Quand Barack Hussein Obama se souvient des sermons de Jeremiah Wrigh

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Obama, la main sur l’épaule du pasteur antisémite Jeremiah Wright
Non, Messieurs, Israël n’est pas un “mot sale”Vous souvenez-vous de la campagne qui a conduit Obama à la Maison Blanche ? Il ne fallait pas rappeler alors qu’il était né musulman, qu’il avait glissé vers le christianisme version théologie marxiste de la libération, et que son conseiller spirituel, pendant vingt ans, avait été Jeremiah Wright, un antisémite pour qui « Israël est un mot sale ».

Il ne fallait pas évoquer son amitié pour Rashid Khalidi et Bill Ayers, ou ses liens avec Louis Farrakhan, l’homme pour qui New York est une hymie town, « une ville de youpins ».

Il fallait suivre aveuglément la cohorte des adorateurs, ne pas voir des évidences qui crevaient les yeux. Il y avait des Juifs, disait-on, dans l’entourage d’Obama, des Juifs très à gauche et pas très sionistes, mais, ajoutait-on, des Juifs quand même.

Ceux qui tenaient ce discours ont continué à le tenir obstinément et, parmi eux, hélas, de nombreux Juifs américains.

C’est à peine si ces gens se sont inquiétés lorsqu’Obama s’est mis, aussitôt intronisé, à faire la cour au monde musulman. Lorsqu’il a multiplié les déclarations d’amour à l’islam, en reprenant à son compte la version falsifiée de l’histoire du Proche-Orient qui circule dans le monde arabe, et en usant et abusant des comparaisons entre Israël et l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid.

Qu’il continue à tendre la main à Mahmoud Ahmadinejad au moment où celui-ci faisait tirer dans la foule à Téhéran les a perturbés quelques instants. Mais, du moins c’est de cela qu’ils voulurent se persuader, il n’y avait là qu’une stratégie subtile pour contraindre l’Iran à négocier.

Nous sommes maintenant seize mois après l’élection fatidique, quatorze mois après la prestation de serment, et nous entrons dans une phase qui sera sans doute décisive. L’attitude d’Obama concernant plusieurs dossiers de politique étrangère, et, tout particulièrement envers Israël et le Proche-Orient, se clarifie à une vitesse accélérée.

L’Iran s’approche de l’arme atomique. La perspective de sanctions s’éloigne, et, quand bien même des sanctions seraient votées par le biais d’on ne sait quel subterfuge, il apparaît fort distinctement qu’elles seraient inefficaces et ne serviraient à rien.

Quelle est la priorité absolue d’Obama dans ce contexte ? Prendre la posture de celui qui s’accommode on ne peut mieux de la perspective d’un Iran nucléaire. Et pour mieux encore s’en accommoder, faire pression sur Israël aux fins de dissuader le gouvernement du pays le plus directement menacé par une nucléarisation de l’Iran d’envisager la moindre intervention.

Israël se trouve confronté à des ennemis palestiniens que les discours biaisés d’Obama ont galvanisés et poussés vers le jusqu’au boutisme.

Obama fait-il machine arrière et se dit-il qu’il est allé trop loin ? Oh que non : il accélère, attise le feu, envoie Joe Biden donner aux dirigeants israéliens des baisers hypocrites et aux dirigeants palestiniens des baisers plus francs et chaleureux.

L’Autorité Palestinienne, pour faire montre de sa modération, ne vient-elle pas de donner à une place de Ramallah le nom de Dalal Moghrabi, l’auteur du pire attentat commis contre Israël (38 morts, dont 13 enfants) ?

Après avoir fustigé pendant des mois la « colonisation » israélienne et encouragé les dirigeants palestiniens à exiger que la Judée Samarie soit Judenrein, comme le disait leur maître à penser moustachu mort dans un bunker à Berlin en 1945, Obama saisit un prétexte : le feu vert donné à la construction de logements dans un quartier de Jérusalem-Est.

Jérusalem-Est, qui, il est vrai, avait été vidée de toute présence juive par l’armée jordanienne et ses soldats antisémites en 1948, mais qui n’est plus du tout vide de présence juive depuis des années.

Je pourrais reprendre en détails l’histoire de Ramat Shlomo. D’autres l’ont fait de manière très rigoureuse, ainsi Daniel Greenfield dans son article du dimanche 14 mars, « Barack Hussein Obama vs. Israel » (www.sultanknish.blogspot.com).

Je ne le ferai pas, car je pense que ce qui s’applique ici est le vieux dicton disant que lorsqu’on veut abattre son chien on dit qu’il a la rage. Obama entend abattre Israël et traiter le gouvernement Netanyahu comme un chien.

A cette fin, il l’accuse de la rage, et accuse Israel par la même occasion. Si ce n’avait été ce prétexte, cela en aurait été un autre. Si Obama pouvait assouvir ses désirs profonds, il abandonnerait Israël, et je ne suis pas du tout loin de croire que, se souvenant des sermons de Jeremiah Wright, il ne pense aussi qu’Israël est un « mot sale ».

Faute de mieux, Obama défend un « plan de paix » qui est le « plan saoudien » : autrement dit des concessions tellement importantes et drastiques de la part d’Israël, qu’Israël n’y survivrait pas.

C’est ce « plan de paix » qu’il désire faire promulguer à marche forcée. Dès lors qu’il entend s’accommoder aussi d’un Iran nucléaire et dissuader Israël d’agir, nul besoin n’est de discerner ce que sont les arrière-pensées de celui qui rêve de marquer l’histoire et qui est le premier président islamo-gauchiste des Etats-Unis.

J’ai entendu utiliser à son propos le mot « pragmatisme ». C’est un mot qui me déplait, car il manque d’éthique et d’épine dorsale. Cela dit, Obama n’a jamais rien eu d’un « pragmatique ». Il le montre chaque jour dans ses décisions domestiques.

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