Le musée de Berlin incrimine une famille de survivants de la Shoah

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Le musée de Berlin réclame une tablette en or estimée à 10 millions de dollars, des années 1200 avant J-C.Un procès est en cours aux Etats-Unis intenté par le musée de Berlin qui réclame à la famille d’un survivant de l’Holocauste une tablette en or estimée à 10 milliions de dollars qui faisait partie de sa collection avant la guerre. Cette tablette a été acquise après la guerre par Riven Flamenbaum et est désormais en possession de ses héritiers qui refusent de rendre cette pièce.

L’affaire est portée devant la justice new-yorkaise ou vit la famille du survivant, rapporte l’Associated Press. La famille se défend devant le plus haut tribunal de New York mardi en indiquant que leur défunt père avait obtenu cette tablette en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.

La tablette, exposée en 1934, faisait partie de la collection présentée par le Musée Vorderasitiches (musée égyptien de Berlin), une annexe du musée de Pergame à Berlin. Stockée au début de la guerre, elle a ensuite disparu.


Steven Schlesinger

L’avocat de la famille, Steven Schlesinger a fait valoir que la succession de Riven Flamenbaum était légale, peu importe dans quelles conditions le natif de Pologne l’avait acquise: “qu’il l’ait acheté à un soldat russe ou qu’il l’ait pris pour compenser la perte de sa famille à Auschwitz, où il a passé plusieurs années”, a précisé l’avocat.

“Selon les règles soviétiques de l’époque, le pillage était autorisé (…)Mon client aurait pu la prendre en réparations”, a ajouté Schlesinger.

“Le droit de pillage n’est pas un argument recevable”, a rétorqué l’avocat du musée Raymond Dowd. “La réparation n’a rien à voir avec cette affaire” . Pour la famille 60 ans se sont écoulés depuis qui rend la demande du musée caduque.

L’avocat du musée a déclaré que l’absence de la tablette avait rapidement été remarquée mais qu’elle fut rapportée tardivement par les chercheurs.

“Elle tient dans la paume de la main”, a déclaré Hannah Flamenbaum, la fille de Riven. “Nous jouions avec étant enfants”, a-t-elle expliqué.

Riven Flamenbaum a rencontré sa mère, une autre survivante de l’Holocauste, dans un camp de relocalisation après la guerre et aurait obtenu la tablette en échange de cigarettes ou d’un saucisson. Le couple s’est installé aux États-Unis, où M. Flamembaum a travaillé dans un magasin d’alcool de Manhattan, qu’il a racheté par la suite avant de s’installer à Brooklyn, puis à Long Island avec sa femme et ses trois enfants.

“Il n’a jamais essayé de la vendre (…) Ce fut en quelque sorte l’héritage de sa souffrance dans les camps”, a-t-elle dit. “Si nous sommes autorisés à la conserver, exposez-la dans un musée, que ce soit ici, à Battery Park City (au Musée de l’Héritage juif) à Manhattan ou même en Israël. Utilisez-la comme une façon de parler de l’Holocauste et de l’histoire de mes parents”, a-t-elle ajouté.

La tablette d’or de 9,5 grammes a été retrouvée dans des fouilles menées il y a un siècle par des archéologues allemands, dans le temple d’Ishtar, déesse de la fertilité. Selon des documents judiciaires, la tablette remonte à 1243-1207 avant J-C, sous le règne du roi Tukulti-Ninurta I d’Assyrie, et aurait été trouvée dans les fondations du temple, entre 1908 et 1914, dans l’ancien Empire Ottoman.

L’Allemagne devait donner la moitié des antiquités trouvées à Istanbul, selon Raymond Dowd, l’avocat du musée. “L’État moderne irakien a refusé de la réclamer”, a-t-il dit.

En 1945, les locaux du musée de Berlin étaient débordés, ce qui a entraîné la saisie de nombreux objets par la Russie et par les troupes allemandes. De nombreux vols ont aussi été commis par des gens qui ont pris refuge dans le musée, a indiqué Dowd.

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1945 pillages Ishtar

1 COMMENT

  1. Le musée de Berlin incrimine une famille de survivants de la Shoah

    Force reste à la loi, il faudrait rendre la tablette qui appartient au musée de Berlin. On ne compense pas la souffrance, les persécutions et la vie de six millions de nos frères par un bout d’or.

    Nos coreligionnaires ont raison de demander que cette plaque d’or datant de 32 siècles soit exposée ; Pourquoi ne serait-elle pas exposer à Berlin avec un écriteau expliquant sa préservation par un Juif revenu de l’enfer NAZI qui au lieu de le fondre et vendre l’or pour survivre a préféré le conservé pour témoigner face à l’histoire.

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