Trésor nazi: le Congrès juif mondial réclame un inventaire public

0
11

Ronald S. Lauder, le président du Congrès juif mondial, appelle l’Allemagne à publier un inventaire du “trésor nazi” découvert en Bavière afin de faciliter la tâche des ayants droits présumés, dans un entretien publié lundi.


Photographe : CHRISTOF STACHE, AFP :: Reproduction d’un tableau attribué à Max Liebermann lors d’une conférence sur les tableaux découverts en Allemagne.
photo : CHRISTOF STACHE, AFP

“Le gouvernement allemand doit rendre visible ces tableaux”, déclare le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, dans un entretien au quotidien allemand Die Welt, à propos des 1.400 oeuvres découvertes en février 2012 dans un appartement munichois. Ces tableaux proviennent en partie de purges nazies dans les musées ou de juifs spoliés.

Le président du Congrès juif mondial estime que la police et les politiques doivent immédiatement faire un inventaire et publier l’ensemble sur internet afin que chacun ait la possibilité de voir ce qu’il y a.

M. Lauder dit vouloir attendre de voir ce que comptent faire les politiques. “S’il ne se passe rien, nous ferons monter la pression”, a-t-il prévenu, estimant que les biens volés “doivent retourner aux ayants droits”. “On a gaspillé un temps précieux”, a-t-il critiqué, soulignant que les possibles ayants droits ou les éventuels témoins vieillissent chaque jour davantage.

Selon l’hebdomadaire allemand Focus paru dimanche, les autorités allemandes pensent qu’un bon nombre des 1.400 oeuvres devront être rendues à l’octogénaire munichois chez qui elles ont été découvertes.

Selon un audit de l’Office central des douanes allemandes, parmi les dessins, aquarelles, lithographies ou peintures figurent 315 oeuvres saisies par le régime hitlérien dans des musées parce qu’elles ne respectaient pas les critères esthétiques prônés par les nazis, qui les qualifiaient d'”art dégénéré”.

Pour ces dessins provenant “de musées nationaux, municipaux ou régionaux”, les droits des propriétaires initiaux ou de leurs héritiers “ne peuvent pas s’appliquer”, estime le rapport cité par Focus, à l’origine des révélations sur cette affaire.

En revanche, pour 194 oeuvres retrouvées dans l’appartement, des documents saisis lors de la perquisition pourraient établir qu’il s’agit de pièces vendues par des collectionneurs juifs sous la pression des nazis. Pour ces oeuvres, dont les anciens propriétaires peuvent être identifiés, les chances des ayants droits d’obtenir une restitution seraient bonnes, selon Focus.

actu.orange.fr Article original

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here