Toulouse : quand l’Education nationale dérape

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Pouvons nous dire n’importe quoi ?

Nous avons appris la demande pour le moins curieuse de cette enseignante d’anglais, concernant la mort du tueur de Toulouse.L’enseignante «a clairement dit que Mohamed Merah était une victime, que le lien avec Al-Qaïda avait été inventé par les médias et “Sarko» .

Elle a ajouté qu’il serait possible de faire une minute de silence pour cette “victime”» ont-ils écrit Article original .

A l’étonnement, succède bien sur la solidarité de ses collègues, qui s’autorisent à ôter à ce geste sa signification politique, et font allusion aux soucis de santé de cette enseignante.

Mais de qui se moque-t-on ?

Nous confions nos enfants à une institution publique, et au sein de cette dernière, parce que l’on est fatigué, il est possible de tenter d’influencer ses élèves ?

Quant va cesser cette solidarité imbécile des collègues, qui n’ayant pas assisté à la scène, se permettent d’affirmer qu’«aucune minute de silence n’a été organisée dans cette classe».

Pour ma part, je tiens à saluer les élèves qui ont quitté le cours, faisant preuve de lucidité, et de sens civique, ce que je ne retrouve pas dans le communiqué des enseignants, éternels défenseurs de leur corporation, montrant encore une fois que leur lien avec le réel est bien détendu, et face à cette attitude je ne pourrais pas laisser mon enfant dans un lieu aussi curieux…

Admettons cependant que cette réaction soit suscitée par l’émotion, la peur…

Mais que penser de la déclaration de Pascal Bossuyt, secrétaire SGEN-CFDT de Haute Normandie ? :

« Elle a eu une phrase malheureuse dans un contexte particulier et elle a immédiatement regretté ce qu’elle avait dit » et bien sûr une explication
« pédagogique » que j’aimerais pour ma part bien creuser,
à savoir : le cadre d’un cours sur les minorités.

Bien sûr appel au calme, pour ne pas déstabiliser, et faire tomber cette demande dans la trappe de l’oubli, et bien sûr s’autoriser à mettre en doute la parole des enfants.

Prendre fait et cause sans réflexion, présenter une approche politique tendancieuse pour influencer une vision de l’autre n’est pas le rôle d’un enseignant, et nous ne vivons pas dans un pays gouverné par une pensée unique, comme au temps des dictatures de droite ou de gauche…

Pourquoi défendre l’indéfendable ?

Cela donne peut être la sensation d’exister, mais vous ne m’enlèverez pas de l’esprit que cette enseignante ne peut plus remplir sa mission.

Il n’est pas question de l’accabler, mais de considérer que sa place n’est plus dans la face à face pédagogique, et il existe assez d’administratif dans ce que Claude Allègre nommait le « Mammouth » pour lui trouver un emploi.

Ce que je ressens au sein de cette polémique, et qui me met mal à l’aise, demeure l’environnement tendancieux, cette tendance à soutenir l’insoutenable lorsque ce dernier rentre dans les cases politiques de l’institution.

Je ressens aussi dans ce discours une forme de salissure à l’égard des victimes, au sein desquelles nous retrouvons, enseignant et élèves.

Yann Martin

Mots-clés :

Tuerie de Toulouse Rouen Lycée Professionnel Gustave Flaubert Syndicat
SGEN-CFDT Corporatisme Al-Qaïda Sarkozy

1 COMMENT

  1. Je trouve ce commentaire, très juste et subtil. Je suis moi-même enseignant, et non seulement , sous couvert de lutte contre le racisme et les discriminations, souvent, l’Education Nationale couvre une haîne affichée ouvertement par certains, de la France, d’Israël, des Etats-Unis (moins sous Obama), des juifs.
    Pour avoir sondé certains des élèves qui viennent en documentation, dont j’ai la responsabilité, sur
    l’interdiction de la burqa, pour m’assurer qu’ils percevaient bien cette interdiction, comme une protection; j’ai été accusé de racisme, par l’institution (chef d’établissement, inspectrice),suite au rapport contre moi, qu’un enseignant du lycée a rédigé pour aider 2 élèves, qui voulaient me mettre en cause. (Elèves, dont un est mis en cause , par la justice, pour faits graves.) “Leur” rapport, a, d’ailleurs été transmis, sans aucune vérification des faits, par la vie scolaire, au chef d’établissement, qui a, lui-même fait un rapport sur moi. Lors de l’entretien avec le chef d’établissement, celui-ci croyait que les chrétiens étaient les seuls à se disputer Jérusalem, lors des croisades, il prétendait que l’islam était une religion pacifique,
    il ignorait que les chrétiens et les juifs avaient été chassés du Maghreb, du proche et du Moyen-Orient,
    en 1 siècle, au nom de l’islam, et prétendait que les musulmans, en France, n’étaient pas silencieux sur le
    massacre, en Egypte de chrétiens, chargés par des chars, alors qu’ils manifestaient pacifiquement, parce que des musulmans avaient incendié l’église qu’ils venaient de bâtir., simplement parce que le responsable de la mosquée de Paris, avait dénoncé ce massacre. Au contraire, si ce chef d’établissement
    était responsable, il s’inquièterait de ce que tant de personnes d’origine musulmane, en France, légitiment la burqa, il interdirait, à une élève de venir au lycée, en portant le foulard islamique, jusque dans la cour, à l’intérieur du lycée, il s’inquièterait de ce que tant d’élèves ignorent la France, son histoire, le sens et le bien fondé de ses institutions, et crachent dessus, sans retenue.
    Il s’inquièterait de ce que, sans conscience de tenir des propos antisémites, des collègues ont des phrases telles que: “les juifs dirigent le monde”, ou des expressions telles que: ‘filer comme un juif”.
    Il s’inquièterait de ce que 2 élèves, lors de la semaine de la presse, ont justifié la tuerie de Toulouse,
    l’exécution d’enfants et d’un adulte, parce qu’ils étaient juifs, en invoquant le fait que “les israéliens tueraient des enfants palestiniens”. Je suis parvenu à faire admettre à une de ces 2 élèves, qu’elle avait été manipulée, car non seulement l’armée israélienne ne prend pas pour cible des enfants, mais les arabes qui combattent les juifs, n’hésitent pas à se servir de leurs propres enfants comme de boucliers humains, comme arme de propagande antisémite. D’autre part, même si une horreur avait été commise,
    hors de France, cela ne justifierait pas de commettre la même, ici !
    On voit donc , clairement, une éducation nationale, abriter, protéger, encourager toute une culture antisémite, au nom de la lutte contre le racisme.
    L’ignorance et la bêtise de ce chef d’établissement n’excusent pas ses prises de positions si partiales.
    Dans le fond, très nombreux sont ceux qui, dans le système éducatif, considèrent Mohamed, Merah comme un héros, ou une victime, jusqu’aux professeurs, parfois.
    C’est pourquoi cette institution est pourrie, elle a besoin d’être assainie.
    Cordialement

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