Syrie: l’option militaire serait « extrêmement délicate »

0
7

Une intervention militaire en Syrie ou une aide aux rebelles syriens serait « extrêmement délicate » à mettre en oeuvre, a jugé mardi le commandant américain pour le Moyen Orient et l’Asie centrale (Centcom), le général James Mattis. « Le régime syrien a des capacités significatives en matière d’armements
chimiques et bactériologiques, un système de défense anti-aérienne important,
des milliers de lances-missiles anti-aériens portables et une direction
politique totalement instable », a expliqué le général Mattis
devant les
sénateurs de la commission de la Défense.

L’ampleur de la répression contre la population, la « lutte pour sa survie »
du régime de Bachar al-Assad laissent « entrevoir la perspective d’une guerre
civile », selon le patron du Centcom, dont l’autorité s’étend sur une zone
couvrant le Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran ou encore la Syrie et l’Egypte.

« La bravoure du peuple syrien est louable mais les options disponibles pour
résoudre la situation sont extrêmement délicates », a-t-il jugé devant les élus.

Interrogé par le sénateur John McCain, qui a appelé à des frappes aériennes
pour aider l’opposition à se défendre, le général Mattis a estimé que, malgré
l’augmentation des désertions au sein de l’armée syrienne, il sera difficile
pour l’opposition de renverser le régime sans aide extérieure.

Celui qui serait responsable des opérations en cas d’intervention militaire
a confié que le Pentagone ne lui avait « pas demandé d’établir de plans
détaillés » pour établir des zones sécurisées pour accueillir des réfugiés,
comme cela avait été le cas pour les Kurdes dans le nord de l’Irak en 1991.

« Ce n’est pas comme les montagnes du nord de l’Irak », a-t-il jugé,
expliquant qu’il faudrait « l’engagement de ressources importantes » en termes
de moyens militaires.

WASHINGTON, 6 mars 2012 (AFP)

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here