Le chef de la diplomatie syrienne à Moscou à la date butoir de l’ONU

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Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem doit rencontrer mardi son
homologue russe, Sergueï Lavrov, le jour où expire le délai pour que le régime
de Bachar al-Assad retire ses troupes et ses armes lourdes des villes
syriennes, selon la date butoir fixée par l’ONU.
Arrivé à Moscou lundi soir, M. Mouallem va s’entretenir avec M. Lavrov, « en
premier lieu, sur le développement de la situation difficile en Syrie », selon
un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

« Les questions concernant le futur développement des relations
russo-syriennes, traditionnellement amicales et à multiples facettes, feront
également l’objet des discussions », selon la même source.

La rencontre des ministres russe et syrien sera suivie d’une conférence de
presse à 09H00 GMT.

La visite de M. Mouallem à Moscou coïncide avec l’expiration du délai fixé
par l’ONU pour un retrait de l’armée syrienne en vue d’un cessez-le-feu visant
à mettre fin aux violences meurtrières en Syrie qui ont fait plus de 10.000
morts en un an, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’ONU avait annoncé le 2 avril que Damas avait accepté le plan en six
points de l’émissaire Kofi Annan, qui l’oblige à retirer ses chars au plus
tard mardi matin, en préalable à un cessez-le-feu général prévu dans les 48
heures suivantes.

Mais le régime syrien a exigé dimanche que l’opposition s’engage par écrit
à arrêter toute forme de violence, avant de procéder à un retrait de ses
troupes.

Face à ces nouvelles exigences qui semblent compromettre le plan Annan,
« Damas risque de perdre (le soutien de) Moscou », estime mardi le quotidien
Nezavissimaïa gazeta.

« L’échec du plan de Kofi Annan pourrait coûter cher à Bachar al-Assad », souligne-t-il.

La Russie, qui avec la Chine a bloqué deux résolutions à l’ONU condamnant
la répression du mouvement de contestation syrien, est alliée depuis l’époque
de l’URSS avec Damas, un important importateur d’armements russes.

Moscou a cependant soutenu jeudi dernier une déclaration du Conseil de
sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité, qui demande à Damas « d’honorer de
toute urgence ses promesses de désengagement militaire » d’ici le 10 avril.

MOSCOU, 10 avr 2012 (AFP)

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