Les Navy Seals US font coup double en Somalie et Libye

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Les forces spéciales américaines ont mené le samedi 5 octobre deux raids contre des extrémistes islamistes en Libye et en Somalie, deux semaines après l’attaque meurtrière du centre commercial de Westgate à Nairobi.Les Etats-Unis lancent un double raid contre la Somalie et la Libye


Deux membres de l’équipe de SEAL, pendant une démonstration pour la 14e Conférence interaméricaine navale.
Wikipédia

L’opération menée en Somalie, visait l’élimination d’un important chef des shebabs, Abdulkadir Mohamed Abdulkadir, selon une indiscrétion des services de renseignements kenyans, mais, selon toutes vraisemblance, il aurait manqué sa cible. C’est un planificateur d’attentats complexes, qui ont reçu le feu vert du Central d’Al Qaeda, au Pakistan et devaient se dérouler au Keny, fin 2011 et courant 2012, mais ils ont été déjoués.

Le second raid, qui a eu lieu à Tripoli en Libye, a permis au commando des Navy Seals de s’emparer de Nazih Abdul-Hamed al-Ruqai, alias Abou Anas Al-Libi, importante figure d’al-Qaïda. L’homme est soupçonné d’implication dans les attentats contre les ambassades américaines à Nairobi, au Kenya, et à Dar es Salaam, en Tanzanie, en 1998.

La première opération a été menée par les Navy Seals, l’élite de la marine américaine, à Barawe dans le sud de la Somalie, à 180 km de Mogadiscio, la capitale. Le commando, arrivé à l’aube samedi par la mer, a attaqué une villa. L’échange de coups de feu a duré plus d’une heure, avec le soutien aérien d’hélicoptères américains.


Sous-marin miniature des forces spéciales Navy Seals

Les Seals visaient l’un des leaders des shebabs. Mais ayant dû se retirer précipitamment, ils n’ont pu confirmer si le chef jihadiste avait été tué au cours de l’attaque. Un responsable américain a déclaré au New York Times que le raid avait été prévu, il y a une semaine et demie, en relation avec l’attentat du centre commercial Westgate de Nairobi Article original.

Menaces

Cette opération, la première de cette importance en quatre ans, souligne, selon les experts, combien les Etats-Unis prennent désormais au sérieux la menace que présentent les shebabs, non seulement pour la région, mais pour l’Occident.

La seconde opération, qui a eu lieu à Tripoli en Libye, a permis aux forces spéciales américaines de s’emparer d’Abou Anas Al-Libi, importante figure d’al-Qaïda, soupçonnée d’avoir été l’instigateur des attentats de Nairobi et Dar-Es-Salam en 1998. Sa tête était mise à prix pour cinq millions de dollars par le gouvernement américain.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Par RFI Article original

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Raids audacieux des forces spéciales américaines en Somalie et en Libye

TERRORISME Un leader présumé l’el-Qaëda capturé

Les forces spéciales américaines ont mené deux raids audacieux visant deux chefs islamistes soupçonnés d’actes terroristes, l’un en Libye, où ils ont capturé un des leaders présumés d’el-Qaëda, et l’autre en Somalie, ont annoncé des responsables à Washington.

Un porte-parole du Pentagone, George Little, a confirmé tard, samedi soir, à Washington que des membres des forces spéciales américaines avaient capturé en Libye Abou Anas al-Libi, un des leaders présumés d’el-Qaëda, recherché par les États-Unis pour son rôle dans les attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya. Il se trouve entre les mains de l’armée américaine dans “un lieu sûr, à l’extérieur de la Libye”, a précisé ce porte-parole.

Plus tôt dans la soirée, ce même porte-parole confirmait un autre raid, lancé cette fois en Somalie et visant un autre islamiste appartenant lui au groupe somalien shebab.

(Lire aussi : Syrie : el-Qaëda affiche sa volonté hégémonique dans les régions rebelles Article original)

“Je peux confirmer qu’hier, le 4 octobre, des militaires américains ont été engagés dans une opération de contre-terrorisme à l’encontre d’un terroriste shebab connu“, a indiqué samedi soir à l’AFP ce porte-parole du Pentagone.

Ce dernier n’a toutefois pas été en mesure de confirmer si ce responsable shebab, dont l’identité n’a pas été révélée, avait été tué, capturé ou s’il avait échappé à ce raid des forces spéciales.

En Libye, les forces américaines – des Navy Seals, commandos d’élite de la marine, selon le New York Times -, ont eu plus de chance en mettant fin à une traque de plus de quinze ans.

Abou Anas al-Libi, de son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, 49 ans, était membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl -groupe qui a “libéré” Tripoli, de Kadhafi, en 2011, avec l’aide de l’OTAN) avant de rallier le réseau d’Al-Qaïda. Il figure parmi les personnalités les plus recherchées par le FBI, qui a offert cinq millions de dollars pour sa capture. Accusé par la justice américaine pour son rôle dans les attentats de 1998, il pourrait être transféré aux Etats-Unis.


Abou Anas al-Libi.

En Somalie, l’opération a été lancée pour capturer un leader shebab “très recherché”, a expliqué un responsable à Washington, précisant qu’aucun militaire américain n’avait été blessé au cours de l’attaque.

Selon un responsable américain cité par le New York Times, ce dirigeant shebab a probablement été tué, mais les forces spéciales américaines ont été obligées de se retirer avant d’avoir confirmation de cette mort.

Il s’agit de la plus importante opération américaine menée sur le sol somalien depuis que des forces spéciales ont tué il y a quatre ans un chef des islamistes shebab, Saleh Ali Saleh Nabhan. Elle survient deux semaines après l’attaque, revendiquée par les shebab, du centre commercial Westgate à Nairobi, et qui a fait au moins 67 morts.

Commandants shebab visés

Les shebab ont de leur côté affirmé avoir été attaqués dans la nuit de vendredi à samedi par des forces spéciales britanniques et turques qui visaient une de leurs bases importantes dans le port somalien de Barawe (sud), qu’ils contrôlent toujours. Londres a cependant démenti samedi soir tout rôle dans cette opération.

Un responsable local, Mohamed Abu Suleiman, a dit à l’AFP que “les ennemis d’Allah ont encore essayé de prendre par surprise les commandants moujahidine dans une attaque tard dans la nuit, en utilisant un hélicoptère militaire, mais on leur a infligé une leçon et ils ont échoué”.

Egalement interrogé par l’AFP, le porte-parole shebab Abdulaziz Abu Musab a assuré, sans en apporter la preuve, que l’opération avait été conjointement menée par des “Britanniques et des Turcs”, qui ont débarqué selon lui par bateau sur la plage. Le porte-parole a fait d’état d’un mort dans les rangs shebab et de “nombreuses victimes” parmi les forces étrangères.

“L’opération ratée a été menée par des Blancs“, qui ont accosté à bord de “deux petits bateaux partis d’une plus grande embarcation en mer (…) Un garde shebab a été tué, mais les renforts sont arrivés rapidement et les étrangers ont fui”, a-t-il raconté.

Des témoins ont de leur côté fait état d’intenses échanges de tirs dans la nuit. “J’ai été réveillé par le bruit d’un hélicoptère tournant autour du quartier et quelques minutes plus tard, des coups de feu ont éclaté et duré près de 10 minutes”, a raconté un témoin sous couvert d’anonymat. “Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais c’était une attaque organisée visant une maison où se trouvaient des commandants shebab“, a-t-il poursuivi.

Les shebab ont subi d’importants revers militaires dans le centre et le sud somaliens ces deux dernières années, infligés par l’armée éthiopienne et une force de l’Union africaine (Amisom) à laquelle participe le Kenya voisin. L’armée éthiopienne et l’Amisom interviennent pour soutenir les fragiles autorités de Mogadiscio.

Mais les islamistes affiliés à el-Qaëda contrôlent encore de vastes parties des zones rurales. Barawe, à quelque 180 km au sud de la capitale somalienne Mogadiscio, est un des rares ports encore contrôlés par les islamistes.

Plusieurs opérations de forces spéciales occidentales ont été menées en Somalie dans le passé, notamment pour tenter de libérer des otages aux mains des islamistes ou de groupes de pirates.

La Somalie est en état de guerre civile, livrée au chaos depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

lorientlejour.com Article original

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