Les étranges déclarations sur les juifs du chef de la Nation de l’islam

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Lors d’un rassemblement en juin dernier en Alabama, Louis Farrakhan, figure charismatique et controversée de la Nation de l’islam (NOI), s’est exprimé sur les juifs et leur impossible alliance, selon lui, avec les Afro-Américains. « Je n’aime pas la façon dont ils abusent de leur pouvoir, a déclaré le chef de très puissant mouvement de promotion du nationalisme noir, devant une foule enthousiaste et après s’être défendu d’être antisémite. « Et j’ai le droit de le dire, sans être qualifié d’antisémite, dans la mesure où je n’ai jamais empêché un juif d’accéder à l’éducation, de fonder son entreprise ou quoi que ce soit qu’un juif ait envie de faire », a-t-il encore ajouté.

Âgé de 80 ans, le porte-parole de l’organisation qui a jadis compté parmi ses membres Malcolm X, s’exprimait dans le cadre d’un rassemblement en faveur du Voting Rights Act, la loi qui a supprimé en 1965 les discriminations qui pesaient sur le droit de vote des Afro-Américains.

Le 25 juin dernier, la Cour suprême a déclaré inconstitutionnelle la section 4 de cette loi, section qui oblige certains États – principalement ceux du Sud au passé ségrégationniste – à obtenir l’approbation de Washington pour modifier leur code électoral. Le Texas a ainsi vu tour à tour retoqués, sur des soupçons de discrimination vis-à-vis des minorités, son redécoupage électoral et sa loi exigeant des électeurs qu’ils présente une carte d’identité pour voter.

La plus haute juridiction du pays a qualifié le texte de 1965 de dépassé, et invalidé ce monument de la lutte pour les droits civiques, suscitant un tonnerre de protestations, et la condamnation du président Barack Obama.

Pour Batya Ungar-Sargon, journaliste pour le site web Tablet Mag, consacré à l’actualité de la communauté juive, les propos de Louis Farrakhan sont révélateurs d’une idée bien ancrée chez lui et diffuse au sein de la Nation de l’islam : que les juifs et les Afro-Américains ne peuvent s’entendre, notamment parce que les juifs sont accusés d’avoir eu une part considérable dans le commerce transatlantique et la réduction en esclavage des Noirs.

Cette théorie est largement développée dans un ouvrage publié en 1991 par la Nation de l’islam et plus tard accusé de falsification antisémite : «The Secret Relationship Between Blacks and Jews.» Le livre soutient la thèse selon laquelle les juifs étaient surreprésentés parmi les trafiquants d’esclaves, et qu’ils ont largement contribué à financer l’industrie coloniale.

Mais il avance en même temps des chiffres qui viennent démentir ces faits : en 1774, en Jamaïque, les juifs établis sur l’île possédaient 310 esclaves, ce qui ne représentait que 4% du total des esclaves de la colonie.

Seuls 12 juifs étaient propriétaires de plantations, ce qui n’empêche pas l’auteur, un certain Alan Hamet, de conclure qu’ils étaient majoritaires dans ce type de commerce. Critiqué par les universitaires américains, «The Secret Relationship» est même utilisé comme matériel dans des cours sur l’histoire de l’antisémitisme à l’Université de la ville de New York (CUNY).

Fondée en 1933, la Nation de l’islam est une organisation politique et religieuse qui prône le suprémacisme noir, et est à l’origine d’une partie des mouvements de défense des droits des Noirs aux États-Unis. Considérée comme hérétique par les tenants de l’islam orthodoxe, l’organisation a été dirigée pendant quarante ans par Elijah Muhammad, qui lui a donné son cadre et sa puissance. Elle a notamment compté parmi ses membres le boxeur Cassius Clay, rebaptisé Mohammed Ali après sa conversion à l’islam.

Le très charismatique prêcheur Malcolm X en a un temps fait partie, avant de prendre ses distances avec l’organisation et d’être assassiné en 1965. L’actuel dirigeant de la NOI, Louis Farrakhan, qui a succédé à Elijah Muhammad en 1978, a été plusieurs fois attaqué pour ses propos antisémites. En 1985, il déclarait par exemple lors d’un meeting où il a été applaudi : « Et souvenez-vous des juifs, quand Dieu vous met dans le four, c’est pour toujours ».

En réponse, Nathan Pearlmutter, porte-parole de la Ligue anti-diffamation, qui dépend du B’nai B’rith, la plus vieille organisation juive du monde, a surnommé le leader de la Nation de l’islam « l’Hitler noir ».

Fait-Religieux.com Article original

TAGS: USA Antisémitisme Judéophobie Nation Of Islam Farrakhan

Malcom X ADL B’nai B’rith

7 COMMENTS

  1. Farakan n’est pas noir, il est métis de toute évidence,et s’il est Américain, c’est parce qu’un roitelet africain quelque part entre la Guinée et le Bénin s’est empressé de vendre son ancêtre à un négrier blanc. Avant cela ils vendaient les prisonniers qu’ils faisaient dans les guerres tribales, aux Arabes. L’esclave a toujours été endémique en Afrique, il l’est encore aujourd’hui. Les esclaves ont du mal à s’extraire de la mentalité d’esclave, c’est une forme d’atavisme, aujourd’hui ils se font les esclaves de Mahomet, ils sont des Mahométans, mais toujours de seconde zone.

  2. Faudrait se laver la tronche , avant de OSER SEULEMENT parler DES JUIFS , vous qui pratiquez encore

    des actions dignes des plus sinistres barbares en Afrique et partout ou vous vous etes introduits, avec vos

    croyances préhistoriques !!!!

  3. Le maître à penser de Dieudonné explique que de sinistres cosaques Khazares des bords de la Volga arrachaient des négrillons à leur Afrique bien aimée après avoir accroché Jésus sur sa croix, empoisonnaient les puits pour répandre la peste (et le sida), pétrissaient les matza avec du sang de bébés chrétiens (devenus musulmans pour coller à l’actualité) tout en trafiquant leurs organes. Que cette analyse scientifique destinée à exciter les Noirs contre les Juifs sent bon le pétrodollar!

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