de contrôles, est particulièrement inquiétante. Un tel manque de transparence dans la gestion des affaires consistoriales est devenu caractéristique de la gouvernance du Président de tous les Consistoires…A force de tout cumuler, les règles ne sont plus respectées… !

Il y a urgence pour le changement. Avec l’équipe TOUS ENSEMBLE 2013, faisons-le.

Franck Douieb

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