Syrie: le chef de a diplomatie allemande pour une transition politique

0
10

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a appelé dimanche à Ryad à un arrêt de la violence en Syrie et à un règlement “pacifique” de la crise dans ce pays où la répression de la révolte a fait des milliers de victimes. “Nous travaillons actuellement à la réalisation de trois objectifs: un
arrêt de la violence, des secours (humanitaires) à la population et une
transition politique pacifique”, a déclaré le ministre lors d’une conférence
de presse avec son homologue saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal.

M. Westerwelle, qui s’exprimait en allemand et dont les propos étaient
traduits en arabe, a expliqué qu’il était possible de s’inspirer de
l’expérience du Yémen où le président Ali Abdallah Saleh, rejeté par la rue, a
fini par accepter de partir au terme d’une crise de 11 mois, en vertu d’un
accord de transition lui accordant l’immunité pour lui-même et ses proches.

“Au Yémen, nous avons constaté qu’une transition est possible.

Et nous mettons l’accent sur cela”, a dit le ministre, qui avait effectué samedi une brève visite au Yémen, qui a élu le 21 février un nouveau président pour un
mandat de deux ans.

Il a jugé “inacceptable” la poursuite des violences en Syrie qui ont fait
plus de 8.500 morts, en majorité des civils, depuis le début de la révolte il
y a près d’un an, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Pour sa part, le prince Saoud al-Fayçal s’en est pris au régime du
président Bachar al-Assad pour sa sanglante répression.

Ce que fait le régime en Syrie est en fait une boucherie”, a-t-il dit,
répétant qu'”il faudrait permettre aux citoyens syriens de se défendre” sans
donner de précisions.

Si la situation persiste, l’entité actuelle s’effondrera.

Chaque personne tuée affaiblit cette entité”, a-t-il ajouté en référence au régime de M. Assad.

“Personne n’est contre le régime en Syrie mais nous sommes contre ses
actions.

S’il les arrête, ce sera aux Syriens de décider” de son sort, a-t-il
encore dit.

Le ministre saoudien a averti la Russie et la Chine des conséquences de
leur veto au Conseil de sécurité de l’ONU contre deux résolutions condamnant
la répression en Syrie.

“Ce qui se passe en Syrie n’est pas dans l’intérêt de la Russie ou de la Chine”, a-t-il dit.

RYAD, 11 mars 2012 (AFP) –

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here