Le braquage d’une banque à Paris tourne court: deux mineurs interpellés

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© 2009 AFP (Patrick Kovarik)
Deux mineurs soupçonnés d’avoir braqué mardi matin une banque en plein coeur de Paris, fait rare dans la capitale, ont été interpellés peu après par la police qui avait quadrillé le secteur et envoyé un hélicoptère.Deux mineurs soupçonnés d’avoir braqué mardi matin une banque en plein coeur de Paris, fait rare dans la capitale, ont été interpellés peu après par la police qui avait quadrillé le secteur et envoyé un hélicoptère.

Agés tous deux de 17 ans, le garçon et la fille sont domiciliés dans le Val-de-Marne, en banlieue parisienne. Ils ont été placés en garde à vue dans les locaux de la 3e division de police judiciaire (3e DPJ).

Une troisième personne, soupçonnée d’avoir participé au braquage de cette agence de la banque Fortis où il n’y avait pas d’argent, était toujours recherchée dans le quartier, mais l’important dispositif policier mis en place le matin avait été allégé en début d’après-midi.

Les deux jeunes ont été interpellés dans le jardin d’une résidence donnant sur le square d’Adanson, situé près du 106 rue Monge dans le Ve arrondissement, où a eu lieu le braquage.

Une habitante du rez-de-chaussée de la résidence, Katia Bault a raconté à l’AFP: “La fille était très jeune, blonde, jolie, habillée comme si elle allait faire les magasins, avec un sac à main en paille. Elle était bouleversée, alors que son compagnon était un grand costaud”, selon elle.

“Comme la grille du jardin est haute, les policiers, qui étaient peut-être 35, m’ont demandé le droit de passer par ma fenêtre pour traverser mon appartement avec les deux jeunes qui avaient les menottes”, a-t-elle dit.

“La fille, avec son air fragile, paraissait abasourdie” et “les policiers étaient gentils avec elle alors qu’ils se méfiaient beaucoup plus du garçon qui paraissait énervé”, a-t-elle ajouté. Selon elle, les malfaiteurs “n’avaient sans doute pas fait de repérage car s’ils avaient sauté une petite barrière, ils auraient pu s’enfuir par la rue Censier”.

L’autre voisine de palier, Pierrette Roy, avoue ne pas avoir compris la situation: “J’ai vu des policiers dans le jardin, la fille menottée assise sur une chaise, j’entendais l’hélicoptère, je croyais qu’ils tournaient un film, mais je ne reconnaissais pas les acteurs”.
Un hélicoptère de la police survole l’immeuble d’une agence bancaire Fortis après un braquage, le 18 août 2009 à Paris.

Carlos Moreira, un témoin affirmant avoir assisté à l’interpellation du duo, a raconté qu’il s’agissait d’un “jeune homme noir et d’une jeune fille blonde, très belle, qui s’étaient réfugiés au rez-de-chaussée (d’un immeuble) dans le domicile d’une vieille dame”, d’où il les a vu sortir.

Selon la police, qui n’a cependant pas retrouvé d’armes, le trio était armé et “a retenu et menacé” le personnel de la banque durant une heure.

Une porte-parole de BNP Paribas Fortis n’a pas pu apporter plus de précisions sur la présence de clients dans l’agence au moment du braquage. Elle a en revanche confirmé qu’il n’y avait aucun blessé.

Il n’y avait pas d’argent dans l’agence au moment du braquage, car cet établissement n’a plus de caisses, selon cette source. Les braqueurs n’ont pas eu accès au coffre protégé. Ils ont en revanche demandé à accéder à la “salle des compartiments clients” pour voir s’il y aurait trace de “compartiment agence” (servant de caisse, ndlr). Il n’y en avait pas.

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