Syrie/attaque chimique: les affirmations de l’Occident “ne convainquent absolument pas” la Russie

0
10

Les informations présentées par les Etats-Unis
et leurs alliés concernant l’utilisation d’armes chimiques par le régime du
président syrien Bachar al-Assad dans la banlieue de Damas “ne convainquent
absolument pas” la Russie, a indiqué lundi le chef de la diplomatie russe
Sergueï Lavrov. “On nous a montré quelques images où il n’y a rien de concret: ni cartes
géographiques ni noms, il y a là de nombreuses incohérences, beaucoup de
doutes”, a déclaré M. Lavrov lors d’une allocution devant le prestigieux
institut des relations internationales de Moscou (MGIMO).
“Ce que nous ont montré par le passé et plus récemment nos partenaires
américains, ainsi que les Britanniques et les Français, ne nous convainc
absolument pas”, a-t-il ajouté.
“Et quand on demande davantage de détails, ils disent que tout est secret
et qu’ils ne peuvent pas le montrer”, a encore dit M. Lavrov.
L’administration américaine a rendu public la semaine dernière un rapport
des services de renseignement énumérant un faisceau d’éléments prouvant selon
Washington l’implication de responsables syriens dans l’attaque à l’arme
chimique perpétrée le 21 août dans la banlieue de Damas et qui a fait des
centaines de morts.
Dimanche, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a assuré que les
Etats-Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l’utilisation de
gaz sarin dans cette attaque qu’il a une nouvelle fois attribuée au régime de
Damas.
A la suite de cette attaque, le président américain Barack Obama a demandé
au Congrès de voter en faveur de frappes contre la Syrie. La France s’est
également prononcée pour des frappes mais la Grande-Bretagne n’y participera
pas après le rejet du Parlement britannique.
L’ONU a indiqué de son côté que les experts chargés d’enquêter sur cette
attaque — et rentrés de Syrie samedi — ne tireraient “aucune conclusion”
avant le résultat d’analyses de laboratoire qui pourraient prendre jusqu’à
trois semaines.
La Russie, qui soutient le régime de Damas depuis le début du conflit en
Syrie il y a deux ans et demi, a bloqué jusqu’ici avec la Chine toute décision
au Conseil de sécurité de l’ONU qui viserait à prendre des sanctions ou à
lancer une action punitive contre le président Assad.

MOSCOU, 02 sept 2013 (AFP)

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here