Une école anglaise enquête après un dérapage antisémite

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La prestigieuse London School of Economics a ouvert une enquête après l’attaque qu’aurait subie un étudiant juif de la part de ses camarades lors d’un voyage organisé à Val d’Isère.

L’Université londonienne London School of Economics a ouvert une enquête après l’attaque antisémite qu’aurait subie un étudiant juif de la part de ses camarades lors d’un voyage organisé dans la station savoyarde. Les membres du groupe d’athlétisme de la LSE étaient allés faire du ski fin décembre. C’est lors de l’organisation d’un jeu à boire que quelques uns des 150 athlètes auraient dérapé. Selon le journal de l’université The Beaver, ce jeu, appelé «Nazi Ring of Fire» (l’anneau de feu nazi ) nécessitait un jeu de cartes placées sur la table en forme de croix gammée, ainsi que l’exécution du salut hitlérien.

Un étudiant juif aurait alors protesté, ce qui aurait déclenché une bagarre au cours de laquelle il a eu le nez cassé. Une vidéo du jeu a été postée sur le site YouTube, avant d’être supprimée.

L’étudiant, qui n’a pas porté plainte auprès de la police française, s’est exprimé dans les colonnes du quotidien The Guardian sur l’incident : «C’était un mélange d’attaques personnelles et d’insultes contre les juifs en général après que j’ai refusé de participer au jeu. Cela m’a terriblement bouleversé. C’est la goutte d’eau en trop. Cela a continué pendant le jeu, avec la croix-gammée.»

«Un manque consternant de connaissances»

Les responsables de la LSE ont fermement condamné ces attaques antisémites présumées. «Il y a des indications perturbantes sur les événements qui ont eu lieu lors d’un voyage à l’étranger d’étudiants», a dit l’université dans un communiqué. La LSE et les organisations étudiantes mènent leurs enquêtes, et sont prêts à exercer des sanctions disciplinaires contre les éventuels coupables. Le président de la Société juive de la LSE a critiqué «la tendance inquiétante vers un antisémitisme contemporain, et surtout montre un manque consternant de connaissances de la part d’étudiants d’une prestigieuse institution.»

Les incidents impliquant des références nazies se sont multipliés ses derniers temps: en octobre, des étudiants d’Oxford ont été accusés d’avoir proféré des insultes antisémites et de chanter des chants nazis. À Val Thorens, un député britannique a participé début décembre à une soirée déguisée sur le même thème, ce qui a déclenché l’ouverture d’une enquête de la police française. La famille royale n’a pas toujours montré l’exemple: le prince Harry, plus jeune fils du prince Charles, avait lui aussi été photographié déguisé en officier nazi lors d’une soirée en 2005.

Caroline Bruneau

Le Figaro.fr

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