Les islamistes égyptiens se tiennent éloignés de Tahrir après les violences

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Les islamistes égyptiens ont demandé à leurs partisans de ne pas se rendre sur la place Tahrir au Caire lors des manifestations hebdomadaires vendredi pour le retour du président islamiste déchu Mohamed Morsi, après des heurts meurtriers.”Nous avons pris cette décision pour calmer les choses après les événements du 6 octobre”, a expliqué à l’AFP Tareq Hussein, un responsable d’une composante de l’Alliance pour la Démocratie et contre le coup d’Etat, menée principalement par les Frères musulmans.

“Nous retenons notre respiration après le massacre de dimanche”, a-t-il ajouté, en référence aux heurts entre la police et des manifestants pro-Morsi qui ont fait 57 morts le 6 octobre, dont 48 au Caire.

Dans la capitale, les violences ont eu lieu dans des partisans de l’ancien président ont tenté de se rendre sur l’emblématique place Tahrir, alors que des partisans de l’armée célébraient le 40e anniversaire de la guerre arabo-israélienne d’octobre 1973.

“Le régime mis en place par le coup d’Etat fait couler le sang, sans aucun respect pour les lois et les valeurs de nos grand hommes”, a dénoncé l’Alliance dans un communiqué.
La coalition “appelle donc les manifestants à éviter les places de carnage, que ce soit Tahrir ou les autres”, selon le communiqué.

Le groupe, qui réclame le retour de M. Morsi, premier président démocratiquement élu en Egypte destitué par l’armée le 3 juillet et détenu au secret depuis, a plusieurs fois appelé ses partisans à manifester sur cette place emblématique de la révolution qui a chassé Hosni Moubarak en 2011.

L’appel de vendredi ne remet cependant pas en cause “le droit de manifester sur toutes ces places, dont Tahrir, Rabaa et Nahda dans les semaines à venir”, a prévenu l’Alliance.

Ces deux dernières places ont vu de vastes campements de pro-Morsi balayés dans le sang par les forces de l’ordre le 14 août. Des centaines de personnes ont été tuées dans ces opérations, et plus de 2.000 islamistes ont été arrêtés dans la foulée, dont la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans.

11-10-2013/AFP

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