Révoltant : 150 millions d’Européens haïssent Israël. Partie 1-

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Dans un nouveau livre qui fait réfléchir, Demonizing Israel and the Jews, La Diabolisation d’Israël et des Juifs”>Article original, le Dr Manfred Gerstenfeld, membre du Bureau du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (JCPA-Le Cape) postule que plus de 150 millions d’Européens pensent qu’Israël est en train d’exterminer les Palestiniens. Cette chimère diabolisatrice, actuellement très répandue, à propos d’Israël est une nouvelle mutation des croyances diaboliques, concernant les Juifs, qui s’emparaient des masses au Moyen-Âge, et de celles promues, plus récemment, par les Nazis et leurs alliés.

Ce recueil de 57 interviews auprès d’universitaires, d’hommes politiques et d’autres, dont le rédacteur en chef d’HonestReporting, Simon Plosker, décrit à quel point l’incitation à la haine se propage à un rythme intensif.

Dans une interview exclusive en deux parties, qui coïncide avec la publication de son livre ( disponible à l’achat sur Amazon Article original), nous avons questionné Manfred Gerstenfeld sur les sujets importants qu’il soulève et pourquoi il apparaît que ses conclusions ont été balayées sous le tapis par les grands médias des principaux courants.

HR: Dans votre nouveau livre, La Diabolisation d’Israël et des Juifs, vous déclarez que plus de 150 millions de citoyens adultes de l’Union Européenne ont une perception diabolique d’Israël et que cela ressemble à la vision démoniaque que la plupart des gens avaient des Juifs au Moyen-Âge. Que voulez-vous dire par là ?

MG: L’élément central de l’antisémitisme au cours de ces presque deux millénaires consistait à penser que les Juifs représentent « le Mal Absolu ». La nature de ce « Mal Absolu » a changé au cours des siècles. De nombreux Chrétiens ont prétendu mensongèrement que les Juifs avaient tué le prétendu fils de D.ieu – la pire chose que leur mentalité ait pu imaginer. Pour les Nazis, le mal absolu correspondait au fait que les gens étaient, à leurs yeux, des sous-hommes, de la vermine, des bactéries et ainsi de suite. Après la Shoah, la pire chose possible est, à présent, l’accusation de commettre un génocide, ou de se comporter comme les Nazis l’ont fait.

HR: Sur quoi se fonde votre hypothèse disant que plus de 150 millions de citoyens de l’UE ont un point de vue diabolisant d’Israël ?

MG: Diverses études ont demandé aux sondés s’ils étaient d’accord avec des assertions, telles que : « Israël mène une guerre d’extermination contre les Palestiniens », ou : « Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis l’ont fait envers les Juifs ». Des études sur sept pays de l’UE confirment qu’environ 40% ou plus des gens qui y vivent partagent ces points de vue diabolisateurs. Des enquêtes similaires le confirment pour les pays qui n’appartiennent pas à l’UE, c’est-à-dire la Norvège et la Suisse. Plusieurs autres études démontrent, également, des perceptions extrêmement négatives des citoyens de l’UE, s’agissant d’Israël.

HR: La plupart de ces études ne sont pas nouvelles. Pourquoi n’ont-elles pas reçu, plus tôt, l’attention ni la proéminence qu’elles méritaient ?

MG: On ne peut que faire des suppositions. Les résultats de ces études ne peuvent mettre que très mal-à-l’aise les dirigeants et les faiseurs d’opinion européens. Par exemple, le gouvernement norvégien a financé une étude de 2012, réalisée par le Centre d’Oslo sur la Shoah. Les auteurs de cette étude se sont interdits d’écrire que 38% des Norvégiens, qui pensent qu’Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis, démontrent qu’ils sont extrêmement antisémites. Pourtant, ils auraient dû savoir que d’adopter de telles attitudes correspond à un acte antisémite, tel que cette notion est définie par la définition de travail sur l’Antisémitisme, au Conseil de l’Europe.

HR: Si ces études sont déjà connues, qu’apporte votre livre de nouveau sur ce sujet ?

MG: Pour la première fois, ces études, qui débouchent sur es mêmes conclusions, sont rassemblées et listées. Elles appuient mon estimation qu’au moins 150 millions de citoyens adultes de l’UE partagent une vision aussi diabolisante d’Israël. C’est un message fort et clair qu’il faut diffuser largement.

HR: Des journalistes se sont-ils mis en contact avec vous à ce propos?

MG: J’ai été longuement interviewé par plusieurs journalistes européens, à propos de mon livre. Certains travaillent pour des journaux à grand tirage. Ils ont montré un vif intérêt à cette histoire et m’ont dit que ces tableaux de données étaient convaincants. Cela dit, je n’ai, par la suite, rien vu de semblable qui ait pu être écrit dans leurs journaux.

Manfred Gerstenfeld

HR: Savez-vous pourquoi?

MG : Mon éditeur, René Van Praag, de RVP Editeurs me dit que, de la même façon que beaucoup d’histoires sont trop peu significatives pour attirer l’attention des journaux, quelques rares, au contraires, sont « trop grosses ».

HR: Et qu’est-ce que signifie “une affaire trop grosse”, dans un tel cas?

MG: Dès que cela deviendrait massivement connu que, sur 400 millions de citoyens adultes de l’UE, 150 millions partagent des points de vue antisémites diabolisateurs, les conséquences pourraient être terribles, pour l’image de l’UE, ses politiques et on ne pourrait plus évacuer la nécessité d’agir d’un revers de main. L’UE se présente comme un « modèle de démocratie et le promoteur des Droits de l’homme ». De ce nombre de 150 millions de citoyens ayant un point de vue d’Israël comme état diabolique et des interviews signalées dans ce livre, l’Union Européenne ressort aussi comme un agglomérat d’incitation à la haine anti-israélienne, porteur d’une vision du monde criminelle et très répandue. Dans les années 1930, les pays européens comprenaient un très grand nombre de citoyens ayant une vision du monde criminelle envers les Juifs. Dans la perspective de l’après- Shoah, et d’autres atrocités commises, cette similarité fait que l’image d’une Europe humanitaire (à visage humain) retombe totalement à plat.

HR: Y a t-il d’autres conséquences possibles?

MG : Cela pourrait, par exemple, rendre à l’UE, plus difficile d’éviter d’enquêter sur qui sont ceux qui ont contribué à créer cette vision du monde criminelle. Cela pourrait conduire à des résultats explosifs. On devra, par exemple, pointer le doigt vers des hommes politiques de différents pays qui dirigent l’UE. Ce ne serait pas, seulement une nouvelle mise en cause de l’image humanitaire surfaite de l’UE, mais aussi de certains pays et de certains partis politiques. Ces incitateurs à la haine, au coeur de l’Europe, ne pensent pas, nécessairement, eux-mêmes, qu’Israël extermine les Palestiniens, ni queles Israéliens se comportent comme des Nazis. Leurs déclarations tronquées, cela dit, contribuent toutes à la fabrication de cette image. Il s’agit de la méthode de la mise à mort « à petit feu ». Si on les reprend chacune isolément, aucune de ces attaques n’a directement provoqué les résultats dramatiques que révèlent les études. Mais, mises bout à bout, elles ont, alors, pu les générer.

HR: Y a t-il d’autres facteurs qui ont contribué à la fabrication de cette vision du monde criminalisante d’Israël ?

MG: La banalisation est un autre élément, ainsi que la volonté de masquer partiellement des évènementshorribles majeurs, dans le propre passé des pays européens. De cette façon, on dépeint une image bien plus rose de l’histoire propre de l’Europe. Elle est alors comparée à l’image grandement falsifiée et malmenée d’Israël.

Un point très important tient aussi au fait qu’on ne prête que très peu d’attention à la criminalité galopante et à l’incitation à la haine, dans de larges secteurs de la société palestinienne et de beaucoup d’états arabo-musulmans. Si les massacres de masse, les attentats terroristes et d’autres crimes majeurs y étaient mis en lumière, dans des proportions relatives à la taille de sa population et à la hauteur des fautes commises dans ces pays, les nouvelles en provenance d’Israël seraient, comparativement, négligeables. Le fait de détourner les yeux, en cas de crime majeur dans le monde musulman, est un exemple de ce qu’on peut appeler le racisme humanitaire . Beaucoup de gens ignorent les crimes de gens de couleur, parce qu’on les perçoit comme des faibles. De tels racistes prétendent parfois, en se trompant sur eux-mêmes et en trompant les autres, qu’ils appartiennent au camp « anti-raciste ».

HR: D’autres remarques possibles, à propos des découvertes de votre livre?

MG: Une autre vraiment importante, c’est que la vision du monde européenne criminelle des années 1930 a été le précurseur de crimes de masse commis en Europe dans les années 1940. Cela soulève la question : à quoi pourrait mener l’actuelle vision du monde criminelle ? Est-ce qu’elle mènera encore à des crimes européens monstrueux, mais cette fois, contre Israël ? Ou les Européens se contenteront-ils, cette fois, d’être les spectateurs, pendant que nombreux sont ceux, dans les pays arabes, qui voudront vraiment commettre des crimes extrêmes contre Israël ? Mon livre expose ainsi une histoire potentiellement énorme.

Lire : la Partie 2 de cette interview exclusive : La vérité inavouable : 150 millions d’Européens détestent Israël.– Partie 2 Article original

honestreporting.com Article original

1er juillet 2013 14:37 Par Simon Plosker

1 COMMENT

  1. C’est ça. Il faut perdre son identité pour qu’ils nous acceptent… momentanément, bien entendu, car le travesti ne préserve pas trop longtemps. Tant qu’à faire je préfère etre une “juive déclarée et…fière” et je n’empeche pas les autres d’en faire autant. A Tel-Aviv, les arabes israéliennes portent le Hijab. Personne n’y trouvent à redire.
    Si l’antisémitisme s’est propagé comme un feu de paille en Europe, c’est que le terrain était propice!!!!Trop propice.

  2. Cher Monsieur Maimon

    je n’avais nulle intention de vous choquer, mes propos s’adressent, évidemment, aux Juifs vivant à l’Etranger et non à ceux qui vivent en Israël; lorsqu’on vit dans un pays , on doit se conformer aux usages de ce pays, ce sont les règles de la politesse qui l’exigent ! si vos grands parents étaient des modèles d’intégration , ce n’était pas le cas de tous les autres et, de plus, ils ont vécu pendant la période nazie; heureusement cela n’est plus le cas aujourd’hui des juifs; même s’il y existe encore aujourd’hui des actes anti-juifs, comme il existe des actes anti-chrétiens ou anti-noirs; le racisme est malheureusement ancré dans la personne au plus profond d’elle-même, c’est le côté bestial de l’humanité.

    Chalom

  3. Que vous répondre?

    Votre intervention me choque car elle me renvoie à mes grands-parents juifs allemands, fonctionnaire du Reich. Vous nous dites en substance pour vivre heureux, vivons caché! Pas de signes extérieurs de judaïté. Plus même, pour être accepté soyons les premiers de la classe, les plus honnêtes, les plus travailleurs… Mes grands-parents pensaient cela. Arrêtons de nous comporter comme des juifs voyant, effaçons nos différences. Ils étaient de très bons citoyens, respectueux des lois (malheur a celui qui se permettait de ne pas les respecter). Tellement certains que pour diminuer l’antisémitisme, il fallait être un exemple. Au point de même pouvoir justifier que les juifs polonais, ces juifs moyenâgeux, soient persécuté. Et bien je vais vous dire quelque chose, une partie de mes grands-parents, tellement meilleure, tellement respectueux des lois, tellement certain que leur exemple finirait par faire diminuer l’antisémitisme, ces bons juifs ont fini en fumé avec ces juifs polonais.

    Vous nous proposez les mes solutions qui auront les mêmes conséquences! Je vous le dis haut et fort: NON. Je suis descendant de ces juifs, je vis en Israël et je ne suis pas un juif qui se cache. Si les Goy ne nous veulent pas, pas de problèmes, je ne vivrais pas parmi eux et je ne veux rien partager avec eux.

    Ma réponse est donc l’exact opposé de ce que vous dites.

    Vous faites parties des juifs qui veulent continuer avec la Diaspora c’est votre droit mais ne demandez pas aux autres juifs de faire comme vous et de se cacher.

  4. je pense que l’affirmation qui consiste à dire que 150 millions d’Européens détestent Israël n’est pas fondée ou bien qu’elle est largement exagérée; certes, le travail de propagande palestinienne a produit des effets néfastes dans l’opinion; mais le combat permanent de l’Etat d’Israël pour sa survie au milieu des pays Arabes hostiles est considéré comme une preuve du courage qui suscite une certaine admiration dans l’esprit de la population; toutefois, il est vrai que de nombreux Européens détestent les juifs et je pense que c’est surtout à cause de leur tenue vestimentaire qui est beaucoup trop voyante et anachronique; cela a pour effet de désigner les Juifs dans la rue en tant que tels alors que la la religion est quelque chose qui devrait rester dans le domaine de l’intime; en effet, que dirait-on si on voyait circuler dans les rues les Chrétiens tous habillés en tenue de curé ou d’évêque ? voyez de vous-même l’effet qui est produit par les musulmans lorsqu’ils circulent dans les rue de la France en tenue de Djellabah ! de plus, je pense que les communautés juives vivent beaucoup trop repliées sur elles-mêmes, car la pratique religieuse empêche les juifs de se mélanger à la population ou de participer à des repas conviviaux au milieu des autres citoyens, au point de susciter des interrogations sur la nature de la religion juive qui peut apparaître, à certains égard, relativement sectaire; ma voisine, qui est une chrétienne respectueuse m’a fait remarquer, à juste titre, qu’elle trouve bizarre que les juifs qui fréquentent l’école catholique de sa fille restent constamment groupés entre eux et que, dans ces conditions, leur attitude pose un problème; je crois qu’il faudrait rechercher en nous-même les moyens d’améliorer l’image des juifs en donnant l’exemple d’une conduite sociale et professionnelle vertueuse, c’est ainsi que l’antisémitisme reculera; je ne crois pas du tout que l’antisémitisme disparaisse si tous les Juifs étaient regroupés en Israël, bien aucontraire !

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