Le gazoduc entre l’Iran et le Pakistan n’en finit pas de voir le jour

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Le Pakistan retarde de mois en mois la construction du gazoduc qui devrait être alimenté par l’Iran.Le gazoduc entre l’Iran et le Pakistan n’en finit pas de voir le jour. Pourtant, c’est un impératif. D’abord pour le Pakistan où l’industrie comme la population manquent cruellement d’électricité, et donc de combustible pour la produire.

Avec le gaz iranien, le Pakistan pourrait produire 20% de son électricité. C’est aussi un impératif pour l’Iran qui cherche de nouveaux débouchés à ses hydrocarbures depuis que les Etats-Unis et l’Europe lui ont fermé leurs frontières dans le cadre des sanctions.

L’Iran a construit sa part du gazoduc, un tronçon de 1 000 km depuis le gisement gazier de South Pars. Mais le Pakistan n’a pas réalisé un centimètre de tuyau sur les 750 km qui lui incombent !

Les autorités d’Islamabad retardent le projet en jouant sur deux tableaux : ils ménagent les susceptibilités des Etats-Unis, opposés aux exportations iraniennes.

Et ils font pression sur l’Iran pour obtenir une ristourne. Les autorités d’Islamabad ont déjà obtenu de Téhéran 500 millions de dollars pour les aider à lancer la construction de leur part du gazoduc. Voilà qu’elles demandent une aide de 2 milliards de dollars. Refus de Téhéran hier et nouveau blocage.

L’attitude du Pakistan dans ce dossier comme dans d’autres s’agissant de l’énergie, pourtant si nécessaire au pays, paraît aberrante. Mais la désorganisation de l’administration pakistanaise est telle que sept appels d’offres ont déjà échoué, cette fois pour importer au Pakistan du gaz naturel liquéfié, par bateau.

Parmi les appels d’offres retoqués, celui qu’avait remporté le Français GDF Suez. Désormais, résume un expert du gaz, Pierre Terzian, aucune entreprise de taille ne se présente plus aux appels d’offres pour importer du gaz au Pakistan.

RFI Article original

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