Musée du jeu de Paume : où trahir le serment du même nom

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Contrairement aux allégations par ailleurs très agressives de la direction du Musée, public, du jeu de Paume Article original ce dernier n’a, en aucun cas le droit, du fait même de son caractère de service public et donc de neutralité obligatoire Article original — un service dépendant de l’argent public octroyé par les citoyens et par les autorisés de séjour imposables — le droit de dénier, à quiconque, la possibilité d’émettre des critiques et doutes sur le caractère purement “artistique” d’une partie de l’exposition de Ahlam Shibli intitulée ” Death” et mettant en scène, sans contrepartie critique, des assassins ayant fait exploser des bombes parmi des populations civiles Article original israéliennes. Le fait de “montrer” quelque chose c’est déjà prendre une position symbolique et politique. Or, quand la direction du musée, ayant obligation donc de neutralité, se permet d’indiquer (selon le site Slate.fr Article original) que

Dans la série Death, conçue spécialement pour cette rétrospective, l’artiste Ahlam Shibli présente un travail sur les images qui ne constitue ni de la propagande ni une apologie du terrorisme, contrairement à ce que certains messages que le Jeu de Paume a reçus laissent entendre. Comme l’artiste l’explique elle-même : “Je ne suis pas une militante …”>Article original Mon travail est de montrer, pas de dénoncer ni de juger“.

Death explore la manière dont des Palestiniens disparus – “martyrs”, selon les termes repris par l’artiste – sont représentés dans les espaces publics et privés (affiches et graffitis dans les rues, inscriptions sur les tombes, autels et souvenirs dans les foyers…) et retrouvent ainsi une présence dans leur communauté. »

La duplicité de ce propos est telle qu’elle ne résisterait pas à l’examen d’un étudiant en première année, voire d’un lycéen tant le fait même de pouvoir exposer est un signe de légitimation. C’est le cadre de référence, en l’occurrence ici, le Musée, public, qui donne un sens à la présence de telles images qui n’auraient pas cette force symbolique si elles étaient exposées dans un espace privé ou dénué de significations référentielles mettant en jeu la Collectivité. Or, le malaise est là : en acceptant cette partie de l’exposition mettant en scène des assassins ayant exterminé de façon indifférenciée des populations civiles, la direction du Musée du Jeu de Paume s’exprime en notre nom, c’est en effet au nom de la République et au nom du Peuple français et des gens autorisés à séjourner en France que des sommes d’argent issus des impôts ont été alloués à exposer des images qui, par elles-mêmes, incarnent tout au contraire “l’apologie du terrorisme”.

La direction du Musée a beau jeu de faire du conceptualisme en croyant qu’il suffit de dire qu’il ne s’agit pas de propagande et d’apologie (du genre “ceci n’est pas une pipe”) pour que ces images soient uniquement perçues dans leur aspect documentaire ; ne parlons pas d’une autre partie de l’exposition intitulée ” Trackers Article original” dans laquelle des bédouins intégrés dans l’armée israélienne sont stigmatisés, discriminés par le fait seul d’être volontaires dans cette armée réduite par ailleurs à une armée d’occupation occultant par ces dires tout l’historique de la confrontation judéo-arabe depuis 1947, c’est-à-dire depuis que l’ONU a autorisé la partition de cette contrée alors que tous les pays arabes l’ont refusé, et ce sans demander l’avis des populations arabes de l’époque. Toute cet historique est effacé, obstinément, afin que l’on ne retienne que ces images d’oppression qui hors contexte ne peuvent que susciter de la compréhension voire de la sympathie envers ces “martyrs” ayant sacrifié leur “vie” en massacrant en même temps des dizaines d’autres. Voilà ce que le Musée cautionne, en notre nom, et c’est cela qui est inadmissible et devrait pouvoir faire l’objet d’une plainte pour détournement d’argent public, apologie d’un discours de haine Article original.

Par Lucien SA Oulahbib le 17/7/2013 Article original

1 COMMENT

  1. Et trahir la memoire de {Rose Valland}, l’autre heroine du Musee, qui en 1944 a permis la recuperation des tableaux requisitionnes et voles par les nazis pendant l’Occupation (la vraie).
    L’actuelle et tres hypocrite conservateur n’est qu’une collabo de bas-etage qui profite de son poste pour faire sa propagande sans frein avec l’aval du sinistre de la kultur.

  2. {{” Musée du jeu de Paume : où trahir le serment du même nom ”

    Qu’il n’y ait pas de confusion . Le fameux serment du jeu de Paume n’a pas eu lieu au Musée situé Place de la Concorde où sont exposés les horreurs et les crimes de nos ennemis , mais à Versailles , au 1 rue du Jeu de Paume .

    Certains lecteurs auraient pu confondre les deux musées .}}

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