Un tandem israélien favori du Nobel de Médecine.

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Les Professeurs Howard Cedar et Aharon Razin, de l’Université Hébraïque, pionniers dans la manipulation des molécules d’ADN pour combattre la maladie, sont perçus parmi les favoris pour le prix qui doit être décerner ce Lundi.
Professeurs Howard Cedar et Aharon Razin

Des Israéliens ont remporté les Prix Nobel de Chimie et d’Economie, aussi bien que des prix Nobel non-scientifiques, en littérature et pour la paix. Jusqu’à présent, aucun Israélien n’a reçu ce prix en physique ou en médecine.

Cela pourrait changer, lundi, alors que le Prix Nobel de médecine va être attribué. Thomson-Reuters, qui dirige le service d’information de Reuters, mais fournit aussi des services de conseil à de nombreuses entreprises, désigne deux scientifiques israéliens comme vainqueurs probables du prix Nobel de physiologie médicale, pour la cuvée 2013. Les Professeurs Howard Cedar et Aharon Razin de l’Université hébraïque, aux côtés du Professeur Adrian Bird, de l’Université d’Edimbourgh, pourraient remporter le prix pour la haute valeur de leurs travaux sur la méthylation de l’ADN et l’expression des gênes. La recherche menée par ces trois hommes, tout au long de ces dernières années, implique la manipulation des molécules, visant à activer ou désactiver des gènes. A mesure que les individus vieillissent, l’information génétique, à l’intérieur des cellules, est susceptible de se corrompre, provoquant ainsi des maladies et d’autres complications. En apprenant comment manipuler ces gènes, les médecins pourraient être à même d’endiguer précocement des prédispositions aux maladies comme le cancer, Alzheimer et Parkinson.

Cedar, 70 ans, est né aux Etats-Unis et a rejoint l’Université Hébraïque de Jérusalem, en 1973, en tant que professeur au département de Biochimie et de génétique des cellules humaines, puis Président du Département de biologie liée au développement et à la recherche sur le cancer, l’Institut de Recherche Médicale : Israël-Canada (IMPRIC). En 1989, il a remporté le Prix Israël en biologie, et en 2008, avec Razin, la récompense du Prix Wolf en Médecine. Parmi ses six enfants, on trouve le directeur de production cinématographique, Joseph Cedar.

Razin, 78 ans, est professeur de Biochimie à l’Université hébraïque de Jérusalem et il est considéré comme l’un des tous premiers chercheurs mondiaux dans ce domaine. En 2004, il a remporté le Prix Israël de biochimie, puis il a été gratifié du prix Wolf en Médecine, avec Cedar, en 2008. En 2011, ensemble, ils ont obtenu la récompense canadienne Gairdner, de la part de fondation Gairdner, pour leurs « découvertes pionnières sur la méthylation de l’ADN et son rôle dans l’expression de la vie génétique », selon la Fondation.

Le Comité Nobel est réputé maintenir le plus grand secret autour des lauréats possibles, et même des nominés eux-mêmes, et selon Thomson-Reuters, il existe une autre équipe susceptible de remporter le prix : Daniel J. Klionsky, de l’Université du Michigan, Noboru Mizushima de l’Université de Tokyo, et Yoshinori Ohsumi de l’Institut de Technologie de Tokyo, pourraient aussi être les heureux élus, pour leur recherche sur l’autophagie, ce processus de dégradation des cellules. Il y a aussi dans la course, quelqu’un de l’UCLA, pour son travail de recherche sur le cancer.

Il est à noter que Thomson-Reuters a prédit avec exactitude les noms de tous les vainqueurs du Nobel de chimie, physique, médecine et d’économie, depuis qu’il a commencé à émettre ces prévisions, en 2002.

Selon cette entreprise, elle fonde ses suppositions sur des mines de données de citations sur les recherches scientifiques, qui fournit une bonne indication des réalisations scientifiques les plus importantes. « Les citations des recherches scientifiques fonctionnent comme le remboursement d’une dette intellectuelle », affirme Gordon Macomber, Directeur Général de la recherche scientifique et universitaire de Thomson Reuters. En analysant ces citations, qui se sont agrégées au fil des années, nous sommes capables d’identifier des chercheurs individuels et des institutions qui ont le plus fort impact dans leur domaine d’étude et, en conséquence, sont ceux qui retiendront le plus probablement l’attention du jury du Nobel ».

PAR DAVID SHAMAH 7 octobre 2013, 6:00 am

timesofisrael.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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