Parachath Wayèchev – Des hauts et des bas

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Le destin de Joseph est caractérisé par une alternance quasi-automatique de hauts et de bas, de succès et de malheurs.

D’abord fils préféré de son père Jacob, qui lui offre une robe bigarrée, symbole des faveurs paternelles, il subit la jalousie de ses frères qui le jettent au fond d’un puits pour le vendre ensuite à des caravaniers.

Favori d’un haut dignitaire de la cour royale d’Egypte, il subit les avances de la femme de celui-ci, séduite par sa beauté, à la suite de quoi il est jeté en prison.

Il y jouit des faveurs du chef-geôlier, et y interprète les rêves du maître-échanson et du maître-panetier.

Abandonné dans son cachot, il en est enfin extrait pour interpréter les rêves de Pharaon et accéder enfin à l’existence fastueuse de vice-roi d’Egypte.

Cette succession de souffrances et de bonheurs a eu au moins un sens : celui de forger le caractère de Joseph et de contribuer à lui faire attribuer le titre de יוסף הצדיק (« Joseph le juste »).

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Haftarath Wayèchev – « Trois transgressions… et quatre »

On connaît le rapport qui relie notre haftara à la paracha à laquelle elle est associée :

« Ainsi a parlé Hachem : À cause de trois transgressions d’Israël, et à cause de quatre, je ne le révoquerai point, parce qu’ils ont vendu un juste pour de l’argent, et un pauvre pour une paire de sandales » (Amos 1, 6).

Le « juste » n’est autre que Joseph, et la « paire de sandales » est celle que chacun de ses frères a pu s’acheter avec la somme provenant de sa vente.

Lorsque le Saint-béni-soit-Il créa les arbres, ceux-ci étaient fiers de leurs allures et de leurs hauteurs et ainsi, ils se dressaient fièrement de plus en plus haut.

Mais dès lors qu’Il créa le fer, ils se sont rétractés disant : « Malheur à nous ! Car Hachem a déjà créé la matière capable de nous abattre. »

Il en fut ainsi après la destruction du Temple de Jérusalem, lorsque que les impies s’en sont félicités, disant : « Qu’avons-nous perdu de la destruction du Temple, puisqu’il y a parmi nous des Sages capables à eux seuls de mener le monde de par sa Tora et ses commandements ? »

C’est alors que le Saint-béni-Soit-Il permit à l’empereur de Rome d’apprendre la Tora de Moïse. Lorsqu’il lut le verset : « Celui qui aura enlevé un homme et l’aura vendu, si on l’a pris sur le fait, il sera mis à mort » (Chemoth 21, 16), il convoqua les dix Sages d’Israël les plus éminents, et il les condamna à mort à cause, expliqua-t-il, de la vente de Joseph qui avait été vendu par dix de ses frères.

Jacques KOHN

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