Les candidats à la présidentielle invités au Congrès des « Amis d’Israël

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Les Amis d’Israël ont invité les candidats à la présidentielle –excepté Verts, Front de gauche, extrême gauche et FN — à leur premier Congrès mardi alors que la question des relations internationales est bien « absente » du débat électoral, ont indiqué ses représentants lundi.

Créée en septembre à l’initiative des groupes d’amitié France-Israël de
l’Assemblée et du Sénat, cette association a lancé une charte citoyenne et un
pacte, « Je suis un ami d’Israël », afin de réaffirmer les valeurs communes aux
deux pays. Les candidats à l’élection présidentielle sont invités à signer ce pacte
qui réaffirme notamment « la légitimité incontestable d’Israël », « son droit à
la sécurité et la nécessité d’une paix juste et durable » ou encore
l’opposition « à toutes les formes de boycott ».

66 parlementaires de plusieurs partis l’ont déjà signé et 90 organisations
soutiennent l’initiative, a expliqué le délégué général de l’association, Arié
Bensemhoun, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

« Nous avons de bonnes chances de penser que Nicolas Sarkozy sera présent,
de même que François Hollande », a-t-il ajouté, précisant qu’il ne s’agissait
« pas d’une opération électoraliste ». Le ministre des Affaires Etrangères,
Alain Juppé sera présent au Congrès à la Mutualité, a-t-il encore dit.

« Ce qui nous a frappé dans cette campagne, c’est que la question des
affaires étrangères est terriblement absente du débat », a-t-il estimé. Les
Verts, « l’extrême gauche » dont le Front de Gauche, et le FN n’ont pas été
invités.

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France
(Crif), Richard Prasquier, a estimé que ce pacte « peut être accepté par une
très grande partie d’hommes politiques (…) » car il « s’agit d’un texte large
qui repose sur des valeurs de base ».

L’ancienne ministre du gouvernement Raffarin, Nicole Guedj, présidente de
la fondation France-Israël, a elle « relevé » que Nicolas Sarkozy avait indiqué
que la paix entre Israéliens et Palestiniens serait « à son programme et à ses
priorités ».

Les Amis d’Israël avaient tenu un meeting en septembre pour demander aux
autorités françaises de ne pas voter la résolution déposée par Mahmoud Abbas à
l’Onu en faveur d’un Etat palestinien.

PARIS, 2 avr 2012 (AFP)

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