Syrie: Annan devrait avoir une réponse syrienne dans les 48 heures

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L’émissaire de l’ONU et de
la Ligue arabe en Syrie Kofi Annan devrait avoir une réponse « dans les 48
heures » aux propositions qu’il a faites au président syrien Bachar al-Assad, a
indiqué lundi depuis New York le ministre français des Affaires étrangères
Alain Juppé.« Kofi Annan a fait des propositions à Bachar al-Assad, la réponse devrait
venir dans les 48 heures »,
a déclaré M. Juppé lors d’une conférence de presse.

Kofi Annan avait annoncé dimanche avoir présenté au président syrien « une
série de propositions concrètes » et avait précisé que ses entretiens à Damas
étaient centrés sur la nécessité « d’un arrêt immédiat des violences et des
meurtres, d’un accès aux organisations humanitaires et d’un dialogue ».

M. Juppé a souligné qu’une fois la réponse syrienne connue, les pays
membres du Conseil de sécurité de l’ONU devront « poursuivre leur concertation
pour en tirer les conséquences » dans un projet de résolution sur la Syrie en
préparation depuis plusieurs semaines.

Ce projet « pose encore deux problèmes », a expliqué le ministre.

D’abord, la France refuse de « placer sur le même plan un régime qui réprime et des protestataires qui se défendent ».

« Il faut que l’initiative d’un cessez-le-feu revienne au régime », a-t-il affirmé.

La deuxième condition que pose Paris est que la résolution « fasse référence
à une solution politique » qui s’inspire du plan de règlement de la Ligue arabe.

Interrogé sur le blocage persistant de la Chine et de la Russie au Conseil
de sécurité, il a estimé que la position chinoise évoluait « millimètre par
millimètre ». « 

Certaines déclarations chinoises semblent montrer que la Chine
s’interroge (mais) pour l’instant ça ne s’est pas concrétisé », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la position de Moscou après sa rencontre en tête-à-tête lundi
avec son homologue russe Sergueï Lavrov, il s’est montré plus sceptique:
« je veux avoir des raisons d’espérer mais il faut que je me force beaucoup »,
a-t-il dit.

« Il y a peut-être un petit mouvement ».

NEW YORK (Nations unies), 12 mars 2012 (AFP)

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