Les élections municipales en Israël

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L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) appelle les habitants palestiniens de Jérusalem-est à boycotter les élections municipales mardi et évoque la possibilité de surveiller l’entrée des bureaux de vote pour s’assurer que sa consigne est respectée. »La municipalité de Jérusalem soutient les colonies à Jérusalem-est et se transforme en une ville juive », est-il écrit dans un communiqué de l’OLP, qui précise que « la participation à ces élections sera considérée comme la normalisation avec l’autorité d’occupation israélienne, autrement dit « légitimer l’annexion de Jérusalem ».

Les Israéliens « veulent créer une réalité dans laquelle les Palestiniens participent à l’occupation de leur pays », a déclaré Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’OLP, interrogé par The Guardian.

Sur 360.000 habitants palestiniens à Jérusalem, environ 160.000 d’entre eux sont des électeurs potentiels mais leur participation aux élections est très faible. Lors de la dernière élection municipale en 2008, seuls 2.744 Arabes de Jérusalem-est ont voté, soit un taux de participation de 1,8%, contre 60% dans les quartiers juifs de la ville.

Les bureaux de vote seront ouverts de 7h locales (4h GMT) jusqu’à 22h locales dans les 191 municipalités du pays et 5,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes . Un second tour aura lieu le 5 novembre dans celles où aucun candidat à la mairie n’aura franchi le seuil de 40% des voix.

Un enjeu national

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré lundi que « les élections municipales sont importantes » car elles permettent de décider qui va aider « au progrès et au développement » du pays.Menahem Kahana (AFP)

« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir au niveau national et nous avons besoin de gens forts, expérimentés et talentueux pour poursuivre notre action au niveau local », a-t-il ajouté.

Le Likoud, parti du Premier ministre, soutient 65 candidats à la mairie et 74 listes pour les conseils locaux.

De son côté, Yair Lapid le ministre des Finances a déclaré lundi lors de la réunion de son parti à la Knesset: « J’appelle tous les citoyens à sortir de chez eux, à voter et influencer. »

Son parti Yesh Atid (parti laïc centriste, ndlr) dispose de 28 candidats au conseil municipal et 16 à la mairie. Le parti a souligné que la moitié de ses candidats à la mairie étaient des femmes et que 35% de ses listes ont été dirigées par des femmes.

Shelly Yachimovich, leader de l’opposition de gauche (parti travailliste, ndlr) a parlé quant à elle « d’un jour important dans la vie politique. »

« Les élections municipales sont l’expression quotidienne de notre programme idéologique et la conviction que le gouvernement est responsable de s’assurer que nous avons un toit convenable, de la nourriture, ainsi qu’une bonne éducation pour nos enfants », a-t-elle ajouté.

L’ombre de la corruption

Alors que les révélations sulfureuses continuent dans le procès de l’ancien maire de Jérusalem Ehud Olmert, accusé de corruption dans un scandale politico-financier lié au méga-projet immobilier Holyland, plusieurs édiles suspectés d’avoir participé à des affaires de trafic d’influence ont été arrêtés cette année.

Selon un sondage publié la semaine dernière dans le quotidien Haaretz, près des deux tiers (63%) des Israéliens pensent que leur municipalité est corrompue et seulement 57% des personnes interrogées ont exprimé l’intention de voter.

A Jérusalem, où les tensions sont particulièrement fortes entre populations laïque et religieuse, la bataille pourrait être serrée.

Le maire sortant Nir Barkat, un entrepreneur de 54 ans ayant fait fortune dans la haute technologie, soutenu par la population laïque et certains groupes religieux, est en tête dans les sondages.

Son concurrent le plus sérieux, Moshé Lion, candidat du parti Likoud et ancien directeur général du bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou, est le candidat des religieux et de la droite nationaliste.

Il bénéficie du soutien du parti ultraorthodoxe Shass, du chef du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman, et de plusieurs ténors du gouvernement dont les ministres de l’Intérieur Gideon Saar et des Renseignements Youval Steinitz, M. Netanyahou s’étant abstenu d’exprimer une préférence.

Selon les médias, même s’il est devancé de plusieurs points dans les sondages par Nir Barkat, Moshé Lion pourrait créer la surprise en raison du nombre important d’indécis, notamment dans l’importante population ultra-orthodoxe, dont le taux de participation aux scrutins municipaux est traditionnellement élevé.

1.912 candidats aux conseils municipaux

A Tel-Aviv, après 15 ans à la tête de la ville et un bilan favorable – visibilité internationale (notamment grâce à une forte culture gay locale), développement des institutions culturelles, succès économiques – Ron Huldaï, un ancien pilote de chasse membre du Parti travailliste, est pratiquement assuré de la victoire.

Son concurrent le plus sérieux, le député Meretz (gauche) Nitzan Horowitz, engagé notamment sur la défense de l’environnement et les droits des personnes LGBT, est largement distancé dans les sondages.

Le nombre de femmes de la minorité arabe à être élues conseillères municipales pourrait plus que doubler, passant de 6 en 2008 à 15, selon les projections d’un collectif d’organisations de femmes arabes.

Sur 1.912 candidats au poste de conseiller municipal, 173 sont des femmes arabes, contre 149 aux dernières élections. Surtout, elles figurent cette année beaucoup plus haut dans les listes électorales.

I 24 NEWS Article original

TAGS : Nir Barkat Nitzan Horowitz Lapid Yesh Atid Haredim

Méréetz Shass Médias Elections Israe lRon Huldaï Tel Aviv

1 COMMENT

  1. Que la faune arabe ne vote pas …….N’EST PAS UN PROBLEME !!!!!

    NORMAL ,PUISQU’ILS NE SONT PAS CHEZ EUX !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Ayant vécu au Maroc , JE N’AI JAMAIS VOTE !!!!!

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