Trafics d’armes iraniennes en Judée-Samarie

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On relève des indicateurs croissants de tentatives de l’Iran, de la Syrie et de leurs affidés locaux, pour démultiplier les capacités terroristes en Judée-Samarie, afin de menacer Israël. Pouvoir matériellement transférer des armes dans la Bande Occidentale, contrôlée par le Fatah, demeurera un défi majeur, comme l’ont démontré les récentes arrestations de trafiquants d’armes en Jordanie. Bien que l’Iran et la Syrie rencontrent de multiples obstacles, quand ils tentent de recruter des hommes de mains en Judée-Samarie/Cisjordanie, leurs efforts constants valent la peine d’être notés, particulièrement, à partir du moment où l’Iran et le Hamas trouvent, à présent, de nouvelles raisons de renouer leurs relations, après une période de tensions.


Barrière de sécurité entre Israël et la Judée-Samarie/Cisjordanie (Photo credit: Wikipedia)

Au cours de ces tous derniers jours, les autorités jordaniennes ont rapporté deux incidents distincts, durant lesquels on a capturé des gangs de trafiquants, venus de Syrie, en possession d’armes et de drogue, en Jordanie. Un responsable sécuritaire jordanien, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, dans un média local, a déclaré que cinq trafiquants d’armes syriens ont été pris, au matin du 6 août, en possession de missiles anti-tanks, de missiles sol-air et de fusils d’assaut. Selon une source de Stratfor, ces arrestations ont eu lieu près de Madaba, dans le centre de la Jordanie. Les trafiquants, porteurs de cartes d’identité jordaniennes, sont présumés avoir caché les armes dans deux camionnettes de type pick-up, chargées de pastèques, mais lorsque les deux véhicules se sont dirigés bien au-delà du principal marché de fruits et légumes et ont continué leur route vers le Sud, la police jordanienne est devenue, soudain, plus suspicieuse. L’agence de presse d’Etat Petra a divulgué que l’armée a déjoué une autre tentative d’introduire clandestinement de larges quantités de drogue et d’armes, en provenance de Syrie, sur le sol jordanien, un peu plus tôt cette semaine.

La Jordanie est la route principale de livraisons d’armes Article original (essentiellement, de la part des fournisseurs des Emirats arabes du Golfe), en direction des rebelles dans le Sud de la Syrie. Par conséquent, des armes voyageant en direction opposée – de Syrie en Jordanie – se font remarquer. La Jordanie est déjà en alerte maximale, à cause de risques d’attentats, étant donnée sa propre histoire d’activité jihadiste et de prolifération d’islamistes en Syrie voisine. En outre, la tentative jordanienne de trouver un point d’équilibre entre son soutien aux rebelles et le maintien de relations avec le régime syrien alaouite Article original pourrait rendre le pays plus vulnérable aux attentats de partisans des deux camps impliqués dans le conflit. Les autorités jordaniennes ont ainsi, essayé de renforcer la sécurité sur la frontière jordano-syrienne et ont drastiquement restreint les déplacements des réfugiés syriens dans le Nord, autour du camp de Zaatari, où des terroristes peuvent essayer de se mélanger aux milliers de réfugiés.

Cependant, la propre investigation de Stratfor sur ces cargaisons d’armes transitant à travers la Jordanie Article original révèle que toutes deux visaient une toute autre cible. Les contacts pris dans le secteur affirment que les trafiquants arrêtés le 6 août étaient des Palestiniens de Syrie, appartenant au Front Populaire de Libération de la Palestine –Commandement Général (FPLP-CG). Selon toutes les hypothèses, ces suspects transportaient des armes en provenance des entrepôts de l’armée syrienne, à Sweida, dans le Sud de la Syrie. Ces armes devaient être transportées à travers la Jordanie, depuis la frontière syrienne vers le Sud à Al Karak, pour contourner la vaste présence de forces de sécurité autour de la Vallée du Jourdain. Leur destination finale, selon ces contacts, devait être Hébron, en Judée-Samarie/Cisjordanie, contrôlée par le Fatah.

Ces opérations clandestines correspondent à un modèle identifié par Stratfor, en novembre 2012, où des contacts palestiniens de la région ont mentionné que l’Iran travaille avec des groupes palestiniens, pour tenter de livrer des munitions, à travers l’Irak et la Jordanie, vers la Bande occidentale de Judée-Samarie. Pour y parvenir, l’Iran travaillerait par l’entremise des renseignements syriens et d’affidés palestiniens locaux. Le FPLP-CG, le groupe d’appartenance des trafiquants, a toujours été en étroite relation de travail avec les SR syriens, et il est plausible que ses membres se soient vus confier la mission d’assurer le transport de ces armes des entrepôts syriens vers les territoires palestiniens. Bien que le FPLP-CG dit « laïc », « de gauche », se situe aux antipodes idéologiques du Hamas, ces lignes idéologiques peuvent devenir plus floues, au cours de telles opérations logistiques, particulièrement, lorsqu’elles sont entreprises au nom des patrons syriens (ou ancien patron officiel) des deux groupes. Le Hamas dispose d’une présence limitée en Judée-Samarie/Cisjordanie, mais il bénéficie d’un réel soutien dans plusieurs villages des alentours des collines d’Hébron, où ces armes devaient être entreposées.

Les plans de l’Iran et de la Syrie pour la Judée-Samarie/Cisjordanie.

Autant l’Iran que la Syrie aimeraient bâtir une source supplémentaire pour élever les menaces terroristes contre Israël. Le régime iranien est, de plus en plus, préoccupé, du fait de la montée en puissance des Frères Musulmans dans la région, qui a conduit le Hamas à prendre ses distances avec l’axe irano-syrien. Quand les Frères Musulmans sont arrivés au pouvoir en Egypte, et lorsque les Islamistes syriens ont pris le dessus, dans la rébellion contre le régime Assad, le Hamas a fait le calcul que dans cet environnement sectaire, il était préférable de s’aligner sur ses alliés idéologiques Article original, plutôt que de risquer de s’aliéner en maintenant une relation étroite avec les régimes syriens et iraniens. Alors que les tensions confessionnelles étaient à leur paroxysme, après la bataille syrienne pour Qusair Article original, au printemps, des rapports ont surgi, affirmant que certains combattants du Hamas avaient rejoint les rangs des rebelles sunnites. A ce moment-là, l’Iran devait se soucier du fait que son influence s’amenuisait, parmi ses sous-traitants, à Gaza, en Syrie et au Liban Article original, tout cela alors que son principal allié, le Hezbollah, était lourdement affairé à tenter de maintenir son emprise sur le Liban, tout en combattant les rebelles sunnites en Syrie.

Mais l’Iran a toujours cherché les moyens de maintenir son influence parmi les Palestiniens. Même quand le Hamas essayait de prendre publiquement ses distances avec Téhéran, il y a bien eu des livraisons de missiles Fajr 5 de longue portée de la part de l’Iran au Hamas Article original qui ont failli conduire à une invasion de Gaza par Israël, à la fin 2012, et qui ont été l’occasion de mettre en lumière une coopération toujours solide entre les deux alliés, pourtant opposés sur le plan idéologique. Maintenant que les Frères Musulmans sont marginalisés, sur le plan politique, les pressions de l’armée égyptienne sont fortes contre le Hamas, dans la Péninsule du Sinaï et coupe le mouvement islamiste de ses lignes d’approvisionnement, ainsi qu’avec les rebelles syriens. Le Hamas a, donc, toutes les bonnes raisons de demeurer, plus que jamais, proche de Téhéran. L’Iran, de son côté, essaie de compenser les défis confessionnels (Chi’ites/Sunnites/Kurdes…) auxquels ses alliés sont confrontés, en Syrie, au Liban et en Irak, en élargissant au maximum son réseau de combattants-terroristes sous-traitants, n’importe où il le peut. Une partie de cette stratégie implique de renforcer sa présence, par tous les moyens, en Judée-Samarie/Cisjordanie, de façon à menacer directement Israël. Cet objectif coïncide avec les intérêts du Hamas, visant à saper l’autorité du Fatah, surtout depuis que l’Autorité Palestinienne s’est, à nouveau, engagée dans des négociations avec Israël Article original qui ne reconnaissent aucune autorité au Hamas dans la Bande de Gaza.

Les Défis pour les projets de l’axe Irano-Syrien.

Matériellement, opérer en Judée-Samarie n’est, certes, pas une promenade de santé. Le Fatah y est le parti dominant et contrôle les forces de sécurité, qui arrêtent, souvent, des membres du Hamas. Les cercles dirigeants le Fatah poursuivront leurs efforts pour empêcher le Hamas de se mettre en travers de son chemin, en Judée-Samarie/Cisjordanie, qui pourrait finir par menacer directement la crédibilité du Fatah, comme ce fut le cas à Gaza.

De plus, le renforcement de la présence sécuritaire de la Jordanie sur la frontière avec la Syrie, la collaboration sécuritaire entre Israël et le Fatah et la puissance de la présence des forces de sécurité d’Israël atour de la Vallée du Jourdain, rendent tout acheminement passant par la Jordanie hautement susceptible d’être détecté, comme l’indiquent les récentes arrestations sur le territoire hachémite.

Ces défis, pourtant, n’ont pas dissuadé l’Iran et la Syrie d’essayer d’utiliser leurs réseaux locaux pour alimenter des caches d’armes en Judée-Samarie, afin que des factions terroristes palestiniennes puissent tendre des embuscades aux patrouilles de Tsahal. Cette introduction de cargaisons d’armes anti- tanks et de systèmes portables de défense anti-aérienne -Type SA-7 devrait être particulièrement alarmante pour Israël. Ce risque ne s’est pas encore matérialisé, mais de tels efforts méritent une surveillance toujours plus étroite.

13/08/2013 @ 9:54AM

forbes.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

1 COMMENT

  1. IL SERAIT TEMPS DE SONGER A NETTOYER CE PAYS ISLAMISTE DERRIERE TOUS LES

    MOUVEMENTS TERRORISTES DE LA PLANETE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    QU’ATTENDENT ISRAEL ,LES USA , LES PAYS DU GOLFE , L’ARABIE SAOUDITE ,L’EUROPE ??????

    ILS SE PREPARENT OU ONT-ILS PEUR ????????????????????????????????????

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