Les candidats à la présidentielle invités au Congrès des “Amis d’Israël

0
13

Les Amis d’Israël ont invité les candidats à la présidentielle –excepté Verts, Front de gauche, extrême gauche et FN — à leur premier Congrès mardi alors que la question des relations internationales est bien “absente” du débat électoral, ont indiqué ses représentants lundi.

Créée en septembre à l’initiative des groupes d’amitié France-Israël de
l’Assemblée et du Sénat, cette association a lancé une charte citoyenne et un
pacte, “Je suis un ami d’Israël”, afin de réaffirmer les valeurs communes aux
deux pays. Les candidats à l’élection présidentielle sont invités à signer ce pacte
qui réaffirme notamment “la légitimité incontestable d’Israël”, “son droit à
la sécurité et la nécessité d’une paix juste et durable” ou encore
l’opposition “à toutes les formes de boycott”.

66 parlementaires de plusieurs partis l’ont déjà signé et 90 organisations
soutiennent l’initiative, a expliqué le délégué général de l’association, Arié
Bensemhoun, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

“Nous avons de bonnes chances de penser que Nicolas Sarkozy sera présent,
de même que François Hollande”, a-t-il ajouté, précisant qu’il ne s’agissait
“pas d’une opération électoraliste”. Le ministre des Affaires Etrangères,
Alain Juppé sera présent au Congrès à la Mutualité, a-t-il encore dit.

“Ce qui nous a frappé dans cette campagne, c’est que la question des
affaires étrangères est terriblement absente du débat”, a-t-il estimé. Les
Verts, “l’extrême gauche” dont le Front de Gauche, et le FN n’ont pas été
invités.

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France
(Crif), Richard Prasquier, a estimé que ce pacte “peut être accepté par une
très grande partie d’hommes politiques (…)” car il “s’agit d’un texte large
qui repose sur des valeurs de base”.

L’ancienne ministre du gouvernement Raffarin, Nicole Guedj, présidente de
la fondation France-Israël, a elle “relevé” que Nicolas Sarkozy avait indiqué
que la paix entre Israéliens et Palestiniens serait “à son programme et à ses
priorités”.

Les Amis d’Israël avaient tenu un meeting en septembre pour demander aux
autorités françaises de ne pas voter la résolution déposée par Mahmoud Abbas à
l’Onu en faveur d’un Etat palestinien.

PARIS, 2 avr 2012 (AFP)

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here