Pourquoi Abbas approuve la terreur de loups solitaires palestiniens?

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Aucun mot de condamnation n’est survenu, de la part d’aucun dirigeant palestinien, pour le meurtre de deux soldats israéliens, en deux jours, par des Palestiniens de Judée-Samarie : samedi 21 septembre, le Sergent Tomer Hazan, 20 ans, de Bat Yam, a été découvert assassiné dans un puits, près de la ville cisjordanienne de Qalqilya. Dimanche, un autre jeune de 20 ans, le Sergent Gal (Gavriel) Kobi, de Tirat Hacarmel, a été tué d’une seule balle, par un sniper palestinien, alors qu’il gardait la Tombe des Patriarches, à Hébron.

Le silence de Ramallah est bien orchestré, indice que Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité Palestinienne est en faveur du fait que des soldats israéliens soient abattus, à échéance presque quotidienne, de façon à renforcer sa poigne dans le cadre des négociations avec Israël, parrainées par les Etats-Unis.

Ces discussions n’ont pas avancé d’un pouce, puisque les parties demeurent retranchées sur leurs positions les plus éloignées.

Trois mois de pourparlers, initiés par le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, la Ministre de la Justice Tzipi Livni et Yitzhak Molcho, pour Israël et le Palestinien Saeb Erekat n’ont pas permis de seulement se mettre d’accord sur l’agenda à suivre. Le 8 septembre, Livni a proposé un calendrier de travail en 17 points. Les Palestiniens ont contré cette proposition par un agenda en six chapitres, tous relatifs aux « problèmes centraux » les plus litigieux de la controverse.

La liste de Livni lui était dictée par le Premier Ministre Binyamin Netanyahou. Elle ne marche pas main dans la main avec le Premier Ministre sur sa politique palestinienne ou ses tactiques de négociation, mais est tenue de suivre ses directives ou de démissionner.

Après avoir présenté leurs agendas conflictuels, les négociateurs israéliens et palestiniens sont retombés sur les argumentaires divergents, concernant les priorités – la sécurité d’abord, disent les Israéliens, les frontières, rétorquent les Palestiniens.

Le côté israélien a expliqué qu’un accord sur des arrangements sécuritaires déterminerait, de fait, la localisation des frontières ; alors que les Palestiniens ont insisté pour inverser cet ordre. Ils ont cité le Secrétaire Kerry, en disant qu’il leur avait promis explicitement que les limites d’avant-1967 seraient retenues comme représentant les « frontières » du futur Etat Palestinien.

Kerry a évité de poser sur la table quelque papier que ce soit élaborant la position américaine, en l’absence de participant américain à ces pourparlers.

Cette absence résultait des objections du Premier Ministre Netanyahu à la présence de l’ancien ambassadeur américain en Israël, Martin Indyk, dans le rôle d’envoyé spécial américain. Il maintenu fermement que les négociations devaient être directement conduites, de façon bilatérale, entre Israël et les Palestiniens, sans intervention américaine.

En tout cas, Netanyahou n’a jamais trouvé en Indyk un partenaire appréciable, durant ses années en tant qu’ambassadeur, il y a une décennie. La dispute entre les listes rivales a surgi, peu de temps après que Netanyahu ait demandé à Livni et Molcho de mettre sur la table, ce qu’il a appelé la « dernière offre d’Israël », qui consistait en un retrait de 60% de Cisjordanie, en faveur d’un Etat palestinien.

Ce plan lui aurait sauvé la mise en lui évitant de devoir évacuer un seul resident juif des implantations de Judée et Samarie. Personne , à l’extérieur du cercle restreint autour de Netanyahu ne s’attendait à rien de plus ou de moins, qu’à un brusque refus palestinien de seulement discuter cette offre. Son action a été perçue, assez largement, comme une inexplicable gaffe.

Depuis qu’il est devenu évident que les négociations avec Israël ne menaient nulle part, les tensions n’ont fait que croître dans l’arène palestinienne. Jusqu’à présent, Kerry s’est montré à même de maintenir ces lourdes tensions sous un couvercle d’acier –principalement en interdisant aux deux parties d’émettre le moindre mot sur l’état des pourparlers, sous peine de représailles américaines.

Ce climat de huis-clos top-secret a permis au Secrétaire américain de maintenir l’apparence d’un progrès dans les discussions au Moyen-Orient, et aux dirigeants israéliens et palestiniens de veiller à leurs propres affaires internes, sans trop s’en préoccuper.

Netanyahu, par des manœuvres visant à éviter d’avoir à évacuer la moindre implantation, a préservé intact son gouvernement de coalition. Abbas, agissant par l’intermédiaire de ses sbires, a laissé partiellement la bride sur le cou aux terroristes palestiniens – bien que, pour le moment, ils n’agissent qu’isolément en attaquant des soldats israéliens.

Comme Arafat avant lui, Abbas ne rédige pas des directives par écrit. Il a utilisé des allusions, clins d’œil et hochements de tête, pour générer un climat permissif envers l’action terroriste. Tant qu’ils limitent leurs cibles à des Israéliens portant l’uniforme, on laisse ainsi comprendre qu’ils ne seront pas gênés par la Sécurité palestinienne et ses agences de renseignements.

Ces agences connaissent certainement l’identité du sniper palestinien qui a tiré pour tuer le soldat israélien à Hébron, dimanche. Si l’ordre leur était donné par l’Autorité Palestinienne, elles pourraient rapidement mettre la main sur lui et le transférer aux autorités israéliennes. Le refus de l’Autorité Palestinienne de le faire a produit un relâchement du couvercle d’acier de Kerry sur le bouillonnement qui mijote, du côté palestinien. Il reste à voir si Abbas va, ou non, laisser se poursuivre les attaques meurtrières contre des soldats israéliens, voire même en étendre le rayon d’action. S’il le fait, Netanyahu devra se détourner de la gestion des politiques internes et prêter sérieusement attention au fait de devoir contrer la résurgence du terrorisme palestinien.

DEBKAfile Analyse Exclusive 23 septembre 2013, 11:34 AM (IDT)

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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