Poutine à la conquête des médias US

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La force de frappe occidentale se disperse. La Syrie lance une offensive près de la frontière israélienne.

Les rebelles syriens, désabusés, n’ont plus le coeur à l’ouvrage.

Le Président russe Vladimir Poutine, tout en s’engageant dans une active coopération avec le Président Obama, au sujet de la Syrie, n’a rien contre le fait de lui marcher sur la tête, pour faire avancer son agenda et séduire le « peuple américain » dans un article qu’il a publié dans le New York Times, jeudi 12 septembre.

Il continue de contester toutes les preuves réunies, en affirmant que la calamiteuse attaque chimique du 21 août à l’Est de Damas, aurait été commise par les rebelles syriens et non par l’Armée d’Assad.


Poutine, par ippon. Obama au tapis.

Il s’agit clairement d’une tentative de retournement une fois pour toutes, du peuple américain et de ses représentants, contre une intervention militaire américaine en Syrie, quelle qu’elle soit.

Si Poutine réussit à faire passer son message, c’est la seconde fois en une décennie que Moscou tente d’imposer ses quatre volontés au peuple américain. La première fois, les Russes visaient à discréditer l’Administration Bush, en réussissant à convaincre le monde, avant l’invasion américaine de l’Irak, en 2003, que Saddam Hussein ne disposait pas d’armes de destruction massive, alors qu’il était de notoriété mondiale qu’il avait allègrement gazé 5000 à 8000 de ses citoyens kurdes, en 1988.


Non, pas d’armes chimiques chez Saddam… Halabja 1988.

Dans son article, Poutine poursuivait, sur un ton moralisateur : “Il est alarmant de constater que l’intervention militaire dans les conflits internes des pays étrangers soit devenue la norme, pour les Etats-Unis. Est-ce vraiment dans les intérêts à long terme de l’Amérique ? Des millions de personnes à travers le monde, perçoivent, de plus en plus, l’Amérique, non pas comme un modèle de démocratie, mais comme un pays qui n’a uniquement recours qu’à la force brutale » voir : état architectural de Grozny, Tchéchénie”>Article original.


La même, sur l’Iran?

Le dirigeant russe, célèbre pour ses orientations de BisounURSS “Peace and Love” , a pu étriller à bon compte un Président américain dont la principale caractéristique en fait, est d’être un vrai timoré, en matière d’action militaire. Poutine doit être totalement confiant, se disant qu’Obama est bien trop engagé dans leur démarche diplomatique conjointe, aussi bien sur l’Iran que la Syrie, pour être en mesure, maintenant, de rebrousser chemin. Il compte, de toute évidence, sur l’annulation de toute intervention militaire pour garantir la préservation au pouvoir du régime Assad.

Les sources militaires de Debkafile révèlent que l’Armada militaire occidentale, rassemblée face à la Syrie, au cours des deux dernières semaines, a rompu les rangs, à mesure que la résolution du Président américain à mener une action militaire fléchissait, puis s’évanouissait sous les pressions incessantes de Moscou.

Les navires britanniques et français ont traversé le Canal de Suez en direction de la Mer Rouge, mercredi 11 septembre et les navires américains ont battu en retraite, depuis les côtes syriennes, pour des eaux plus calmes, situées entre la Crète et Chypre. Obama a donc cédé sur son intention initiale de maintenir en position cette armada sur le pied de guerre – comme un tison intimant à Assad de se conformer au plan russe en vue de l’élimination de ses armes chimiques.

Aujourd’hui, vendredi, l’agence de presse turque Dogan confirme qu’un nouveau destroyer russe a traversé le Canal du Bosphore pour déboucher en Méditerranée. Et l’agence de propagande iranienne Press-TV annonce le renforcement russe dans cette zone, selon la théorie des vases communicants ( ynetnews.com Article original).

Tout expert militaire en armes chimiques qui se respecte n’a pu que conseiller au Président américain sur le fait qu’il n’y a aucun moyen de localiser et de détruire l’arsenal chimique d’Assad, excepté si on envoie une armée d’observateurs accomplir ce travail sur le terrain, et pour longtemps, et que cela ne pourra, certainement pas, se réaliser, alors qu’une guerre civile est en train de ravager le pays. Même si et quand cela deviendrait faisable, cela pourrait prendre des années (évaluées à 20 ans !).


Le côté fair-play d’Assad pendant les discussions : 248 morts par massacre, sur la côte, face à l’Armada qui se disperse.

Pendant ce temps, l’armée syrienne n’attend rien de la diplomatie, et poursuit sa route. Jeudi, les opérations offensives dans le Sud ont été relancées, avec Dera’a pour objectif principal, les troupes avançant très rapidement en direction des carrefours transfrontaliers entre la Syrie, la Jordanie et Israël.

Le moral des rebelles a sombré au fond de la mine, écoeurés qu’ils sont par la trahison de l’Administration Obama et de ses caniches Français, et leur résistance face au rouleau compresseur de l’armée se maintient, au mieux, sans réelle conviction.

Mais l’information la plus grave, pour Israël, si elle se confirme, est l’offre d’1 tonne de gaz innervant VX, qu’Assad a confié au Hezbollah. Le dictateur syrien s’évertue à écouler ses stocks, aussi bien vers le Liban que vers l’Irak.

DEBKAfile Reportage Spécial 12 septembre 2013, 10:52 PM (IDT)

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

1 COMMENT

  1. “Le dirigeant russe, célèbre pour ses orientations de BisounURSS “Peace and Love”” ??? Euh, un bisounours peace and love ne vend pas des missiles S 300 à la Syrie ni de centriugeuse nucléaires anti-frappes aérienne à l’Iran ! Poutine est tout sauf un pacifique ! Il est plutôt, à mes yeux, un monstre froid qui sacrifie tout (y compris, et à commencer par, l’éthique !) sur l’autel de ses intérêts !

    … Si seulement il n’était qu’un bisounours peace and love !

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