Un drone pirate un meeting d’Angela Merkel

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Téléguidé par un militant du parti Pirate, l’engin a volé au dessus de la foule avant d’atterrir à quelques mètres de la chancelière allemande. L’opération vise à dénoncer la vidéosurveillance policière.
Si l’incident semble avoir amusé Angela Merkel, il n’en revêt pas moins une forte dimension politique. Lors d’un meeting de campagne en plein air, dimanche, à Dresden, un drone d’une quarantaine de centimètres est venu se poser à quelques mètres de la chancelière allemande, après avoir volé quelques instants au dessus de la foule.

Une intrusion revendiquée ce lundi par le parti Pirate allemand, organisation libertaire qui plaide pour la démocratie directe et une meilleure transparence de la vie publique. Crédité de 2 à 3% d’intentions de vote dans les sondages, soit moins que les 5% nécessaires pour être représenté au Bundestag, le parti a profité du meeting de Merkel pour dénoncer la vidéosurveillance policière.

Le but de cette action était de faire comprendre à la chancelière et au ministre de la Défense Thomas de Maizière ce que l’on ressent quand on est soi-même observé par un drone», a expliqué Markus Barenhoff, vice-président du Parti pirate, sur le site internet de l’organisation.
La police criminelle a été saisie

Le pilote de l’engin, un informaticien de 23 ans, affirme avoir été «contraint par la police» d’effectuer un «atterrissage d’urgence près de la tribune, pour ne mettre personne en danger, ce qui a pu donner l’impression que le drone s’est posé de façon un peu chaotique».

L’intrusion est aussi un moyen de rappeler aux électeurs allemands un récent scandale qui a ébranlé le ministre de la défense, Thomas de Maizière. En mai dernier, ce dernier a renoncé à l’acquisition de cinq drones, après avoir dépensé 508 millions d’euros dans le projet. Les appareils risquaient, sauf à engager des dépenses considérables, de ne pas recevoir de certification des autorités aériennes européennes.

Interrogé ce lundi, le ministère de l’Intérieur a indiqué que la police criminelle «a pris connaissance de cette affaire et en tirera toutes les conséquences». «La chancelière a une entière confiance dans le fait que tout le nécessaire est fait pour assurer sa protection», a commenté le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

lefigaro.fr Article original

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