Reprise au Caire du procès des ONG

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Le procès de membres d’organisations non-gouvernementales (ONG), accusées de financement illégal et d’activités illicites, reprend jeudi au Caire après le départ d’Egypte de 13 accusés étrangers. Quarante-trois membres d’ONG égyptiennes et étrangères, dont 19 Américains,
sont accusés par la justice et le pouvoir d’avoir reçu des financements
étrangers illégaux et d’ingérence dans les affaires politiques du pays.

Le procès, qui a provoqué de vives tensions avec les Etats-Unis, s’était
ouvert le 26 février avant d’être ajourné.

Après des mois de pressions de la part de Washington, 13 accusés étrangers
dont six Américains, ont quitté l’Egypte le 1er mars
après la levée de
l’interdiction de sortie du territoire qui leur était imposée, selon le
département d’Etat américain.

Le départ de ces étrangers a provoqué un tollé au Parlement qui a convoqué
pour le 11 mars le Premier ministre Kamal al-Ganzouri pour des « explications »
sur cette décision.

Les Etats-Unis avaient indiqué la semaine dernière oeuvrer à l’abandon des
poursuites lancées contre les membres américains et égyptiens d’ONG.
Human Rights Watch a pour sa part exprimé le voeu que les charges contre
ces militants soient abandonnées.

Certains parlementaires américains avaient averti que ce procès risquait
d’avoir des conséquences irrémédiables sur les relations entre l’Egypte et les
Etats-Unis, principaux bailleurs de fonds des autorités égyptiennes, avec une
aide militaire annuelle d’1,3 milliard de dollars.

Fin décembre, les locaux de 17 ONG spécialisées dans la promotion de la
démocratie et le soutien à la société civile avaient été perquisitionnés et
leurs équipements techniques et archives confisqués.

Outre la section Egypte de l’International Republican Institute (IRI),
figurent parmi ces ONG les organisations américaines National Democratic
Institute (NDI) et Freedom House, ainsi que la fondation allemande Konrad
Adenauer.

La législation égyptienne très restrictive pour les activités des ONG est
héritée de l’époque de M. Moubarak, hostile à toute tentative de promouvoir
depuis l’extérieur la démocratie et la bonne gouvernance dans son pays.

LE CAIRE, 8 mars 2012 (AFP)

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