Le colloque controversé sur Israël n’aura pas lieu à Paris VIII

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Le président de l’université Paris VIII (Vincennes-Saint-Denis) Pascal Binczak a décidé de “retirer l’autorisation” accordée au Collectif Palestine pour organiser un colloque sur Israël à l’université, craignant des “troubles à l’ordre public” après les vives réactions contre l’événement.

“Le thème de ce colloque, la nature des interventions envisagées, comme les intitulés des contributions, à caractère fortement polémique, ont été à l’origine de vives réactions laissant présager un risque sérieux de troubles à l’ordre public et de contre-manifestations qu’il appartient à l’université de prévenir”, explique la direction de l’université dans un communiqué.

Par ailleurs, “un risque réel pèse sur le respect du principe de neutralité du service public d’enseignement supérieur et de recherche”, est-il avancé. L’université a proposé aux organisateurs “la mise à disposition ultérieure de locaux au sein de l’université en vue de la tenue d’une journée d’études permettant un débat public et contradictoire, dans une perspective de pluralisme des opinions”, est-il précisé.

La manifestation devait se tenir les 27 et 28 février à Saint-Denis sous l’intitulé “Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël, un Etat d’apartheid?”.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) avait dénoncé lundi “un colloque discriminatoire anti-israélien” et s’était dit “particulièrement heurté”. Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) avait demandé à l’université de pas abriter le colloque qui “incite à la haine de l’Etat juif (…) et pousse à l’acte antisémite” et menacé de déposer plainte.

Le président de l’université avait dans un premier temps autorisé la tenue de cet événement sous réserve du “respect absolu des principes de neutralité et de la laïcité” et à condition que le colloque ne “trouble pas l’ordre public”.

BOBIGNY, 17 fév 2012 (AFP)

LETTRE ADRESSEE A JFORUM par le BNVCA

BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L ANTISEMITISME

Drancy le 17/2/12

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme salue la décision sage et courageuse de la Présidence de l’Université Paris 8 à Saint Denis d’annuler la conférence (d’abord autorisée), que le Collectif Palestine voulait organiser les 27 et 28 février 2012, autour de thèmes de nature à causer des troubles à l’ordre public.

Le BNVCA dans son communiqué du 12/2/12 avait alerté le Préfet ainsi que la présidence de l’université et des membres du conseil d’administration sur les risques que cela faisait courir à l’indépendance de l’Université.

Le BNVCA rappelait l’ordonnance du Conseil d’Etat du 7/3/2011 qui soutenait que la décision de la Direction de l’ENS de refuser d’abriter un tel colloque sur l’Apartheid , ne constituait en rien une atteinte à la liberté d’expression.

Par aillleurs l’appel à Boycott étant un délit, (‘Art 225 du C P ) il était inconcevable et illégal de faire la promotion d’un délit à l’Université.

Le BNVCA attirait l’attention de ses interlocuteurs de la Présidence sur le fait que le colloque en question n’avait rien de ‘universitaire, ni de scientifique, mais participe de cette propagande palestinienne qui exacerbe, qui incite à la haine d’Israel et pousse à l’acte antijuif.

Le BNVCA rappelle que plusieurs procès sont intentés aux militants de BDS, dans tous les tribunaux de l’hexagone, dont certains déjà gagnés.

Le BNVCA prend acte du revirement de Paris 8 et reste vigilant.

Sammy Ghozlan

1 COMMENT

  1. Ah ! Quelle bonne nouvelle ce serait si on pouvait de temps en temps couper la langue aux Juifs . Surtout quand des pauvres types du genre de feu Benny Lévy, après avoir allumé les feux contre Israël finissent confits dans l’orthodoxie la plus extravagante.

  2. C’est une bonne nouvelle ! Mais il est a craindre que ce genre de démarche ne se renouvelle : colloque, manifestation, “débat” fausse car n’y participent que des anti-israeliens. J’ai vu récemment – il y a deux jours- vu un “débat” sur TV5 avec une représentante de BDS, Olivia Zemor, juive anti-sioniste selon ses dires, un journaliste qui les suivait complétement plus Daniel Ben Simon, député ou ex-depute du parti travailliste en Israël, qui leur servait d’alibi, pour faire croire que le débat était pluraliste. Lamentable que des Israéliens tombent dans le piège et acceptent de participer a ce genre d’émission, tout çà pour être vu a la télévision.

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