USA: entretien entre Biden et son homologue chinois en pleine crise syrienne

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Le vice-président américain Joe Biden s’est entretenu au téléphone avec son homologue chinois Xi Jinping une semaine avant la visite de ce dernier à Washington, a annoncé mercredi la Maison Blanche, alors que les deux puissances sont en désaccord dans le dossier syrien.
Lors de cette conversation mardi, les deux responsables ont « examiné le
programme de la visite du vice-président Xi aux Etats-Unis la semaine
prochaine, dont un ensemble de questions économiques, commerciales, ainsi que
les développements régionaux et mondiaux », selon la présidence américaine.

La Maison Blanche n’a pas mentionné la Syrie dans son compte-rendu, mais a
indiqué que M. Biden avait « insisté sur l’importance de bâtir une relation
entre les Etats-Unis et la Chine qui réponde à des questions pratiques
importantes pour les deux pays ».

Avec Moscou, Pékin a provoqué la colère des Etats-Unis en opposant samedi
son veto au Conseil de sécurité de l’ONU à une résolution condamnant la
répression contre le régime du président syrien Bachar al-Assad.

Sans citer la Chine ni la Russie, le porte-parole du président Barack Obama
a affirmé que les Etats-Unis voulaient « faire comprendre à tout le monde
qu’ils ne devraient pas essayer de parier sur le régime Assad, car c’est un
pari perdu d’avance ».

Il a qualifié le pouvoir en place à Damas de « régime criminel ».

Xi Jinping, qui selon des experts en politique chinoise devrait succéder à
Hu Jintao en prenant la tête du Parti communiste chinois à l’automne 2012 puis
celle de l’Etat en mars 2013, sera reçu mardi prochain par MM. Obama et Biden
à la Maison Blanche.

Dans un commentaire publié mardi à Pékin, le vice-ministre chinois des
Affaires étrangères Cui Tiankai a noté que la Chine et les Etats-Unis
souffraient d’un « déficit de confiance » mutuelle, que la prochaine visite à
Washington de M. Xi pourrait selon lui aider à combler.

De nombreux sujets de discorde persistent entre Washington et Pékin, forcés
de s’entendre a minima en raison de l’étroitesse de leurs liens économiques et
commerciaux, mais en concurrence sur la scène internationale.

WASHINGTON, 8 fév 2012 (AFP)

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