Les menaces d’attaque freinent le programme nucléaire de l’Iran

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Les menaces d’attaques militaires contre l’Iran ont réussi à empêcher la République islamique de franchir le cap ultime pour produire l’arme nucléaire, a affirmé jeudi le ministre israélien de la Défense Ehud Barak. »Nous pouvons bien voir la raison pour laquelle l’Iran, qui tient à se
doter de capacités militaires nucléaires, ne prend pas certaines des mesures
qui violeraient les règles de l’Agence internationale de l’énergie atomique
(AIEA) », a expliqué M. Barak à la radio publique.

« Une des raisons, c’est la peur de ce qui pourrait arriver.

Les Etats-Unis ou quelqu’un d’autre pourrait agir contre eux (les Iraniens) », a ajouté M. Barak en faisant allusion à une éventuelle attaque israélienne contre les
installations nucléaires iraniennes.

Israël considère le programme nucléaire iranien comme la principale menace
pour sa sécurité et répète que toutes « les options sont sur la table » au cas
où l’Iran franchirait le point de non-retour.

Les Etats-Unis, tout en proclamant qu’ils n’hésiteront pas à « user de la
force » si nécessaire, sont opposés à une attaque dans l’immédiat et misent sur
sur une nouvelle série de sanctions économiques pour convaincre l’Iran de
renoncer à ses projets nucléaires.

« Il y a des divergences dues à des différence de perspectives: les
Etats-Unis voient les choses en qualité de grande puissance mondiale, alors
qu’Israël est menacé de près.

Les Américains ont davantage de capacités (militaires) et estiment qu’ils peuvent encore attendre des mois », a reconnu M. Barak.

« La seule manière de surmonter ces divergences est d’accélérer
l’application des sanctions et de fixer un calendrier serré pour les
discussions qui doivent commencer le mois prochain afin de savoir si oui ou
non l’Iran a l’intention d’arrêter son programme », a souligné le ministre de
la Défense.

Les pays du groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne,
France et Allemagne) ont demandé des gages de « sérieux » à l’Iran dans la
perspective d’une reprise des pourparlers, gelés depuis plus d’un an, sur son
programme nucléaire.

JERUSALEM, 22 mars 2012 (AFP)

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