ONU: le Conseil devra réagir rapidement si Damas ne tient pas ses promesses

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Le Conseil de sécurité de l’ONU devra réagir « très rapidement et avec vigueur » si le régime syrien ne tient pas ses promesses de désengagement militaire avant la date limite du 10 avril, a estimé mardi l’ambassadrice américaine aux Nations unies Susan Rice.
Mme Rice, dont le pays préside le Conseil en avril, a réaffirmé que les
Etats-Unis restaient sceptiques sur la volonté du président Bachar el-Assad
d’appliquer le plan du médiateur Kofi Annan.

« A notre avis et à celui de beaucoup de pays membres (du Conseil), ce que
nous avons vu depuis le 1er avril n’est pas encourageant »
, a-t-elle déclaré à
la presse.

« Si le gouvernement syrien utilise ce délai (jusqu’au 10 avril) pour
intensifier la violence au lieu de l’atténuer, (..) il faudra que le Conseil
de sécurité réponde à cet échec très rapidement et avec vigueur' », a-t-elle
ajouté.

Il est possible que M. Annan vienne à New York pour s’exprimer devant le
Conseil et l’Assemblée générale de l’ONU immédiatement après le 10 avril, ont
indiqué des diplomates.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni préparent un projet de
déclaration du Conseil prenant acte de la date limite du 10 avril, acceptée en
principe par le régime syrien.

Ce texte a commencé à être négocié mardi entre les 15 pays membres du Conseil.

Cette déclaration vise à « souligner l’importance pour le gouvernement
syrien de respecter son engagement de cesser toute action offensive avant le
10 avril », a expliqué Mme Rice.

L’ambassadeur francais Gérard Araud a dit « espérer » l’adoption de cette
déclaration mercredi soir ou jeudi matin.

Elle officialisera l’accord de Damas sur un désengagement militaire avant
le 10 avril et les préparatifs pour un déploiement d’observateurs de l’ONU en
Syrie.

Selon des diplomates, le projet de déclaration précise que « le Conseil
envisagera toute autre mesure qu’il jugera appropriée » si Damas ne respecte
pas ses engagements, une formulation vague destinée à amadouer la Russie, qui
refuse d’adresser un ultimatum à son allié syrien.

C’est cette même formulation qui avait été choisie pour une déclaration
adoptée le 21 mars par tous les membres du Conseil, y compris Moscou et Pékin,
afin de soutenir la mission Annan.

La Russie et la Chine ont mis leur veto à deux projets de résolution sur la
Syrie depuis un an.

NEW YORK 3 avr 2012 (AFP) (Nations unies),

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