Un drone piégé israélien derrière l’explosion de Siddiqine ?

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Le blogueur américain, Richard Silverstein, affirme qu’Israël est derrière l’explosion, dans la nuit de mardi à mercredi, dans un dépôt d’armes du Hezbollah près de la localité de Siddiqine, au Liban-Sud.
Les services de l’armée israélienne (Aman) « ont piégé le Hezbollah en faisant délibérément tomber un drone piégé de type Trojan Horse au Liban-Sud », écrit le blogueur, qui attribue ces informations à un responsable israélien doté « d’une expérience militaire considérable ».

Le blogueur rappelle que dans son édition du samedi 19 novembre, le Wall Street Journal (WSJ) avait indiqué qu’un drone israélien avait été repéré, ce jour-là, par les radars de la Finul opérés par le contingent français. Alors que des dizaines de drones israéliens survolent le Liban-Sud chaque mois, ce drone n’a pas suscité une attention particulière. Jusqu’au moment où il a disparu des écrans radars, du côté de Wadi Hojeir. Les Casques bleus déployés sur place n’ont rien trouvé, précise Nicolas Blanford, auteur de l’article du WSJ.

« Personne ne se souvient de la dernière fois où un drone israélien a eu des ratés dans l’espace aérien libanais et s’est écrasé », note Blanford.

« Depuis près d’un an, le Hezbollah tentait de découvrir comment brouiller les commandes à distance de ce drone afin de le neutraliser en vol », assure M. Silverstein. « Quand le Hezbollah a découvert l’appareil écrasé, ses agents ont dû croire qu’ils avaient enfin découvert la clé du succès », poursuit l’auteur du blog baptisé « Make the world a better place ». Selon lui, les membres du parti auraient alors ramassé le drone et l’auraient déposé dans un entrepôt.

« Une fois dans la cache d’armes, Aman aurait fait exploser (à distance) le drone, ce qui a engendré une explosion massive », assure le blogueur qui, selon la chaîne israélienne 10 News, se présente comme le Julian Assange – fondateur australien du site WikiLeaks – israélien.

Selon l’armée libanaise, l’explosion de Siddiqine est celle d’une « mine antipersonnel ou d’une bombe à sous-munitions » laissée par les Israéliens après la guerre de 2006.

« Suite à l’explosion entendue dans la forêt de Siddiqine, une patrouille a inspecté les lieux mais n’a rien trouvé », avait assuré l’armée, mercredi, dans un communiqué.

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