Nucléaire iranien: Fabius pointé du doigt par l’Iran

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La diplomatie française mise en cause dans l’échec des négociations de Genève. L’Iran emploie des arguments d’allusion antisémite à l’encontre de Fabius, « plus soucieux des intérêts sionistes que de ceux de son propre pays » (dixit.). Avec de telles tirades, il est certain que le projet d’éradication iranien reste entier. Le plus « étrange » est que certains diplomates « occidentaux » emboîtent le pas des Ayatollahs.

Jason Reed (Pool/AFP)

Alors que les discussions se sont achevées sans accord samedi soir à Genève entre l’Iran et le groupe des 5+1 (5 membres du Conseil de sécurité + Allemagne), le rôle de la France dans l’échec des négociations est soulevé par certains diplomates.

L’insistance du chef de la diplomatie française Laurent Fabius à demander un engagement plus fort de l’Iran sur certains volets de son programme nucléaire, susceptibles d’avoir une vocation militaire, commençait à être nettement critiquée parmi les autres négociateurs occidentaux et iraniens.

« Les réunions de Genève ont permis d’avancer mais nous n’avons pas pu conclure parce qu’il y a encore quelques questions qui restent à traiter », a déclaré le ministre français. Une réunion au niveau des directeurs politiques se tiendra ultérieurement », a indiqué M. Fabius.

Catherine Ashton a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il y avait eu beaucoup de « progrès mais certaines différences demeurent ».

Interrogée sur la position de la France et son rôle éventuel dans l’absence d’accord, Mme Ashton a dit « ne pas vouloir entrer dans le détail des discussions ». « La France joue un rôle important dans le groupe européen (avec la Grande-Bretagne et l’Allemagne) et ils ont joué un rôle important aujourd’hui comme ils le font dans chaque négociation », a-t-elle dit.

Ashton a ajouté que les négociations se poursuivront le 20 novembre.

« Les Américains, l’Union européenne et les Iraniens ont travaillé de façon intensive pendant des mois sur cette proposition et ce n’est rien de plus qu’une tentative par Fabius de se donner de l’importance tardivement », a déclaré à des journalistes un diplomate occidental.

Après un entretien avec son homologue iranien, M. Fabius estime à nouveau que « des questions importantes subsistent, en particulier sur le réacteur d’Arak, ainsi que sur le stock et l’enrichissement de l’uranium ».Fabrice Coffrini (AFP)

« Nous voulons éviter l’euphorie du verre à moitié plein », dit-on dans la délégation française, rappelant qu’en 2003-2004 un accord sur la suspension de l’enrichissement d’uranium par les Iraniens avait volé en éclats.

Le chef de la diplomatie française a été le premier à annoncer l’absence d’accord, soulignant qu’il restait beaucoup de chemin à faire, notamment sur sur trois points principaux : la centrale d’Arak, le devenir du stock d’uranium enrichi à 20 % et plus généralement la question de l’enrichissement.

« Alors que le peuple français souhaite l’amélioration des relations entre Paris et Téhéran, malheureusement le gouvernement français privilégie les positions du régime sioniste à la volonté de son propre peuple« , a déclaré plus tôt un responsable iranien, sous couvert d’anonymat.

Il a ensuite recommandé au chef de la diplomatie française d’accorder plus d’importance aux intérêts de son pays et non à ceux d’Israël.

Le réacteur à eau lourde d’Arak (deuxième filière pour obtenir une arme atomique avec cette fois du plutonium), évoqué par Laurent Fabius, doit entrer en service l’été prochain. Une fois qu’il fonctionnerait, il serait très difficile de l’arrêter, selon des experts.

Israël met en garde

Parmi les autres questions à régler figure celle de l’avenir du stock d’uranium enrichi à 20%. Selon certains médias, Téhéran pourrait accepter de geler pendant six mois l’activité de ses centrifugeuses les plus performantes, dans un geste de bonne volonté.

Israël a très vivement mis en garde contre un éventuel accord avec l’Iran qui ne permettrait pas de démanteler son programme nucléaire.

Lors de sa conférence de presse au terme des pourparlers, John Kerry a semblé reconnaître des tensions avec des alliés de Washington qui jugent qu’un accord avec l’Iran serait une erreur, apparente allusion à l’Etat hébreu, mais aussi à l’Arabie saoudite. L’implication de la France dans les pays du Golfe et le souci de ce que pense Ryiad est, au moins, aussi important, dans la position de L. Fabius que le faux procès en double-allégeance que lui font l’Iran et d’autres Occidentaux pro-américains. D’autre part, le ressentiment français d’avoir servi de faire-valoir aux Etats-Unis et à Moscou, avides d’une compromission pétrolière pour reprendre les rênes du marché, y est, certainement, pour beaucoup « >Article original.

« Certains de nos alliés sont directement et immédiatement impliqués et nous respectons énormément, inutile de le dire, leurs préoccupations », a déclaré le secrétaire d’Etat américain.

Les ministres israéliens de la Défense et de la Justice, Moche Yaalon et Tzipi Livni, ont appelé samedi les grandes puissances à être intransigeants avec l’Iran et à « ne pas se précipiter » vers un accord.

Les services de David Cameron ont indiqué que le Premier ministre britannique s’était entretenu une dizaine de minutes samedi soir par téléphone peu avant 19h00 (même heure GMT) avec son homologue israélien Benyamin Netanyahou à propos des négociations de Genève.

i24news.tv Article original

1 COMMENT

  1. Encore et toujours: on instrumentalise Israel pour aboutir à de noirs objectifs.

    Si l’occident n’accepte pas de se faire avoir (b… serait le mot juste), c’est parce qu’il ferait allégeance à Israel.
    Peut on etre de plus mauvaise foi ? comment faire confiance à de tels interlocuteurs ?

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