Le régime et le Hezbollah reprennent une nouvelle localité près de Damas

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L’armée syrienne, appuyée par le Hezbollah libanais et des volontaires irakiens, a repris mercredi aux rebelles une localité stratégique proche de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et les médias officiels syriens.


Des rebelles syriens s’apprêtant à lancer des roquettes contre des positions du régime à Jabal Akrad dans la province de Lattaquié, le 16 octobre 2013. REUTERS/Khattab Abdulaa

SYRIE Paris s’engage à accueillir 500 réfugiés ; violents combats à la prison d’Alep.

La localité de Boueida fait partie depuis plusieurs mois de la ceinture contrôlée par les rebelles au sud de la capitale.

Vendredi dernier les forces loyalistes, qui selon l’OSDH tente « d’isoler les rebelles des quartiers périphériques sud de Damas » avaient repris deux autres bastions rebelles dans la même zone.

Ailleurs, les violences se sont multipliées notamment dans le sud du pays, où au moins 21 personnes, dont quatre enfants, ont été tuées dans l’explosion d’un véhicule près de Nawa, dans la province de Deraa. Des militants ont accusé le régime d’avoir posé des explosifs sur la route, tandis que l’agence officielle Sana a indiqué que « 21 terroristes ont été tués lorsqu’ils étaient en train de piéger une voiture ».

Et dans le nord-est du pays, plus de 40 combattants des deux camps ont péri mardi dans de nouveaux affrontements entre Kurdes d’une part et jihadistes et autres rebelles islamistes d’autre part dans la province de Hassaka, selon l’OSDH.

Par ailleurs, les rebelles ont lancé un assaut contre la prison centrale d’Alep dans le nord de la Syrie, tenue par les forces du régime. Mercredi, en fin de soirée, de violents combats opposaient les troupes du régime à des groupes rebelles et jihadistes dans les locaux de la direction du centre pénitentiaire, selon l’OSDH.

La prison, l’une des plus grandes du pays où sont détenues des milliers de personnes, était assiégée depuis avril dernier par les rebelles qui cherchaient à en prendre le contrôle.

Opposition désavouée

Face à cette guerre de plus en plus complexe qui a déjà fait plus de 115.000 morts selon l’OSDH, les États-Unis, qui soutiennent l’opposition, ont pressé celle-ci à participer à la conférence de Genève-2 attendue pour la mi-novembre, après la décision d’un groupe clé anti-régime de la boycotter.

Le Conseil national syrien (CNS), groupe le plus important de la Coalition de l’opposition, avait annoncé dimanche qu’il ne prendrait pas part à Genève-2, portant un coup sérieux à la crédibilité de ces négociations convoquées par les Américains et les Russes, ces derniers soutenant Damas.

Genève-2 doit reprendre les grandes lignes d’un accord international sur une transition politique en Syrie, signé le 30 juin 2012 à Genève mais jamais appliqué.

L’opposition politique, minée par les divisions internes, fait face également au défi de sa représentativité face à la rébellion sur le terrain.
Mercredi, près de 70 groupes rebelles combattant dans le sud du pays ont affirmé qu’ils ne reconnaissaient plus la Coalition de l’opposition. « Nous retirons notre reconnaissance à tout groupe prétendant nous représenter », affirme un porte-parole dans une vidéo, citant « la Coalition et ses responsables ».

Cette annonce intervient après le désaveu cinglant de 13 principaux groupes de la rébellion fin septembre.

Concernant le désarmement chimique, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé mercredi avoir « terminé les opérations de vérification sur un total de onze sites parmi ceux qui étaient identifiés sur la liste remise par la Syrie ». L’OIAC a également indiqué avoir vérifié la destruction d’équipements de production sur six sites. La soixantaine d’experts mobilisés se concentrent pour l’instant sur la vérification de la liste qu’ont fournie le 19 septembre les autorités syriennes, qui comporte 20 sites de production et de stockage des armes chimiques.

Paris s’engage à accueillir 500 réfugiés
La mission des experts, qui doit être achevée d’ici au 30 juin 2014, a été décidée à la faveur d’un accord russo-américain, alors que les États-Unis menaçaient le régime de frappes après une attaque chimique meurtrière imputée aux forces de Bachar el-Assad le 21 août près de Damas.
La Néerlandaise Sigrid Kaag a été officiellement nommée mercredi à la tête de la mission conjointe ONU-OIAC, qui devrait compter à terme une centaine de personnes.

Sur le plan humanitaire, le président français François Hollande s’est engagé mercredi à accueillir 500 réfugiés syriens en France à la demande du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), a annoncé le HCR à l’AFP.
Cet engagement a été pris lors d’un entretien à Paris avec le Haut commissaire aux réfugiés, Antonio Guterres, a précisé le représentant de cette agence des Nations unies en France, Philippe Leclerc.
Ces personnes seront des réfugiés considérés comme « particulièrement vulnérables » par le HCR, a-t-il précisé, rappelant que l’agence de l’ONU avait « demandé à l’ensemble des États de l’Union de contribuer à soulager la pression que subissent les pays de +premier asile+, la Turquie, le Liban, la Jordanie et l’Irak ».

Face à l’afflux de Syriens, la Bulgarie envisage pour sa part d’installer une clôture de 30 kilomètres afin de mieux contrôler sa frontière avec la Turquie, par laquelle passe un nombre croissant d’immigrants clandestins.

Enfin, un médecin habitué à opérer dans les pays en guerre a proposé mercredi aux jihadistes qui retiennent deux journalistes français en otage de les libérer « contre des soins chirurgicaux pour les blessés de la zone de Raqqa où la prise d’otages a eu lieu ».

OLJ Article original/AFP | 17/10/2013

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