Remettre la politique étrangère des USA à zéro

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Jamais depuis la création de l’Amérique, les USA ne sont apparus aussi peu dignes de foi, destructeurs, inadaptés et impuissants.


Caroline Glick en Irak.

En dehors du carnage de Benghazi Article original, l’image la plus durable du mandat d’Hillary Clinton comme secrétaire d’Etat a été la promesse de faux contrôle d’arrière-garde from behind”>Article original qu’elle apporta à Moscou en 2009, avec le mot « Remise à zéro » en russe mal orthographié gravé dessus.

Le gadget de Clinton voulait signifier qu’avec le président Barack Obama, la politique étrangère américaine serait fondamentalement transformée . Puisque Obama et Hillary Clinton imputaient nombre de troubles dans le monde aux méfaits de leur pays, avec leur gestion de la politique étrangère des USA, ils remettraient tout en ordre.

A travers le monde, tous les paris étaient suspendus.

Cinq ans plus tard, nous réalisons que le geste embarrassant de Clinton n’était pas un gadget, mais une promesse bigrement sérieuse. A travers le monde, le gouvernement Obama a radicalement modifié la stratégie politique de l’Amérique.

Et un désastre s’en est suivi. Jamais depuis la création de l’Amérique les USA ne sont apparus aussi peu dignes de foi, destructeurs, inadaptés et impuissants.

Voyez la Syrie. Mercredi dernier, c’était le premier anniversaire de la promesse d’Obama que les USA s’emploieraient à renverser le régime du président syrien Bashar Assad si celui-ci utilisait des armes chimiques contre ses opposants.

Mercredi dernier, les forces d’Assad ont utilisé des armes chimiques contre des civils autour de Damas. Selon les forces de l’opposition, plus de mille personnes ont été assassinées.

De façon inhabituelle, les yeux du monde se sont tournés vers Washington. Mais Obama n’avait aucune stratégie politique à offrir. L’Amérique d’Obama ne peut rien faire.

L’impuissance de l’Amérique en Syrie est largement la faute d’Obama. Au début de la guerre civile syrienne il y a deux ans et demi, Obama a confié le développement des forces d’opposition de la Syrie au Premier ministre turc Recep Erdogan.

Il avait d’autres options. Un ensemble fait de Kurdes syriens, de Sunnites modérés, de Chrétiens et d’autres vinrent à Washington et implorèrent une assistance américaine. Mais ils furent ignorés.

La décision d’Obama d’externaliser la stratégie politique à l’égard de la Syrie était due à ses deux objectifs : démontrer que les USA n’essaieraient plus de dicter les affaires internationales, et l’alliance des USA avec les fondamentalistes islamiques. Ces deux objectifs sont évolutifs.

Dans le premier cas, Obama croit que l’anti-américanisme provient des actions de l’Amérique. En acceptant le manteau du leadership mondial, Obama croit que les USA insultaient les autres nations. Pour apaiser cette colère, les USA devraient renoncer à leur leadership.

De même pour la courtisanerie faite aux fondamentalistes islamiques, depuis ses tout débuts à son poste, Obama insistait sur le fait que, comme l‘islam radical est le mouvement le plus populaire dans le monde islamique, l’islam radical est bon. Les musulmans radicaux sont les amis de l’Amérique.

Obama adouba, alors, Erdogan, un fasciste islamique, comme son allié le plus proche et le conseiller le plus écouté dans le monde musulman.

Ainsi, avec le soutien total du gouvernement des USA, Erdogan mêla les forces de l’opposition syrienne avec les musulmans radicaux comme lui-même. En quelques mois, les ‘Frères Musulmans’ constituèrent la majorité de l’opposition en Syrie parrainée par les USA.

Les ‘Frères Musulmans’ n’ont aucun problème de collaboration avec al Qaïda, parce que celle-ci a été formée par les Frères Musulmans. Elle partage l’idéologie de base de la ‘Confrérie’.

Puisque al Qaïda dispose des combattants les plus expérimentés, son élévation à la direction et à la domination de l’opposition syrienne s’est faite suivant une progression naturelle.

En d’autres termes, la décision d’Obama de confier à la Turquie la formation de l’opposition syrienne a conduit inévitablement à la situation actuelle dans laquelle le régime syrien soutenu par l’Iran et la Russie combat une opposition dominée par al Qaïda.

A ce stade, loin d’une invasion de la Syrie dans le style de l’Irak par les USA et d’un renversement du régime, pratiquement toute décision des USA pour renverser le gouvernement renforcera al Qaïda. Aussi, après qu’on a rapporté la tuerie de 1300 personnes par des armes chimiques lancées par le régime mercredi dernier, les USA n’ont aucune option constructive pour améliorer la situation.

Un aspect inquiétant de l’adoption d’Erdogan par Obama est qu’Erdogan n’a jamais essayé de cacher le fait qu’il recherche un pouvoir dictatorial et rejette les normes les plus basiques de la démocratie libérale et des droits civils.

Sous une façade de démocratie, Erdogan a transformé la Turquie en l’un des pays les plus répressifs du monde. Des hommes d’affaires importants, des généraux, des journalistes, des parlementaires et des citoyens de base ont été systématiquement raflés et accusés de trahison pour leur « crime » d’opposition à la transformation de la Turquie en un Etat islamique.

De jeunes protestataires exigeant les droits civils et l’arrêt de la corruption gouvernementale sont battus et arrêtés par la police, et diabolisés par Erdogan.

Après le renversement du gouvernement des ‘Frères Musulmans’ en Egypte le mois dernier, Erdogan a ouvertement admis que lui et son Parti sont partie intégrante des Frères Musulmans.

L’approche du monde des affaires par Obama a été sans aucun doute formée pendant son long séjour dans les universités de l’élite d’Amérique.

Utilisant la même sensibilité élitiste qui l’a conduit à blâmer « l’arrogance » américaine pour les troubles dans le monde, et à adouber l’islam radical en tant que force positive, Obama a appliqué les techniques de résolution de conflits développées par des professeurs dans leurs tours d’ivoire pour des conflits du monde réel qui ne peuvent pas être résolus pacifiquement.

Obama croyait qu’il pourrait utiliser les relations étroites avec Israël et la Turquie pour susciter un rapprochement entre les anciens alliés. Mais il avait tort. L’alliance entre la Turquie et Israël a pris fin parce que Erdogan est un antisémite virulent qui recherche la destruction d’Israël, et pas à cause d’une incompréhension.

Obama a forcé Israël à s’excuser pour s’être défendu contre une agression turque, croyant que Erdogan réinstaurerait alors des relations diplomatiques complètes avec l’Etat juif. Au lieu de cela, Erdogan poursuivit son agression contre Israël, en l’accusant tout récemment d’avoir organisé le coup d’Etat militaire en Egypte et les manifestations de rue anti-Erdogan en Turquie.

Comme pour l’Egypte, comme pour la Syrie, la vision de la politique étrangère d’Obama pour les USA n’a laissé aucune option à Washington pour améliorer la situation sur le terrain ou pour assurer ses propres intérêts stratégiques. Pour faire avancer son objectif de renforcer les ‘Frères Musulmans’, Obama a poussé l’armée égyptienne à renverser l’allié des USA Hosni Moubarak et a ainsi ouvert la voie aux élections qui ont porté les ‘Frères Musulmans’ au pouvoir.

Mercredi dernier, il s’est opposé au coup d’Etat militaire qui a chassé le gouvernement des ‘Frères Musulmans’. Les USA ont proclamé leur opposition au coup d’Etat parce que l’armée a piétiné la démocratie et les droits de l’homme. Mais ils ont gardé le silence à l’égard de l’écrasement des droits de l’homme de la minorité chrétienne d’Egypte par les ‘Frères Musulmans’.

Obama ignore le fait que Mohamed Morsi gouvernait comme un tyran bien pire que Moubarak.

Ignorant le fait qu’aucun protagoniste ne peut partager le pouvoir avec l’autre, les USA insistent pour que les ‘Frères Musulmans’ et l’armée négocient un accord sans autre but… que négocier”>Article original. Et donc les deux protagonistes haïssent les USA et s’en méfient.

Le seul accomplissement d’Obama pendant son voyage en Israël en mars a été d’arracher des excuses envers la Turquie. Le seul accomplissement du secrétaire d’Etat John Kerry depuis sa prise de fonction a été la reprise des négociations entre Israël et l’OLP. Exactement comme suite aux excuses d’Israël à la Turquie, il y a eu l’escalade de la rhétorique anti-Israël et antisémite de la Turquie ; de même la conséquence de « l’accomplissement » de Kerry sera l’escalade du terrorisme palestinien et de sa guerre politique contre Israël.

Comme Jonathan Tobin l’a noté mercredi dernier dans la revue ‘Commentary’, pour assurer l’accord palestinien de reprise des négociations, non seulement Kerry a dû forcer Israël à donner son accord à la libération d’une centaine NdT”>Article original de terroristes palestiniens de prison. Mais il a offert le soutien maximum des USA aux exigences territoriales palestiniennes. Ce faisant, Kerry a enfermé les USA dans une position de blâme contre Israël en cas d’échec des pourparlers. Quand les Palestiniens feront grimper leur campagne politique et terroriste contre Israël, ils utiliseront les promesses de Kerry comme justification de leurs actes.

Les pourparlers actuels échoueront bien sûr parce que comme les Turcs, les Syriens et les Egyptiens, les Palestiniens ne sont pas intéressés par la résolution de leur conflit.

Ils sont intéressés à le gagner. Ils ne veulent pas un Etat. Ils veulent supplanter Israël.

Le bouton de remise à zéro de Clinton a été manipulé comme un gadget. Mais c’était un serment solennel. Et il a été rempli. Et résultat des courses, le monde est un endroit bien plus violent et dangereux. Les USA et leurs alliés sont davantage menacés. Les ennemis des USA, de Moscou à Téhéran, en passant par le Venezuela, sont galvanisés.

Le temps est venu de développer la base d’une future stratégie politique des USA qui constituerait une remise à zéro des actions et attitudes catastrophiques d’Obama. Suivant le dommage dont la puissance et le prestige des USA ont déjà souffert, et comme il est improbable que Obama change de direction dans les trois années qui lui restent au pouvoir, il est clair que le retour à la politique étrangère de George W. Bush menant parfois soit à une guerre contre des « terroristes » nébuleux, soit à se les concilier parfois, ne sera pas suffisant à réparer le dommage.

Les USA ne doivent pas échanger une folie stratégique contre une inconstance stratégique.

Au lieu de cela, une politique prudente, limitée à des décisions de non risque et de faible risque qui adresse des messages clairs et assure des intérêts bien identifiés est de mise.

La décision de non risque la plus évidente serait d’adopter Israël comme l’allié le plus vital et le seul fiable de l’Amérique dans la région. En soutenant totalement Israël, non seulement les USA renforceront leur propre position en renforçant la position du seul Etat au Moyen-Orient ayant les mêmes ennemis, mais aussi ses intérêts et ses valeurs.

Washington enverrait un puissant signal aux Etats à travers la région et au monde : les USA sont de nouveau dignes de confiance.

Ce soutien assurerait aussi aux USA de clairs intérêts stratégiques en apportant à Israël le soutien politique dont il a besoin pour éliminer le programme nucléaire de l’Iran. De plus, il apporterait de la cohérence à la stratégie anti-terroriste des USA en mettant fin au soutien des USA à un Etat palestinien. Au lieu de cela, les USA soutiendraient l’institution de respect de la loi et de normes libérales de gouvernement dans la société palestinienne en soutenant l’application du code civil libéral d’Israël sur la Judée et la Samarie.

Une autre décision sans risque est de soutenir les anciens Etats satellites de l’Union Soviétique aujourd’hui membres de l’OTAN. Là aussi, les USA prendraient une orientation claire qui n’implique aucun risque. La Russie aurait peu d’options pour s’y opposer. Et les USA pourraient faire bien du chemin pour reconstruire leur réputation en lambeaux.

Des décisions à faibles risques comprennent le soutien aux minorités qui n’ont pas d’antécédents d’anti-américanisme violent et sont généralement opposées au fascisme islamique.

Ces groupes comprennent les Kurdes. En Syrie, en Irak, en Turquie et en Iran, les Kurdes représentent un groupe national qui a prouvé sa capacité à se gouverner et à s’opposer à la tyrannie. A quelques exceptions certaines et bien identifiées, plus les Kurdes sont puissants, plus les forces anti-américaines s’affaiblissent.


Peshmergas kurdes d’Irak

Puis il y a les Chrétiens. La détresse des Chrétiens dans le monde islamique est l’un des chapitres les plus déprimants dans l’histoire récente de la région. Pays après pays, des minorités chrétiennes autrefois importantes, relativement pacifiques sauf en cas de discrimination, sont massacrées et obligées de s’enfuir. Les USA n’ont pratiquement rien fait pour les défendre.

Des déclarations fortes et sans détours de soutien aux communautés chrétiennes et des condamnations des persécutions, dont les viols, les conversions forcées, les massacres, l’extorsion et la destruction d’églises et de propriétés privées de Chrétiens, depuis l’Egypte jusqu’à l’Indonésie en passant par le Pakistan et l’Autorité Palestinienne ferait la différence dans la vie de millions de gens.

Cela irait aussi dans le sens de la réhabilitation de la réputation des USA comme champion des droits de l’homme, après l’adoption des ‘Frères Musulmans’ par Obama.

Avec Obama, l’Amérique est devenue moins que sans importance. Pays après pays, il est devenu dangereux d’être un allié des USA. Le monde dans son ensemble est en conséquence un lieu bien plus dangereux.

Rien moins qu’une transformation fondamentale de la politique étrangère des USA serait indispensable pour réparer les dégâts.

caroline@carolineglick.com

Par CAROLINE GLICK

Jerusalem Post Article original 22/08/2013

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©

1 COMMENT

  1. {{La prochaine fois quand les américains éliront un Président qu’ils vérifient au moins son acte de naissance . Pas besoin du FBI .}}

    {{Ils vont sur la Lune et ils se font avoir par un muzz qui a fait ses classes dans des madrassas .}}

    {{Quant à son frère il fait partie des ” Frères Musulmans ” ; d’où son amour pour Morsi et toutes les combines qu’il a manigancées avec lui sur le dos d’Israël .}}

    {{On comprend d’où vient son côté traître .}}

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