Le jour où Israël a perdu sa force de frappe contre l’Iran nucléaire

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Les concessions américaines d’apaisement envers l’Iran noient toute option militaire d’Israël, en Iran comme en Syrie.

Ce jeudi 26 septembre restera, dans l’histoire d’Israël, comme celui où l’Etat Juif a perdu la liberté de faire usage de la force, autant contre le nucléaire iranien, suspendu au-dessus de sa tête, que contre la capacité chimique de la Syrie – au moins, aussi longtemps que Barack Obama restera Président des Etats-Unis. Durant tout ce temps, l’Axe Irano-syrien- Hezbollah, s’appuyant sur cette garantie de continuer à posséder des armes de destruction massive, est parfaitement libre de faire croître son hégémonie et de réaliser le pire dont il est capable.


Nature morte : Amérique frénétique posée sur l’échiquier iranien.

Les ovations congratulant les tendances au désarmement, exprimées lors des sérénades offertes par le Président Rouhani à l’Occident et les applaudissements du prétendu pragmatisme de son Ministre des affaires étrangères, Mohamed Zarif, se sont échappées par toutes les fenêtres du centre de l’ONU à New York, cette semaine.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry, qui a pris part à la rencontre en face-à-face du plus haut niveau, avec un homologue iranien, depuis plus de trente ans, a commencé par dire que les sanctions ne seraient pas levées, tant que Téhéran n’exposerait pas un plan transparent et systématique, dans le but de démanteler son programme nucléaire.

Mais, ensuite, lors d’une interview à CBS TV, Kerry s’est mis à rétropédaler. La seule autorisation donnée aux inspecteurs internationaux de visiter l’installation d’enrichissement souterraine de Fordo devrait suffire à provoquer un allègement des sanctions, qui pourrait débuter à une échéance de moins de trois mois…

En deux mots, Kerry a écarter la première exigence du Premier Ministre Binyamin Netanyahou, consistant à fermer Fordo et ses centrifugeuses permettant d’enrichir l’uranium très près du niveau nécessaire pour l’obtention d’armes atomiques, demande qu’il a encore rappelée, lors d’une réunion du cabinet israélien, à Jérusalem.

A l’intention de Téhéran, Kerry a, par conséquent, fait valoir la promesse de l’Amérique, que les sanctions seront levées dans de très brefs délais et qu’elles pourraient tomber définitivement en décembre prochain.

Téhéran a donc atteint avec succès son objectif fondamental, l’assouplissement des sanctions sans même avoir à renoncer à la moindre parcelle de ses aspirations nucléaires – qu’elle désigne comme « ses droits au nucléaire », selon la terminologie iranienne.

Les ministres des affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité et l’Allemagne, se sont réunis avec Zarif, jeudi, pour arranger les détails de la reprise de négociations formelles sur la question nucléaire, le mois prochain, à Genève. Dans une autre pièce du bâtiment de l’ONU, les Américains étaient occupés à annuler toutes les menaces d’intervention militaire, très brièvement brandies par Barack Hussein Obama, contre l’usage d’armes chimiques de Bachar al Assad, il y a déjà si longtemps ( !), le 31 août – avant d’y renoncer en transférant la décision au Congrès américain.

Toute suggestion d’emploi de la force contre Assad a, finalement, été enterrée, au Conseil de Sécurité de l’ONU, jeudi, quand les Etats-Unis ont accepté une motion formelle, requérant de la Syrie qu’elle se conforme à l’interdiction internationale contre les armes chimiques, tout en cédant aux insistances de Moscou, de laisser tomber les pénalités pour non-conformités, incorporées dans la proposition élaborée par les Américains, les Français et les Britanniques.

Le message relayé à Téhéran, depuis les deux ailes des Quartiers-Généraux de l’ONU, consistait à lui garantir qu’il était désormais bien protégé, derrière le bouclier d’un veto russe, assorti de la complaisance américaine qui abandonne toute « option militaire crédible », formule tellement mise en avant et agitée par Washington, qu’elle en est usée jusqu’à la corde. L’Iran et son allié le plus proche, le dictateur syrien Bachar al Assad, sont, tous deux, assurés de ne jamais subir de représailles militaires – autant de la part des Etats-Unis que d’Israël – et pourront développer et même faire usage de leurs armes de destruction massive en toute impunité, frappes, alors estampillées « conformes » par le Conseil de Sécurité de l’ONU !

Le Ministre israélien des renseignements, Yuval Steinitz, qui était sur place, n’a guère pu faire plus que de répéter à qui voulait bien l’entendre, les exigences de son gouvernement, concernant Téhéran, aussitôt recouvertes par le flot des petites phrases de conciliation, qui se répandaient au passage du président iranien. Il n’y a aucune échappatoire à la conclusion que la « politique » du gouvernement Netanyahou – pour autant qu’on puisse l’appeler ainsi – visant à empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, a été laminée et envoyée à la ferraille.

L’Iran, au lieu de se trouver confronté à une forte pression mondiale, la conduisant à démanteler son programme nucléaire, est parvenu à retourner l’éclairage des accusations en direction d’Israël, exigeant du monde qu’il dénucléarise le Moyen-Orient tout entier et qu’il contraigne Israël à se joindre au Traité de Non-Prolifération nucléaire.

Etant donnée l’atmosphère prévalant au sein des organismes mondiaux, ces derniers temps, il n’est pas surprenant que le discours du Président Mahmoud Abbas, leader palestinien, ait pu passer pour de la guimauve, même lorsqu’il a désigné la création de l’Etat d’Israël comme une « Injustice historique sans précédent, qui avait précipité le peuple palestinien dans la Naqkba de 1948 », et qui exige réparation.

Cette caricature pervertie de l’action historique de l’ONU, par sa reconnaissance de l’existence d’Israël, ne pouvait que plaire, et paraître comme modérée, dans une atmosphère entièrement dominée par l’action de John Kerry , qui se consacre à apaiser les forces et nations les plus agressives de la planète, aussi longtemps qu’ils continueront de pousser, sur un ton sonnant juste, la petite chansonnette diplomatique qu’on attend d’eux.

DEBKAfile Reportage spécial 27 septembre 2013, 11:05 AM (IDT)

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

7 COMMENTS

  1. Ah ! Ils ont remplacé les drones par des cerfs-volants ? Cerfs-volants contre cerveaux lents, y’ a pas photo non !

    Bon, je sais, c’est pas très….

  2. à l’ONU, ils parlent, ils se contredisent, ils trahissent leur parole
    ……………….en oubliant juste un détail……………….
    les hommes sont mortels et, souvent, ils finissent prématurément
    de vivre parce qu’ils sont injustes et corrompus; ils finissent tous
    en enfer et leur âme sera tourmentée pour l’Eternité: amen;

  3. ISRAEL DEMEURERA DANS LA SOLITUDE ET NE SAURAIT ETRE COMPTE PARMI LES NATIONS . cette prophetie bien connue est parfaitement vraie dans la situation actuelle.seul israel demeurera contre son ennemi : l iran . et la fronde de david frappera au front …aucune crainte a avoir ..

  4. ;; …EN ATTENDANT , ON NE VEUT PLUS obamerde COMME AMIS , ET ON VA

    «  » » TRAITER «  » L’IRAN COMME NOTRE ENNEMI A DETRUIRE , AVEC SON STOCK

    DE NUCLEAIRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  5. J’OUBLIAIS,NOS SAGES DISENT,QUAND TOUS TES AMIS DEVIENDRONT TES ENNEMIS,ALORS HACHEN SE MANIFESTERA,ET MACHIAH VEINDRA,
    AMEN

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