ONU : L’ordre du Jour antisioniste du Conseil des Droits de l’homme

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Manfred Gerstenfeld interviewe Hillel Neuer, alors que les pays membres de l’organe onusien discutent des clauses imposées par Israël comme conditions préalables.

“Les déformations anti-israéliennes se propagent au sein du système de l’ONU. En 2012, son Assemblée Générale a adopté 22 résolutions contre Israël – contre quatre pour tout le reste du monde.

“Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies (CDHNU/UNHRC), situé à Genève, s’est doté d’un ordre du jour hostile à Israël. C’est l’unique pays pris spécifiquement pour cible à chaque réunion. Pas un seul des principaux violateurs des droits de l’homme, comme la Chine, Cuba, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie ou le Zimbabwe ne fait l’objet d’un pareil traitement ».

Hillel Neuer est Directeur exécutif d’UN Watch depuis 2004. En 2013, le journal israélien Maariv l’a désigné comme l’un des dix premiers organismes publics juifs qui font que le monde reste un endroit amendable où vivre.

UN Watch, fondée en 1993, est la seule ONG accréditée par l’ONU, à qui est confiée une mission d’observation auprès de l’organisation mondiale, pour mesurer si elle respecte sa propre charte. Elle lutte contre le préjugé anti-israélien, tient l’ONU pour comptable de ses orientations et défend les droits de l’homme. Pour atteindre ces objectifs, elle fait face aux dictatures, aux double-standards et réplique aux attaques contre le statut international d‘Israël.

Elle s’attache aux valeurs fondamentales des droits de l’homme. UN Watch poursuit, également, les officiels de l’ONU qui se dissimulent derrière un mandat apparemment neutre pour lancer des attaques politiques insidieuses contre Israël, l’Amérique et le monde occidental. En outre, l’organisation influence les décideurs politiques, et actionne les leviers d’une solide présence dans les médias, pour former l’opinion mondiale et mettre en lumière les véritables violateurs des droits de l’homme.

“Chaque année, UN Watch rassemble des organisations partenaires et des dissidents courageux, durant notre Sommet annuel à Genève, en faveur des Droits de l’Homme et de la Démocratie. Nos assemblées dénoncent les pires violateurs mondiaux des droits de l’homme et donnent la parole aux victimes d’abus qui en ont le plus besoin, dans le monde, et à qui l’ONU n’offre jamais la moindre tribune. Notre conférence parallèle de Durban III a adopté une vibrante déclaration et élaboré des résolutions de l’ONU condamnant les violations en Syrie, en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Chine, en Russie, à Cuba et au Zimbabwe. Les réseaux sociaux sont une aide précieuse pour notre petite organisation, lui permettant d’atteindre une audience globale. Le réseau YouTube d’UN Watch Article original atteint plus de 2 millions de visiteurs.

“UN Watch s’engage dans la diplomatie de coulisse, autant que dans la défense publique des causes soutenues, en publiant des rapports, des éditoriaux et des communiqués de presse, qui sont lus par des décideurs politiques, des journalistes et l’ensemble du public. Nous témoignons devant les organismes gouvernementaux, comme les Congrès américain et britannique, les parlements canadien, norvégien pour informer et influencer les députés. Nous aidons, également, les victimes privées d’accès à la parole publique, en leur offrant une tribune internationale unique en son genre.

“Grâce à UN Watch, d’anciens prisonniers politiques de Chine, d’Iran, de Libye, de Corée du Nord et de Syrie ont eu la possibilité de confondre leurs oppresseurs, au cours de débats dramatiques et riches en rebondissements, devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. On en a un bon exemple, en 2009, lorsque la Conférence mondiale de l’ONU de Durban II contre le Racisme était présidée par l’ambassadrice de Kadhafi, Madame Najat Al-Hajjaji. UN Watch a surpris et sérieusement embarrassé le régime libyen, en produisant un orateur invité, Ashraf El-Hojouj, médecin d’origine palestinienne, qui a été une des victimes de la cruauté libyenne les plus connues dans le monde. Une décennie plus tôt, la police libyenne l’avait mensongèrement accusé, lui et cinq infirmières bulgares, d’avoir empoisonné 400 enfants en leur inoculant le virus du SIDA. Ils avaient tous été horriblement torturés ».

Neuer remarque : “L’UNHRC adopte plus de résolutions concernant Israël qu’il ne le fait pour l’ensemble du reste du monde. Durant sa session de mars 2013, il y a eu six résolutions politiquement orientées contre Israël – et seulement quatre pour tous les autres pays. La très vaste majorité des victimes de violations énormes et systématiques dans le monde ne parviennent absolument pas à obtenir la moindre résolution les concernant. La Commission des Droits de l’homme ferme les yeux sur les meurtres de masse, en Iran, en Syrie, en Irak, en Egypte et partout ailleurs, ce qui traduit un mépris évident du mandat international pour lequel elle a été mise en place.

En outre, Israël fait aussi l’objet de sessions d’urgence bien plus nombreuses que tout autre pays a monde. Le rapport Goldstone, en 2009, qui s’est acharné contre Israël, pour mieux exonérer le Hamas, a été l’un des produits d’appel de ces sessions. Une autre situation discriminatoire est encore qu’Israël se trouve être le seul pays à être exclu du système par groupes régionaux de l’UNHRC. L’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan a dénoncé cette « anomalie durable », qui empêche Israël de participer pleinement au travail de l’organisation. Sir Robert Jennings, ancien Président de la Cour Internationale de Justice disait que cela « mettait l’ONU en porte-à-faux et en rupture avec ses obligations fondamentales, au regard de l’équité souveraine et que c’est parfaitement illégal ».

“Le Suisse Jean Ziegler, un official de l’UNHRC depuis très longtemps, qui justifiait les attentats du Hezbollah contre Israël, a été réélu en 2013. Il a aussi acquis sa notoriété pour son soutien inconditionnel à divers dictateurs. UN Watch a rendu son rôle public, en tant que cofondateur, co-directeur et lauréat, en 2002 du « Prix Mouammar Kadhafi des Droits de l’homme », ce qui lui a valu d’être condamné par le Parlement suisse.

“Alors que beaucoup d‘experts de l’UNHRC réalisent un travail important, la politisation règne, dès qu’il s’agit d’Israël. Richard Falks, soi-disant « enquêteur » dans les territoires palestiniens, est spécialement mandaté par le Conseil pour se focaliser uniquement que sur les actions d’Israël. Son soutien à l’organisation terroriste du Hamas est tellement radicale que même l’Autorité Palestinienne lui a demandé de démissionner. Grâce à la campagne menée par UN Watch, le Secrétaire-Général Ban Ki Moon a fini par condamner les remarques de Falk – ce qui a constitué un moment trop rare où le chef de l’ONU a dénoncé un officiel de l’ONU. Cette rebuffade historique marque un rappel qu’il existe, quand même, des gens dignes à l’ONU, qui s’opposent aux violations systématiques de la garantie d’équité inscrite dans la charte de l’ONU, commises par l’UNHRC ».

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans . Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

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Les pays membres de l’organe onusien discutent des clauses imposées par Israël comme conditions préalables.

Israël pourrait être sur le point de renouveler sa coopération avec le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, un an et demi après que Jérusalem a rompu ses relations avec l’organisme international, selon le quotidien Haaretz.

Les négociations entre Israël et le Conseil auront lieu au cours des deux prochains jours à Genève, où les ambassadeurs des pays membres du Conseil doivent décider si oui ou non ils souhaitent intégrer Israël au sein de l’arène internationale. Si les grandes lignes de l’accord sont adoptées, il s’agirait d’une importante victoire diplomatique pour Israël, qui boycotte le Conseil situé à Genève depuis mars 2012.

L’ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman avait alors rompu les liens avec le Conseil, suite à sa décision de convoquer une commission internationale pour enquêter sur les implantations en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Les négociations entre Israël et le Conseil des Droits de l’Homme ont été soutenues par les États-Unis, la Suisse et la France, qui ont agi contre la volonté d’autres Etats occidentaux.

Du côté israélien, la négociation a été conduite par l’ambassadeur Aharon Leshno-Yaar, chef du département des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères.

Deux conditions imposées par Israël

Le plan présenté par Israël, qui comporte deux closes majeures, conditionne son retour au Conseil.

La première est qu’Israël rejoigne le groupe permanent des Etats occidentaux du Conseil des droits de l’homme, aux côtés des États de l’Europe occidentale, de la Turquie, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Israël souhaite rejoindre ce groupe pour bénéficier d’appuis diplomatiques.

La deuxième clause est censée limiter l’utilisation de “l’article 7” de la charte du Conseil, qui stipule que toute conférence sur les Droits de l’Homme tiendra une discussion séparée sur la question des Droits de l’Homme en Israël et en Cisjordanie. Israël est le seul Etat au monde soumis à ce régime particulier.

Au cours des deux prochains jours, les discussions se tiendront entre les pays membres du groupe permanent des Etat occidentaux du Conseil, dans une tentative de parvenir à un consensus.

Les deux obstacles à un tel consensus sont la Turquie, qui n’a pas encore accepté de permettre à Israël de rejoindre le groupe, et d’autres Etats, comme l’Irlande, le Liechtenstein et l’Islande, qui ont exprimé des réserves concernant la limitation de l’article 7.

“Nous attendons une décision officielle des Européens”, a déclaré un haut responsable du ministère des Affaires étrangères à Haaretz.

“Si le plan est adopté, ce sera un feu vert pour le renouvellement de la coopération entre Israël et le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU”, a-t-il ajouté.

La décision finale devrait être rendue vendredi soir car Israël est censé comparaître lundi devant le Conseil, pour son examen universel appelé “Examen périodique universel” (EPU). L’EPU est une audition, qui a lieu une fois tous les deux ans et au cours de laquelle chaque Etat membre de l’ONU rend compte des Droits de l’Homme sur son territoire. L’EPU est une pierre angulaire du droit international des Droits de l’Homme.

Israël ne s’était pas présenté à son EPU en janvier dernier, créant un précédent dans l’histoire du Conseil. Face à cette absence, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a décidé le 29 janvier 2013 de repousser la date de la rencontre à novembre et a chargé son président de prendre des mesures pour qu’Israël reprenne les relations et empêcher ainsi que ce problème n’entrave le principe d’universalité de l’EPU comme une arène universelle de dialogue sur les droits de l’Homme.

Si le plan n’est pas adopté, Israël ne se présentera pas à l’EPU, et deviendra ainsi le premier État à boycotter cette audience.

24-10-2013/ i 24 NEWS Article original

TAGS : ONU Conseil des droits de l’Homme EPU EPO Turquie Irlande

Israël Palestinisme

1 COMMENT

  1. {{Toutes ces organisations donneuses de leçons sont contaminées , elles sont pourries de l’intérieur par le ver nazislamiste .}}

    {{Plusieurs états ont été déjà contaminés .}}

    {{Comme jadis par la peste .}}

  2. ISRAEL DOIT METTRE AU PIED DU MUR L’UE,COMME ELLE A FAIT POUR CET ORGANISME BIDON,
    ILS S’AGENOUERONT TOUS DEVANT ISRAEL,PARCE QUE LE MONDE ENTIER A BESION D’ISRAEL.
    MAIS IL NE FAUT PAS CEDER UN POUCE,
    ET METTRE TOUT CES GAUCHISTES A LA POUR DE TOUTES LES INSTITUTIONS D4ISRAEL

  3. Je ne comprends pas bien ces “efforts” d’Israël pour retouner dans cette galère ! Quand on sait par exemple que le «  Mouvement des Pays non Alignés  » ( non alignés sur le monde occidental) regroupent 118 états ,et ils représentent 2/3 des membres de l’ONU ! L’Organisation de coopération islamique (OCI) fait partie du Mouvement des non-alignés, et regroupe 57 états et 5 pays observateurs. Le but de l’Organisation tel que défini dans la Déclaration de la Havane en 1979 est d’assurer ” l’indépendance nationale et la sécurité des pays non-alignés dans leur lutte contre l’impérialisme , le colonialisme, le racisme et le sionisme ..(assimilant racisme et sionisme !) Un invité fréquent du Conseil des droits de l’homme était Ahmadinejad ! la Commission sur le droit des femmes a choisi de porter à sa tête l’Arabie Saoudite ! Le Conseil des Droits de l’homme nomme dès qu’il le peut des «  experts  » qui rédigent des rapports aussi fiables que le tristement célèbre rapport Goldstone , ou qui «confirment» que le Tombeau de Rachel et le Tombeau des Patriarches sont des mosquées ! ETC….

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