Les djihadistes cannois soupçonnés de vouloir s’attaquer à des militaires

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Deux membres d’un groupe islamiste radical présumé, interpellés en octobre, auraient pensé viser des militaires du sud de la France. Dans le viseur des enquêteurs depuis septembre 2012, cette cellule livre peu à peu ses ramifications.
Le «groupe de Cannes», une cellule de terroristes présumés, aurait eu l’intention de s’en prendre à des militaires, révèle ce vendredi matin le quotidien Nice-Matin, se plaçant ainsi dans la lignée de Mohamed Merah, le «tueur à scooter» de Toulouse et Montauban.

Chez trois membres présumés âgés de 26 à 35 ans de ce groupe djihadiste interpellés le 14 octobre à Mougins, Vallauris et au Cannet (Alpes-Maritimes), les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et de la PJ de Nice ont ainsi découvert un pistolet mitrailleur, plusieurs milliers d’euros en espèces, et des pièces d’identité appartenant à un jeune homme.

Ce jeune homme et un autre, déjà placés sous surveillance et interpellés en juin après leur retour de Syrie, avaient été vus en train d’effectuer des repérages à proximité de sites militaires du Var et des Bouches-du Rhône. D’où les suspicions, note le quotidien, de préparation d’actes terroristes contre des militaires étayées en octobre par la découverte de ce pistolet-mitrailleur Scorpio.

Les soupçons autour de ce groupe inscrit dans une mouvance radicale étaient nés d’une enquête menée loin de la Côte d’Azur, en région parisienne, depuis le jet le 19 septembre 2012 d’une grenade dans une épicerie casher de Sarcelles (Val d’Oise).

Un attentat qui, s’il n’avait pas fait de victimes (graves NDLR), inquiétait au plus haut point les autorités. Une quinzaine de jours plus tard, les enquêteurs lançaient un coup de filet, qui s’est soldé par la mort d’un homme de 33 ans, Jeremie Louis Sidney, abattu à Strasbourg lors d’un échange de tirs par le GIPN venu l’interpeller.

Un autre homme avait été interpellé dans cette affaire, en possession de matériaux susceptibles d’entrer dans la composition d’une bombe artisanale. Les deux hommes avaient fait connaissance dans une salle de prière musulmane à Torcy, en Seine-et-Marne. En tout, une quinzaine de personnes figuraient au tableau des arrestations autour de ces faits, formant selon les mots du procureur de la République de Paris le «groupe terroriste le plus dangereux jamais démantelé depuis 1996».

15-11-2013 /Le Figaro.fr Article original

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