Netanyahou rejette une libération de prisonniers prématurée

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Le Premier ministre israélien a rejeté mercredi la demande conjointe des Etats-Unis et de l’Autorité palestinienne, de libérer le deuxième groupe de prisonniers palestiniens deux semaines avant la date prévue, en indiquant qu’il poursuivrait les libérations, malgré les attaques terroristes récentes sur le territoire israélien.lors que les négociations entre Israël et les Palestiniens devraient s’intensifier au cours des prochains mois, Benyamin Netanyahou est la cible de critiques de la part des responsables palestiniens, mais aussi de la part de ses propres ministres.

Refus d’avancer la libération des prisonniers

Les prisonniers étaient censés être libérés le 29 octobre, mais les Palestiniens voulaient avancer cette date, pour qu’elle coïncide avec la fête musulmane de l’Aïd (“fête du sacrifice”), qui débute ce dimanche.

Benyamin Netanyahou a précisé que les prisonniers seraient libérés selon le calendrier convenu avant le début des négociations.

Le cabinet du Premier ministre a décidé a la fin juillet de libérer 104 prisonniers palestiniens, en 4 groupes distincts, au cours des 9 mois prévus de négociations.

Chacun des détenus a été emprisonné avant les accords d’Oslo signés en 1993, et a été condamné à une lourde peine pour implication dans des attaques terroristes, ayant causé la mort d’Israéliens.

Benyamin Netanyahou a par ailleurs ajouté une clause à la résolution du cabinet, stipulant que les libérations de prisonniers dépendraient de l’évolution des pourparlers, ce qui a été condamné par l’Autorité palestinienne, qui affirme que dans le cadre de l’accord conclu avec les Américains pour la reprise des pourparlers, la libération des prisonniers est indépendante.

“Israël et les Palestiniens veulent deux choses différentes”

e son côté, le ministre israélien des Finances Yair Lapid, s’est opposé fermement à la demande exprimée par Netanyahou d’une reconnaissance palestinienne d’Israël en tant qu’Etat juif, comme condition pour tout accord de paix futur, lors d’une interview à la chaîne de télévision américaine Bloomberg.

“Mon père n’est pas arrivé à Haïfa du ghetto de Budapest pour obtenir la reconnaissance d’Abou Mazen (Mahmoud Abbas)”, a-t-il déclaré.

Selon Lapid, l’Etat d’Israël est un lieu que les Juifs sont en mesure de définir eux-mêmes après 2000 ans d’exil. “Nous sommes maintenant indépendants et établissons nos propres règles”, a-t-il dit.

Au cours de l’entrevue, le Ministre des Finances a exprimé son soutien pour une solution à deux Etats, sans donner plus de détails sur l’avancée des pourparlers. Il a cependant indiqué qu’il rejetait la division de Jérusalem, ajoutant qu’il croit que les Palestiniens finiront par renoncer à leurs exigences concernant la capitale d’Israël.

“Le problème avec les négociations est qu’Israël et les Palestiniens veulent deux choses différentes. Les Palestiniens veulent la paix et la justice. Israéliens veulent la paix et la sécurité”, a expliqué Yair Lapid.

Yassern Abed Rabbo, secrétaire de l’OLP et un des seuls responsables palestiniens autorisés à commenter les négociations avec Israël, a pour sa part traité Benyamin Netanyahou de “raciste” et de “numéro un des extrémistes en Israël”, en référence à sa demande de reconnaître Israël comme l’Etat du peuple juif.

Il a ensuite prédit que les pourparlers s’effondreraient en raison des positions tranchées de Netanyahou.

“Netanyahu est le numéro un des extrémistes en Israël. Il se cache derrière Bennett (ministre israélien de l’Economie) et Lieberman (l’ancien ministre des Affaires étrangères). Il est le symbole de l’extrémisme et recourt à une politique qui ne cherche pas de solution”, a déclaré Abed Rabbo, ajoutant que la direction palestinienne refuse de reconnaître la “Palestine historique” comme la “patrie du peuple juif “.

Lors de son discours à l’Université Bar Ilan dimanche, le Premier ministre israélien avait déclaré qu’il “n’y aurait jamais de paix” sans que les Palestiniens reconnaissent le caractère juif de l’État d’Israël.

Début septembre, Abed Rabbo avait déjà attaqué la reprise des négociations, en les qualifiant de “futiles”.

09-10-2013/ I 24 NEWS Article original

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