Un émissaire chinois bientôt en Israël

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La Chine a annoncé mardi avoir rencontré le chef
de la Ligue arabe au sujet de la Syrie, le Premier ministre chinois Wen Jiabao
affirmant de son côté que Pékin ne protégeait “aucune partie, y compris le
gouvernement” à Damas
  Très critiqué pour son récent veto à un projet de résolution du Conseil de
sécurité de l’ONU condamnant les exactions des forces de Bachar al-Assad,
Pékin a dépêché vendredi en Egypte un émissaire, Li Huaxin.

  M. Li a rencontré lundi le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil
al-Arabi et poursuivra ensuite ses entretiens en Arabie Saoudite et au Qatar,
a indiqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Liu
Weimin.

  La Ligue arabe a annoncé dimanche qu’elle allait fournir un soutien
politique et matériel à l’opposition syrienne et demander au Conseil de
sécurité la formation d’une force conjointe ONU-Arabes pour mettre fin aux
violences en Syrie.

  L’émissaire spécial chinois pour le Proche et le Moyen-Orient, Wu Sike, se
rendra lui aussi en Israël,dans quelques jours , pour y défendre la
position de la Chine, ainsi que dans les Territoires palestiniens et en
Jordanie, a aussi annoncé M. Liu.

  Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a de son côté répondu mardi à ceux
qui affirment que Pékin défend le régime de Bachar al-Assad.
  “La Chine ne protègera absolument aucune des parties (au conflit), y
compris le gouvernement”, a dit M. Wen dans une conférence de presse lors d’un
sommet Chine-Union européenne.

  Pékin a opposé début février, avec Moscou, son veto à un projet de
résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant les exactions des forces
de Bachar al-Assad.

  Ce double veto a déclenché l’indignation des Occidentaux et même la colère
de plusieurs pays arabes. Il a été qualifié de “permis de tuer” par le Conseil
national syrien, le principal groupe de l’opposition syrienne.

  Le régime syrien a intensifié mardi son assaut contre la ville rebelle de
Homs, encouragé selon le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Mme
Navi Pillay, par l’incapacité du Conseil de sécurité de l’ONU à se mettre
d’accord sur une action collective.

source AFP

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