Minaret, phare ou baïonnette ?

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    Une polémique chasse l’autre. Et les islamistes sont en passe de devenir les maîtres incontestés de l’instrumentalisation de tout ce qu’ils s’apparentent à des attaques contre la religion coranique.

    Avec toujours le même leitmotiv : les musulmans sont l’objet de stigmatisations iniques, d’amalgames injustifiés entre eux et le terrorisme, et sont les victimes d’une islamophobie largement répandue.

    Et ça porte toujours ses fruits puisque dans un mouvement d’autoflagellation généralisé, la plupart des commentaires ont répondu à la votation suisse sur les minarets en battant leur coulpe et en adhérant à la stratégie victimaire des islamistes : ce petit peuple suisse est frileux et ridicule, et surtout jaloux de la conservation de ses traditions chrétiennes.

    Malheureusement pour ces faiseurs d’opinion, un sondage réalisé par BVA vient d’indiquer que 55% de Français voteraient contre l’interdiction des minarets en France. À peu près donc dans la même proportion que les Suisses.

    Faut-il y voir encore le fossé qui se creuse entre des «élites» biberonnées à un humanisme sans discernement et un peuple «d’en bas» confronté, au quotidien, aux grandes mutations qui lui ont été imposées ?

    Ces éditorialistes, qui ont de la culture, connaissent pourtant la différence entre les mots «minaret» et «mosquée». Ils savent parfaitement qu’il n’a jamais été question d’interdire la construction de mosquées mais qu’il s’agit bien de s’opposer à l’affichage ostentatoire des symboles de conquête qui caractérisent les minarets.

    Un minaret, c’est fait pour être vu de loin, c’est fait pour y poster un muezzin appelant ses ouailles à la prière et ce à des kilomètres à la ronde. C’est surtout un signe de ralliement, un drapeau planté au milieu d’un territoire géographique, un appel à la multiplication de ces balises et, au bout du compte, à l’enrôlement dans une armée que l’on espère de plus en plus nombreuse. Avec un objectif : la guerre sainte et la conquête planétaire.

    Il s’agit là de la manière la plus insidieuse et la plus perfide de faire la guerre. Sans armes et sans effusion de sang.

    En tendant à nos sociétés démocratiques le piège qu’elles se sont construit elles-mêmes : celui de l’humanisme à tout prix, de l’antiracisme forcené et du multiculturalisme obligé sans lequel nous serions voués à la sclérose.

    Le piège réside dans le fait que ces valeurs sont effectivement indispensables à notre survie.

    Sans humanisme, nous redeviendrions des barbares. Avec le racisme, nous serions tout simplement des imbéciles.

    Jean-Paul de Belmont
    © Primo, 06-12-2009

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