Réflexion – ELOUL 5769

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    L’élévation véritable dans le service de D-ieu, apparaît face aux épreuves et aux difficultés. Celles-ci éveillent tes forces intérieures et profondes. Tu ne dois pas t’affecter des épreuves. Bien au contraire, c’est grâce a celles-ci que tu peux dévoiler en toi-même un attachement profond avec ton créateur, et c’est en ceci que tu dois les utiliser. C’est ceci qui est le travail que D-ieu demande de chaque Juif, à chaque instant.

    Il existe de façon générale deux sortes d’épreuves : celles de la “richesse” et celle de la “pauvreté”.
    Ces deux types d’épreuves se retrouvent dans celle de la manne. La manne était “Le’hem min hachamayim”, “le pain du ciel”. De ce fait, elle ne contenait ni ne provoquait aucun déchet, elle descendait “prête à l’emploi”, elle prenait dans la bouche le goût que celui qui mangeait désirait. Elle était de plus accompagnée de perles et de pierres précieuses. La manne représentait donc une richesse matérielle et spirituelle considérable. Mais par ailleurs, la manne comportait également en elle un aspect “pauvreté”. La manne tombait au jour le jour et ne se conservait pas d’un jour sur l’autre. Or, nos sages ont rapporté dans la guémara que celui qui a du pain dans son panier est rassasié, par le fait qu’il sait que son panier est plein.

    Il se trouve donc que du fait qu’ils consommaient la manne, ils étaient moins rassasiés que s’ils avaient consommé du pain, qui lui se conserve. De plus, bien qu’elle prenait tous les goûts à volonté, son apparence était toujours identique et il est dit : ”celui qui voit ce qu’il mange ne peut être comparé à celui qui ne voit pas ce qu’il mange” On constate ainsi qu’un même aliment représente les deux types d’épreuves les plus répandues au monde : la richesse et la pauvreté. Comment ceci est-il possible ? Pour ce qui est de l’aliment lui-même, il venait d’en haut sans être entaché d’aucun déchet.

    Par contre, aux yeux de l’homme, qui sont matériels et limités et ne peuvent percevoir l’illimité, la manne présentait des manques. Ceci est le propre de chaque épreuve. L’épreuve est un voile qui cache l’aspect divin. Ton rôle est de dévoiler cet aspect divin, et c’est ainsi tu peux t’élever. Lorsque tu es béni de richesses, tu ne dois pas faire l’erreur de penser que ceci est dû “à ta force et à la puissance de ton bras”, pour reprendre l’expression du verset. Tu dois au contraire avoir conscience a chaque instant que c’est D-ieu qui te donne ce que tu possèdes.

    Cette épreuve est plus difficile que celle de la pauvreté, car il est facile est agréable d’oublier ceci. A l’inverse, lorsque, que D.ieu te préserve de tout mal, tu n’es pas riche, ‘has véchalom, ou tu es pauvre ou le devient, ou que tu as connu un revers, une faillite, tu dois savoir que rien de mauvais ne descend d’en haut. Tu dois avoir conscience que bien que tes yeux de chair, ressentent ceci comme quelque chose de négatif, tout ceci n’est à sa source que du bien.

    Il faut donc recevoir cette épreuve avec amour. D-ieu ne fait descendre que du bien. Quand tu relèves l’épreuve, tu te renforces dans la Torah et les mitzvoth, tu verras alors de tes yeux de chair le bien qu’elle contenait, non seulement sur le plan spirituel, mais bien plus, tu recevras même dans ce monde la bénédiction matérielle. C’est ainsi qu’il est dit dans la Michna : “Celui qui étudie la Torah dans la pauvreté finira par l’étudier dans la largesse”.

    ROCH HODESH TOV OU MEVORAH À TOUS! Béserot tovot! AMEN!
    et une bonne délivrance à notre amie Johanna… (elle se reconnaitra) 🙂 Que D.. protège la maman et son bébé en bonne santé. AMEN!

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