Les Français et l’immobilier israélien

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Les Français se détourneraient de plus en plus de l’immobilier israélien: depuis plusieurs mois, ils auraient quasiment cessé d’acheter des résidences secondaires à Jérusalem, Netanya ou Tel Aviv. Après des années d’investissements massifs dans l’immobilier israélien, les Juifs de France semblent réduire leurs apports de capitaux en Israël, et en premier lieu dans l’immobilier.

Trois facteurs principaux peuvent expliquer ce retournement de tendance: la crise européenne qui réduit le pouvoir d’achat des Français, les rumeurs concernant un renforcement du contrôle du fisc français, et l’affaire “Lee Zeitouni”.

Blanchiment d’argent

Au cours des six derniers mois, de nombreux indices confirment que les Juifs de France ont abandonné le marché israélien de l’immobilier.

Apparemment, ce sont les incertitudes liées à l’économie européenne et à la crise de l’euro qui incitent les Français à remettre à plus tard leurs investissements en Israël. Mais pour certains agents immobiliers interrogés par le quotidien israélien Globes¹, il existerait aussi un lien direct entre l’accident qui a coûté la vie à l’Israélienne Lee Zeitouni² en septembre dernier, les craintes d’un contrôle du fisc français et le ralentissement des ventes d’immobilier en Israël.

Selon une rumeur qui court depuis quelques mois en Israël et qui a été reprise par la presse locale, les fiscs français et israélien collaborent pour lutter ensemble contre le blanchiment de l’argent non déclaré aux autorités fiscales.

L’affaire Zeitouni n’aura été que le détonateur qui a amplifié les soupçons du fisc français vis-à-vis des transactions réalisées par des Français en Israël: dorénavant, ce sont toutes les services de l’administration française (justice, fisc, police, immigration, etc.) qui s’intéressent de près aux Juifs de France qui entretiennent des liens financiers avec Israël.
Ce serait cette collaboration entre les deux pays qui ferait fuir les investisseurs français d’Israël.

Les Français “entrent en clandestinité”

Résultat: de nombreux professionnels de l’immobilier interrogés par la presse israélienne pointent du doigt les Juifs de France: « Si pendant longtemps, les Français ont acheté des appartements sur la côte, notamment entre Bat-Yam et Netanya, aujourd’hui ces projets immobiliers sont bloqués, faute d’acheteurs français », explique l’un d’eux qui n’hésite pas à préciser: « il se trouve que nombre d’entre eux cherchent à blanchir de l’argent, et acheter de l’immobilier est une excellente manière de le faire ».

L’accident de voiture qui a coûté la vie à Lee Zeitouni n’est donc pas lié directement à la mévente de l’immobilier en Israël. En revanche, l’affaire a envenimé les relations diplomatiques entre les deux pays et a créé un climat de suspicion réciproque: c’est ce qui pourrait justifier que le fisc français ait commencé à contrôler les investissements des Français en Israël et l’origine de leurs fonds. Pour les professionnels israéliens de l’immobilier, « certains Français ont réagi en entrant dans la clandestinité »: la disparition des Français du marché israélien de l’immobilier serait une des causes de la chute de 55% des ventes de logements neufs enregistrée par le ministère des Finances au quatrième trimestre de 2011.

Jacques Bendelac (Jérusalem) http://www.israelvalley.com/ Article original

¹ Globes, 21 février 2012.
² Le 16 septembre 2011, un véhicule occupé par deux touristes français avait percuté et tué Lee Zeitouni, une jeune israélienne de 25 ans, à Tel Aviv; sans même s’arrêter pour porter assistance à la victime, les deux occupants de la voiture sont repartis précipitamment en France le soir même de l’accident, dans le but d’échapper à la justice israélienne.

1 COMMENT

  1.  » les fiscs français et israélien collaborent pour lutter ensemble contre le blanchiment de l’argent non déclaré »: rien de nouveau. Depuis les affaires du Sentier,comme pour l’ensemble des transferts de capitaux vers l’étranger, la banque demande les preuves matérielles de l’origine des fonds.
    En réalité, les investisseurs immobiliers sont rebutés par l’effet de bulle qui a poussé les promoteurs à construire en quantités et surtout en prix supérieurs aux besoins du marché et aux moyens des Israéliens. Tel le projet fou d’Ir Yamim à Natanya: avec des capitaux sortis de nulle part, la ville a planté des palmiers géants coûtant une fortune, les Kablan s’en sont donné à coeur joie, et pour gratter un peu de profit, confient les travaux à des entreprises arabes employant des clandestins -bonjour les « malfaçons », si on se souvient de la mort de Bechir Gemayel, tué par une bombe placée dans le plancher d’un immeuble neuf-. Ils inventent des formules bâtardes de propriété partagée entre hôtels et apparthôtels, sources garanties de futurs litiges ruineux.

  2. Pour moi pas de problème, j’achète en ISRAEL quand les ISRAELIENS baisseront leurs prix. Simplement, des appartements qui étaient vendus il y a 5 ans 90 000 USD à 150 000 USD valent aujourd’hui entre 200 000 € et 400 000 €., soit 250 000 USD et 500 000 USD. Désolée, j’ai toujours désiré monter en ISRAEL, et ce serait d’ailleurs mon vœux le plus cher, mais je n’en ai pas les moyens. Là est la seule raison pour laquelle je reste encore en FRANCE !

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