Moïse Cohen et la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste.

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Nous voici le 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp d’AUSCHWITZ , date retenue par la France pour en faire une journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité.27 janvier – 27 NISSAN

Nous voici le 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp d’AUSCHWITZ , date retenue par la France pour en faire une journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité. C’est l’occasion d’une prise de conscience collective du fait que le mal absolu a existé et qu’à tout moment il peut resurgir. Elie Wiesel n’a-t-il pas écrit : « Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli « .Il est donc essentiel que chacun de nous, juifs ou non juifs, s’accorde, ce jour-là, un temps de réflexion sur la nécessité d’agir contre toute forme de racisme et d’antisémitisme.

Ce travail impérieux de mémoire m’a fait retrouver dans le journal “LE MONDE” du 18 mars 1998 la déclaration du Vatican sur la Shoah, qui exprime à la communauté juive les «regrets» de l’Eglise catholique pour “la méfiance et l’hostilité” dont les juifs ont été victimes de la part des chrétiens. Il y est dit notamment : « Ce ne sont pas là de simples mots , mais à vrai dire un engagement qui lie et engage pour le futur. » Et encore: “l’avenir commun des juifs et des chrétiens exige que nous rappelions qu’il n’y a pas d’avenir sans mémoire. L’inhumanité avec laquelle les juifs ont été persécutés et massacrés dépasse la capacité des mots à l’exprimer. Un tel événement ne peut être mesuré par des critères ordinaires de recherche historique seule. Il appelle à une mémoire morale et religieuse…On ne peut plus permettre que la graine altérée de l’antijudaïsme et de l’antisémitisme prenne racine dans le cœur humain.”

Les journées de commémoration sont donc des moments privilégiés de prise de conscience et de réflexion sur la signification de la Shoah .Elles doivent aussi imprimer en chacun un ardent désir de justice et d’engagement pour assurer que le mal ne domine pas le bien, comme il le fit pour des millions de juifs. Ce doit être là une résolution de tous les hommes, sans distinction de race ou de religion, pour lutter contre le Mal absolu et construire un monde meilleur, fait de respect mutuel .

Les juifs, de leur côté, ont suivi la décision de la Maison d’Israël pour que le 27 NISSAN du calendrier hébraïque devienne, au niveau mondial, une journée du souvenir de nos frères et sœurs disparus dans la tourmente de la Shoah. Au même instant, lorsque les sirènes retentissent, chaque israélien s’arrête, où qu’il se trouve, pour se rappeler l’horreur de la tragédie. Et nous aussi, dans nos maisons et surtout dans nos synagogues, nous devons allumer des bougies et réciter un kaddich à la mémoire de tous ces morts sans sépulture.

27 janvier, une date de mémoire collective pour tous. 27 NISSAN, une date qui nous est propre et qui fait revivre dans notre cœur le souvenir de tous nos proches.

Moise COHEN

Président de la Commission Shoah du Consistoire de Paris

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