Les perspectives du rabbinat français – Interview de Moïse Cohen

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Le décès du Grand Rabbin de Paris, David Messas, zal vient d’endeuillé la communauté juive de France. JForum a interviewé Moise Cohen à ce sujet, qui fut le Président du Consistoire de Paris pendant 12 ans. Après cette grande perte pour le rabbinat français M. Cohen tient à alerter quant à la nécessité d’une relève.
Comment analysez-vous la situation actuelle, après le décès du Grand rabbin David Messas, zal ?
 
Nous avons ressenti avec infiniment de douleur cette perte irréparable et je crois que la Communauté tout entière lui a rendu un vibrant hommage. le GR David Messas s’inscrivait dans la lignée des rabbins marocains chaleureux et bienveillants vis à vis des fidèles. Il était respecté et aimé de tous.

Ceci étant, la vie continue et il faut assumer les responsabilités qui incombent aux dirigeants. La région parisienne est la plus vaste agglomération juive d’Europe, avec des problèmes quasiment partout. Il n’est pas pensable d’abandonner la Communauté et la laisser sans un chef spirituel.
 
A quoi pensez-vous ?
 
Je crois qu’il est urgent et nécessaire de procéder dans les meilleurs délais , après le mois de deuil du Grand Rabbin, à une sélection d’un futur remplaçant. Mais, auparavant, pour qu’il n’y ait pas de vide il importe de nommer un grand rabbin intérimaire, pour une courte période de l’ordre d’un trimestre, pas plus.
 
Vous auriez des noms à proposer ?
 
Oui, j’ai suggéré au Président Mergui de proposer le Grand rabbin Alain GOLDMANN qui a le titre de Grand Rabbin du Consistoire de Paris et qui est tout à fait opérationnel puisqu’il a déjà exercé cette fonction.

A défaut, j’ai recommandé le nom du Grand rabbin René GUEDJ  dont les racines familiales font partie des lignées rabbiniques les plus illustres d’Algérie.
 
 
 
Et comment voyez-vous la suite ?
 
Je pense qu’il faut lancer un concours entre tous les rabbins diplômés de l’école rabbinique qu’ils habitent en France ou même ailleurs. Une commission de classement devrait les auditionner et ensuite, il appartient à un collège de 45 grands électeurs ( les 26 élus du Consistoire de Paris, 9 rabbins élus par leurs pairs, et 10 présidents de communautés d’Ile de France également élus par leurs pairs ) de voter en faveur du candidat qu’ils estiment le mieux placé pour assumer cette fonction, à charge pour lui, s’il le souhaite de procéder à d’éventuelles réformes pour améliorer la structure rabbinique parisienne.
 
JForum.fr

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