Mondial-2010: fin du suspens la France qualifiée pour l’Afrique du sud

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    L’équipe de France, victorieuse 1 à 0 samedi à Dublin, n’est plus qu’à 90 minutes de l’Afrique du Sud avec son barrage retour du Mondial-2010 contre l’Eire aujourd’hui au Stade de France, où elle doit poser le jeu et ne pas tomber dans le piège du défi physique irlandais.

    Raymond Domenech a choisi d’aligner Julien Escudé en défense centrale au côté de William Gallas, en l’absence d’Eric Abidal, blessé et forfait pour France-Eire, en barrage retour du Mondial-2010 mercredi au Stade de France, selon la feuille de match.

    Le reste de l’équipe ne change pas par rapport à l’aller gagné 1 à 0 à Dublin.

    Les Français doivent garder une image en tête du match à Croke Park: celle d’Irlandais, dépassés techniquement et menés 1 à 0, qui ont tenté crânement leur chance jusqu’au bout, avec cette dernière percée de Whelan stoppée par Lloris (87e).

    C’est à ça que doivent penser les Bleus, pas à cette Afrique du Sud dont les contours se sont dessinés dans leurs têtes quand le ballon de Nicolas Anelka a fini au fond des filets de Shay Given samedi.

    L’enjeu est là. Pour la génération des Benzema (21 ans), Lloris (22 ans) et Gourcuff (23 ans), ne pas aller au Mondial serait un frein à leur progression au plus haut niveau. Pour la génération des Henry (32 ans) et Anelka (30 ans), voire même pour un Vieira (33 ans) qui espère encore s’accrocher au dernier wagon, ce serait sans doute l’espoir d’un dernier Mondial envolé.

    Pour Raymond Domenech, moqué dans son propre pays, il s’agit d’être le premier sélectionneur à se qualifier pour trois phases finales successives (Euro et Mondial), et plus important, de ne pas être le premier à ne pas qualifier la France présente en Coupe du monde depuis 1998 (douze participations en Coupe du monde au total). Pour une Fédération, il s’agit de ne pas sombrer avec un technicien qu’elle a soutenu en dépit du fiasco de l’Euro-2008. Pour un pays, il s’agit de pas revivre le cauchemar des éliminations avant les Mondiaux de 1990 et 1994.

    Il faut juste se concentrer 90 minutes. “On connaît les Irlandais, ils ne renonceront pas comme ça”, a prévenu Lloris. Le début d’échauffourée sur la pelouse entre les joueurs au coup de sifflet final à Dublin démontre que l’orgueil irlandais est à vif.

    Keith Andrews a laissé entendre que Lassana Diarra avait lâché que les jeux étaient faits, d’où l’empoignade entre les deux hommes.

    “Ces mots ont été ressentis comme irrespectueux, pas seulement pour moi, mais pour tous les gars, j’ai un peu perdu mon calme”, a reconnu Andrews.

    Et le brasier a été savamment entretenu par le sélectionneur italien de l’Eire Giovanni Trapattoni: “Un joueur français, célèbre, a lancé des insultes à la fin du match contre mes joueurs et ça m’a surpris, ce qu’il a dit était assez insultant pour les Irlandais en général (ce que Lassana Diarra nie). Vous ne pouvez pas faire ça quand vous avez gagné”.

    “Ce n’est pas terminé”, a asséné Andrews. C’est tout ce que voulait le +Trap+: persuader ses joueurs qu’en maintenant la “pression” sur les Français, en les confinant dans un jeu aérien et physique, marquer un but à Paris “est possible”. A 1-1 sur l’ensemble des deux matches, si le score en restait là, après une prolongation vierge par exemple, alors la qualification à la Coupe du monde se réduirait à une séance de tirs au but.

    L’enjeu est trop important pour que l’issue se résume à cette loterie. “Il faut jouer, le match commence à 0-0, il ne faut pas accepter qu’ils viennent pour nous poser des problèmes, il faut emballer le match”, a recadré Raymond Domenech.

    La vitesse est du côté français. Le match à Croke Park l’a montré. Avec leur jeu, les Français ont les moyens de réduire leur temps de vol pour l’Afrique du Sud à 90 minutes, le temps d’un match au Stade de France.

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